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ZES Burundi : Vers une mise en place d’un cadre légal régissant les investisseurs

Les institutions étatiques impliquées dans le projet de la mise en place de la Zone Economique Spéciale Burundi (ZES Burundi) et ProCerv ont tenu, jeudi 29 avril, une réunion par vidéoconférence pour trouver un cadre de communication favorable et échanger sur la mise sur pied d’un cadre légal qui va régir les investisseurs enregistrés et opérant au sein de la Zone

Jusqu’ici, un régime juridique spécial régissant les investisseurs opérant au sein de la zone économique spéciale Burundi n’existe pas. Selon Jean Marie Barambona, Expert en droit  des affaires, cet instrument est un préalable pour que les investisseurs se sentent sécurisés. Si non, ils affichent une réticence. Il explique que ce cadre définit bien l’exploitation de la zone et les avantages fiscaux  qu’on accorde aux investisseurs.

Amani J.Pierre, Directeur de l’Agence d’Appui à la Réalisation des contrats de Partenariat Public-Privé, précise qu’une commission se penche déjà sur le problème. Elle établira une bonne proposition à soumettre au gouvernement. Ce responsable signale que la commission est en train de régler le problème de communication qui a longtemps prévalu entre les parties prenantes dans la mise en œuvre du projet.

Pour rappel, ProCerv est une société privée qui a reçu un mandat de l’Etat burundais pour exécuter le projet d’établissement de la Zone Economique Spéciale Burundi (ZES Burundi) à Warubondo.

Une zone économique spéciale est une entité géographique régie par des lois commerciales spécifiques. Son principal objectif est de soutenir la croissance économique et la prospérité.

ZESB : Eden de croissance

Une zone économique spéciale est une entité géographique régie par des lois commerciales spécifiques. Son principal objectif est de soutenir la croissance économique et la prospérité.

Andrew Little, Président de ZES-Burundi indique que la zone économique spéciale crée un environnement favorable au commerce et aux exportations. Elle encourage, par le biais des politiques financières, l’investissement direct intérieur et étranger.

Selon lui, cette zone constitue une valeur ajoutée pour les Burundais parce qu’elle crée de l’emploi et des opportunités d’affaires. Bien plus, elle offre une connectivité régionale et mondiale accrue grâce à la logistique et au marché consolidés. « De nouveaux produits seront initiés et fabriqués avec l’appui d’une main-d’œuvre forte », déclare Andrew Little.

D’après lui, les prévisions montrent que le marché régional devrait connaitre une croissance considérable : « Avec l’entrée en vigueur de l’Accord de libre-échange africain, le Burundi peut attirer des investisseurs internationaux et soutenir une forte croissance des entreprises nationales ».

Il importe de noter que les conditions d’admission dans la ZESB sont les mêmes pour les investisseurs burundais et les étrangers. Elle fonctionne dans un cadre juridique avec des réglementations détaillées et des procédures d’exploitation de standards internationaux.  Bref, elle est ouverte à tout opérateur économique local, régional ou international.

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