Site icon Burundi Eco

Vers le renforcement de la couverture téléphonique ?

Pour améliorer la couverture réseau au Burundi, la ministre en charge des TIC Léocadie Ndacayisaba a effectué une visite de terrain sur plusieurs sites d’installation d’antennes Lumitel à Bujumbura et dans ses environs. Cette initiative vise à renforcer l’accès à la communication et aux services numériques dans les zones encore mal desservies.

Malgré les progrès, au Burundi, se connecter reste encore un défi pour bon nombre de citoyens, en particulier dans les zones rurales et certains quartiers périphériques des villes même à Bujumbura.

Dans le but d’améliorer la couverture réseau et de faciliter la communication à travers tout le pays, la ministre de la Communication, des Technologies de l’Information et des Médias, Léocadie Ndacayisaba, a effectué une visite de terrain les 16 et 17 juin 2025 sur plusieurs sites d’implantation d’antennes relais de l’opérateur téléphonique Lumitel. Ce déplacement visait à suivre de près l’évolution des travaux d’extension du réseau de cet opérateur, actif dans le développement des infrastructures numériques au Burundi.

Au cours de cette tournée, la ministre Ndacayisaba s’est rendue dans différents quartiers de la mairie de Bujumbura et de ses environs, notamment au quartier Asiatique où se prépare le déplacement d’une antenne existante, à Rubirizi dans la zone Tenga (commune Mutimbuzi) où une antenne a déjà été installée, ainsi qu’à Winterekwa (zone Gihosha) et Kizingwe-Bihara (commune Kanyosha). Elle a également poursuivi sa visite dans la commune Mpanda, où d’autres sites sont en cours de préparation en vue de l’installation de nouvelles structures.

La ministre salue le pas franchi

La ministre a salué l’état d’avancement des travaux, exprimant sa satisfaction quant à l’engagement de Lumitel à renforcer son réseau dans des zones jusqu’alors peu couvertes. « Ce projet concerne l’ensemble du pays, avec une attention particulière aux zones reculées et frontalières », a-t-elle déclaré, soulignant que cette initiative représente un pas important vers une inclusion numérique équitable.

Partout où elle est passée, la ministre a recueilli des témoignages d’habitants et de responsables administratifs qui confirment déjà les retombées positives de ces installations. A Rubirizi notamment, les habitants ont affirmé que la communication, autrefois difficile, est désormais fluide. « Avant, même passer un appel était une épreuve. Aujourd’hui, nous pouvons téléphoner et utiliser internet sans interruption », a confié un résident.

L’administrateur de la commune Mutimbuzi, Siméon Butoyi, a lui aussi salué les retombées des nouvelles antennes dans sa localité. « Les messages urgents que nous envoyions tardaient souvent à arriver. Il y avait aussi des difficultés pour effectuer des transferts d’argent. Avec Lumicash désormais plus accessible, tout est devenu plus simple », a-t-il expliqué. Il a également lancé un appel à l’opérateur Lumitel pour qu’il multiplie les installations, en particulier dans les zones à forte densité de population.

Des défis ne manquent pas

De son côté, le directeur adjoint de Lumitel, Didmond Mvukiye, a reconnu que certains obstacles persistent, notamment le manque de terrains adéquats, l’absence de compteurs Regideso sur certains sites et la complexité des études techniques. Il a toutefois assuré que l’entreprise met tout en œuvre pour surmonter ces difficultés et étendre sa couverture à l’ensemble du territoire national.

La tournée de la ministre intervient dans un contexte où les besoins en communication mobile et en services numériques ne cessent de croître. Avec l’essor des transactions électroniques, de l’enseignement à distance, du e-commerce et de l’accès à l’information en ligne, disposer d’un réseau fiable et stable devient un impératif. Le gouvernement, à travers le ministère en charge des TIC, soutient donc les initiatives qui visent à combler les zones blanches et à démocratiser l’accès aux outils numériques.

La ministre Ndacayisaba a encouragé Lumitel à maintenir cet élan, tout en veillant à la qualité des services offerts et à la sécurité des installations. Elle a également exprimé le souhait que les autres opérateurs emboîtent le pas afin que tous les Burundais, quel que soit leur lieu de résidence, puissent bénéficier d’un service de communication moderne et efficace.

Malgré ces progrès, au Burundi, se connecter reste encore un défi pour bon nombre de citoyens, en particulier dans les zones rurales et certains quartiers périphériques des villes même à Bujumbura. Il n’est pas rare d’avoir du mal à passer un simple appel ou à envoyer un message, faute de réseau. Quant à la connexion internet, elle reste lente, instable et souvent trop chère pour une grande partie de la population. Ces difficultés ne sont pas sans conséquence : elles freinent les échanges, compliquent les démarches administratives en ligne, limitent l’accès à l’éducation à distance et rendent les transferts d’argent parfois impossibles. Il y a encore du pain sur la planche.

Quitter la version mobile