Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) finance un projet de prévention de conflits et de consolidation de la paix dans la province de Makamba à travers la réintégration durable des rapatriés par la création d’emplois
Ce projet sera exécuté dans deux communes de cette province, à savoir Kayogoro et Mabanda en faveur de 260 ménages plus vulnérables parmi les rapatriés, les déplacés et les résidents par commune pour une période d’une année comme l’a annoncé le représentant du PNUD au cours d’un atelier de lancement de ce projet à Makamba. Il sera exécuté par les rapatriés, les déplacés et les résidents plus vulnérables qui seront identifiés dans la communauté a indiqué la même source

La représentante du PNUD à cet atelier explique le contenu du projet
L’objectif de ce projet est de favoriser la cohésion sociale à travers la revitalisation socio-économique des populations hôtes et des rapatriés et leur inclusion au sein des mécanismes de consolidation de la paix au niveau communautaire.
Renforcer les capacités de résilience
Ce projet renforcera les capacités de résilience des populations hôtes, des rapatriés et des déplacés et ensemble ces catégories vont promouvoir la paix et la justice.
Avec l’exécution de ce projet, les tensions autour des conflits fonciers qui étaient visibles dans ces deux communes seront réduites grâce à la mise en place des para juristes qui vont faire des médiations et orienter les personnes vers les juridictions.
Les personnes qui auront des dossiers pendants devant les juridictions bénéficieront d’une assistance juridique à travers l’aide légale, souligne la même source.
Les rapatriés, les déplacés internes et les résidents plus vulnérables exécuteront ensemble des travaux d’entretien d’infrastructures dans leur commune et recevront un salaire de 3 dollars par jour de la part du PNUD.
Venant Ntakimazi, Directeur Général au ministère de la Justice qui a ouvert les travaux de cet atelier a remercié le PNUD pour son appui au gouvernement du Burundi à travers des projets qui sont exécutés pour améliorer les conditions de vie de la population.
Il a indiqué que le gouvernement du Burundi collaborera étroitement avec le PNUD pour la réussite de ce projet combien bénéfique pour la population de cette province.
Identification et validation publique des listes des bénéficiaires
Pour éviter toute tricherie ou spéculation qui peuvent nuire à la réussite du projet, les personnes bénéficiaires seront identifiées dans la communauté et leur liste sera validée publiquement par la communauté.
La personne qui ne sera pas approuvée par les membres de sa communauté comme vulnérable sera directement rayée de la liste des bénéficiaires, a indiqué le président d’une des associations de mise en œuvre de ce projet.
Encadrement dans le petit commerce
Cathérine Niyonsaba, une femme rapatriée de la zone Bigina en commune de Kayogoro qui avait fui les violences de 2015 a indiqué qu’elle est rentrée totalement démunie.
Elle a suggéré au cours de cet atelier que le PNUD puisse aussi les encadrer dans des associations pour la mise en place des associations génératrices de revenus afin de continuer à faire vivre leurs familles.
Le chef de colline Musenyi de la commune de Mabanda qui participait à cet atelier a apprécié ce projet qui va renforcer la cohésion sociale entre résidents et rapatriés qui se regardent en chiens de faïence à cause des conflits fonciers.
La paix sera renforcée sur sa colline car rapatriés, déplacés et résidents auront un avenir commun à travers ce projet.
Signalons que ce projet sera exécuté dans trois communes du Burundi, à savoir Mabanda, Kayogoro en province de Makamba et Gisuru en province de Ruyigi.
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