Agroalimentaire

Un abattoir ne s’installe pas partout

La construction d’un abattoir doit être stratégique. De plus, les déchets solides (cornes, contenus digestifs…), les déchets liquides (eaux résiduelles et sang) issus de ces abattoirs sont souvent jetés et deviennent une menace pour l’environnement. Pourtant, ces déchets peuvent être transformés en d’autres matières

Les déchets produits par les abattoirs peuvent polluer l’eau. Cependant, la construction de certains abattoirs ne respecte pas les normes à l’instar d’un abattoir à ciel ouvert construit à Ruziba à côté d’une rivière. Cependant, dans une interview accordée à Burundi Eco l’an dernier, Hubert Mbabazi, directeur général de la Société de Gestion de l’Abattoir Public de Bujumbura a indiqué qu’on compte construire un abattoir à Muzinda à 10 km de la capitale économique du pays (Bujumbura).

Parmi les critères exigés pour construire un abattoir figure un emplacement surélevé par rapport aux lieux environnants. Ce qui facilite l’écoulement des eaux usées et empêche une accumulation d’eau de pluie autour de l’abattoir.

Des produits valeureux jetés

Les abattoirs actuels sont presqu’entièrement manuels et les déchets sont jetés dans la nature. Avec le nouvel abattoir de Muzinda, explique M.Mbabazi, il est prévu de valoriser les déchets comme les peaux et les cornes. Les premiers seront traités de façon à être utilisés dans la fabrication des chaussures, des sacoches… Les cornes seront à leur tour transformées en produits d’usage courant.

Le sang sera récupéré pour être transformé en farine de sang, un produit important dans l’alimentation du bétail et des volailles. Les matières stercorales seront transformées notamment, en biogaz (pour le traitement thermique du sang), en compost (fumure organique)…

Plusieurs facteurs interviennent pour construire un abattoir

Avant de construire un abattoir ou un poste d’abattage, il faut choisir son emplacement selon l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).

Cette organisation mondiale conseille de choisir un emplacement surélevé par rapport aux lieux environnants. Ce qui facilitera l’écoulement des eaux usées et empêchera une accumulation d’eau de pluie autour de l’abattoir.

De plus, l’endroit doit favoriser un approvisionnement en eau potable et un raccordement au réseau électrique.

Le système d’égouts doit tenir compte de la pollution. Le terrain doit être clôturé pour bloquer l’accès des animaux et des personnes étrangères.

La desserte de l’abattoir doit être assurée par voie routière, ferroviaire ou fluviale. Il faut prévoir suffisamment d’espace pour permettre l’agrandissement ultérieur des installations en cas de besoin.

Pour écarter les oiseaux, les insectes…, l’abattage de tous les arbres et arbustes est nécessaire dans un rayon de 20 mètres autour du périmètre de clôture.

Les terrains abritant l’abattoir ou le poste d’abattage doivent être couverts d’un revêtement de béton, d’asphalte ou de matériaux analogues, de même que la route d’accès. Les autres espaces dégagés peuvent être enherbés mais, dans ce cas, la pelouse devra être régulièrement tondue.

Il faut choisir une bonne exposition par rapport au soleil et aux vents dominants. Le cas échéant, on tiendra compte, dans le choix l’emplacement d’un abattoir, de certaines des interdictions liées aux croyances religieuses, informe toujours la FAO.

A l’abattoir, on prévoiera un parc d’attente pouvant loger un nombre d’animaux égal à celui que l’abattoir traite en un jour et demi. Après des déplacements souvent considérables, les bêtes doivent pouvoir se reposer avant l’abattage.

Chaque étable sera assurée d’une distribution d’eau potable. Elle sera conçue pour héberger environ 15 bovins. Il faudra prévoir au moins un enclos pour les animaux malades ou suspects et y aménager un box de contention. La FAO recommande également de prévoir les installations nécessaires pour l’inspection ante-mortem. Le sol des étables sera revêtu de matériaux imperméables et présentera une pente aboutissant à des rigoles ouvertes. Ce qui facilitera le lavage. Entre le parc et l’abattoir, on laissera une bande d’au moins 10 mètres. Dans celle-ci, on aménagera un couloir à bestiaux assez étroit pour que l’animal ne puisse pas se retourner. L’enclos doit être couvert d’une toiture légère. Cela pour protéger les bêtes du soleil et de la pluie.

Les plans des abattoirs ou d’un poste d’abattage doivent être approuvés par l’administration et être conformes au code d’usages en matière hygiénique pour la viande fraîche.

A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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