Spéciale femme

Le 08 mars, une aubaine pour les couturiers ?

La journée du 08 mars est une occasion pour les femmes burundaises de s’accoutrer en pagnes. Des femmes fonctionnaires, du secteur privé et des femmes regroupées dans des associations s’organisent pour s’accoutrer en pagnes neuves. Cette période s’avère une aubaine pour les couturiers de Bujumbura, mais pas obligatoirement pour tous    

Les réactions sont différentes chez les couturiers de la mairie de Bujumbura sur les retombées économiques enregistrées lors de la période de célébration de la journée internationale des droits de la femme prévue le 08 mars. Les couturiers œuvrant dans les quartiers affirment recevoir plus de clients contrairement à ceux prestant au centre-ville de Bujumbura.

Les couturiers œuvrant dans les quartiers affirment recevoir plus de clients contrairement à ceux prestant au centre-ville de Bujumbura.

Un gain de plus comparativement à d’autres journées sans fête

Jeudi le 03 mars 2022, nous sommes dans le quartier de Gihosha de la commune Ntahangwa de la mairie de Bujumbura. Cette période est une opportunité pour pas mal de couturiers de ce quartier. T. K est dans son atelier. Au-dessus de lui, plusieurs pagnes de différentes sortes sont attachés à des cordes. Je les ai reçues à l’occasion de la journée dédiée à la femme, nous révèle-t-il. Ce jeune homme informe qu’il a tellement de pagnes et qu’il ne peut pas actuellement accepter des commandes dont la livraison est prévue avant mardi le 08 mars. « J’ai plus de 10 pagnes que je dois coudre avant mardi prochain. Donc pour éviter les conflits avec les clients, je préfère ne pas recevoir des commandes livrables avant ce jour. Ce couturier précise qu’il enregistre un gain substantiel comparativement à d’autres journées sans fête. Selon lui, la couture d’un pagne revient à un montant minimum de 10 000 FBu.

Le constat est le même pour Félicien Nduwimana, un autre couturier prestant dans ce même quartier de Gihosha. Il affirme qu’il enregistre un gain palpable durant cette période jouxtant la journée dédiée à la femme.  Néanmoins, M. Nduwimana précise que les commandes sont moins nombreuses par rapport à la même période de l’année précédente.

Les couturiers du centre-ville se lamentent

Nous sommes dans l’après-midi du mardi le 01 mars 2022 au centre-ville de Bujumbura. A la galerie Mbaza, on est accueilli par les bruits des machines à coudre. On y dénombre plusieurs ateliers de couture. Des centaines de couturiers y prestent. Dans le premier atelier rassemblant plus de 10 couturiers, on n’y décèle pas de nombreux pagnes recommandés pour le 08 mars. Cinq paires de pagnes sont visibles parmi tant d’autres habits. I N, couturière à cette place nous précise que jusqu’ à ce jour, elle n’a reçu que deux pagnes commandés pour le 08 mars. Même avis pour Jeanine Niyokwizera, couturière prestant dans un autre atelier de couture de la place. Elle affirme qu’elle n’a pas encore reçu des commandes de pagnes destinés à la célébration de la journée internationale dédiée à la femme. « Vous constatez vous même qu’il n’y a pas de pagnes étalés ici ».

J. D. N, chef de l’atelier d’un atelier de couture se trouvant à la galerie Mbaza explique que les commandes sont moins nombreuses comparativement à l’année précédente. Il fait savoir qu’il ne constate pas de retombées économiques par rapport à d’autres journées sans fête. Il espère que les commandes vont venir tardivement.

Toutefois, Joseph Niyongabo prestant dans un autre atelier de couture de la place dit plutôt qu’il enregistre quelques commandes de plus par rapport aux journées normales. Il déplore plutôt que les clients lui donnent peu d’argents par rapport aux prévisions.

Un chef d’atelier se trouvant à l’avenue de la Mission lie le manque de clients à l’augmentation des prix. Actuellement, tous les prix des produits de première nécessité sont en hausse. La priorité pour les familles est de couvrir les besoins familiaux. Par exemple, un kilo de riz s’achète actuellement à plus de 2700 FBu. Pour un fonctionnaire qui touche 250 mille FBu, la priorité n’est pas de dépenser son argent dans la couture des pagnes. Il cherche plutôt à couvrir les besoins familiaux, a-t-il expliqué.

Pas rentable comparativement aux autres journées festives

M. Nkurunziza preste à l’atelier de couture Confida se trouvant à l’avenue de la Mission. Pour lui, les retombées économiques de la couture des pagnes pour le 08 mars ne sont pas remarquables par rapport aux autres journées de fête comme le 1er mai, fête du travail et des travailleurs ou durant les fêtes de fin d’année. « Pour le 1er mai, ce sont les employeurs qui s’occupent de la couture des uniformes de leurs employés. On reçoit des commandes plus costauds et pour plusieurs personnes. Mais pour cette journée du 08 mars, chacune se débrouille pour la couture de son pagne. On reçoit moins de 5 commandes », fait-il savoir.

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A propos de l'auteur

Bruce Habarugira.

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