Développement

Abattoir moderne de Rumonge: Une faible disponibilité de bétail préoccupe

L’abattoir moderne de Rumonge offre aux habitants la possibilité de consommer de la viande de vaches, de chèvres et de moutons dans des conditions d’hygiène rigoureuses, garantissant l’absence de maladies. Il est bien équipé et adapté. Néanmoins, des défis existent, notamment la difficulté de trouver des vaches à abattre

Amisi Radjabu, directeur de l’abattoir moderne de Rumonge estime que cet abattoir apportera des avantages telles que les revenus qui contribueront au développement économique tant pour la municipalité que pour la province et le pays dans son ensemble.

Un nouvel abattoir moderne a récemment été inauguré sur la colline Mutambara, dans la zone Gatete de la commune et province de Rumonge. Il s’agit du deuxième abattoir moderne du Burundi et le premier en termes de techniques utilisées. Selon Amisi Radjabu, directeur de l’abattoir moderne de Rumonge, cet établissement se classe parmi les meilleurs, même en comparaison avec ceux des pays limitrophes du Burundi. En effet, il est capable d’abattre dix vaches seulement en 45 minutes. Cela permet d’atteindre un total de 100 vaches ou plus en une seule journée, alors que d’autres abattoirs peuvent prendre beaucoup plus de temps pour abattre un seul animal.

Grâce à cet abattoir moderne, les habitants de Rumonge peuvent désormais consommer de la viande saine, testée et garantie sans maladies, contrairement aux pratiques antérieures où l’abattage se faisait souvent dans des conditions sanitaires insuffisantes. Radjabu souligne également que tous les travaux liés à l’abattage du bétail sont effectués à l’aide de machines modernes garantissant ainsi une hygiène et une efficacité accrues.

Les animaux abattus dans cet abattoir incluent les vaches, les moutons et les chèvres. Le coût d’abattage d’une vache est fixé à 30 000 FBu, tandis que pour les chèvres et les moutons, ce montant s’élève à 8 000 FBu. Amisi Radjabu a précisé que ces tarifs sont temporaires et seraient révisés, en fonction des coûts d’exploitation, tels que la consommation d’électricité, d’eau et d’autres dépenses engagées lors de cette phase initiale de fonctionnement de cet abattoir.

Difficultés d’approvisionnement en bétail

L’approvisionnement en bétail à abattre pose des défis considérables. Les bouchers rencontrent de réelles difficultés pour trouver des vaches. Ces derniers proviennent souvent des régions éloignées telles que Matana, Bururi et d’autres localités. Lorsqu’ils se déplacent pour acheter dix vaches, ils en obtiennent seulement trois ou quatre, rendant la tâche d’autant plus complexe, souligne Amisi Radjabu.

Pour cela, il est essentiel de porter une attention particulière à l’élevage des bovins et des ovins afin de garantir à cet abattoir moderne de pouvoir contribuer efficacement au développement économique du pays.

 Y aurait-il des avantages liés à cet abattoir ?  

Selon Amisi Radjabu, l’abattoir moderne de Rumonge offrira plusieurs avantages significatifs, tant pour la municipalité que pour la province et le pays dans son ensemble. Ce projet public, appartenant à l’Etat pourrait générer des revenus substantiels. En raison de sa proximité avec la Tanzanie et de la République Démocratique du Congo (RDC), cet abattoir moderne pourrait également attirer la clientèle de ces pays voisins en quête de la viande de qualité. D’autres pays pourraient également se tourner vers cet abattoir qui se distingue par son excellence, ajoute-t-il.

Léonard Niyonsaba, gouverneur de la province de Rumonge souligne que les revenus générés grâce à cet abattoir contribueront au développement économique de l’Etat. De plus, cet abattoir moderne aidera à réduire significativement des déchets qui étaient auparavant omniprésents lors des abattages effectués dans des conditions non contrôlées. Pour ce faire, il s’inscrit dans une démarche visant à créer une ville plus propre et sans déchets.

Un équipement adéquat

Radjabu assure que cet abattoir est bien équipé et parfaitement adapté à ses besoins. Des machines ainsi que des installations électriques et à gaz sont disponibles pour pallier aux pannes de courant, assurant ainsi une continuité du travail. De plus, un approvisionnement en eau est également garanti.

« Ces équipements nous permettront de maintenir nos opérations sans interruption. Nous avons également deux ingénieurs qui ont formé un partenariat étroit avec les techniciens italiens ayant construit l’abattoir », indique Radjabu. Ils ont ainsi acquis les compétences nécessaires pour réparer les machines en cas de panne, conclut-t-il.

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A propos de l'auteur

Jonathan Nzoyibonera.

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