Commerce

Aussitôt réapparues, deux boissons de la Brarudi se volatilisent

Cela fait plus de deux  mois que l’Amstel Bock et le Coca Cola avaient refait surface dans différents bars de la mairie de Bujumbura. Un ouf éphémère de soulagement avait gagné les esprits des amateurs de ces derniers. Les produits de la Brarudi se font rares ou ont complètement disparu sur le marché. Du côté des consommateurs et des cabaretiers, c’est le mécontentement total. Burundi Eco a fait un tour dans les différents bars de Bujumbura pour s’enquérir de la situation

Nous sommes lundi 13 juillet dans le quartier Kamenge situé au nord de la capitale économique du Burundi. C’est vers 18 heures, une heure après les heures d’ouverture des bars comme exigé par les autorités municipales. A côté de la RN 1, le bar « Kumutwenzi » est plus connu pour l’affluence de la clientèle. Des gens venus de différents quartiers périphériques s’y donnent rendez-vous, vu sa proximité. La bière coule à flots. Ceux qui quittent le travail s’y étanchent la soif en parlant de leur journée du travail. Sur une des tables, deux jeunes dames semblent frustrées. Elles viennent de faire une commande qui, malheureusement, n’est pas disponible. «Comment un bar aussi modèle ne peut pas avoir du Coca Cola ? Pourtant, cette limonade était disponible il y a peu», se lamente une des deux dames.

La carence de certaines boissons de la Brarudi inquiète les tenanciers des bistrots.

Un serveur essaie d’expliquer que seuls les coca zéro sont là. « Maintenant, nous ne recevons que les coca zéro. Nous ne savons pas pourquoi, mais peut-être la Brarudi ne fabrique plus les coca classiques », réplique-t-il. Nous quittons cette conversation tendue, mais compréhensible aux yeux des clients. Deuxième visite à « Las Vegas », un bar du quartier Gituro. L’ambiance y est électrique, de la musique congolaise au menu de la soirée. Derrière cette ambiance se cache une pénurie de la bière préférée de la gent féminine, pourtant la plus nombreuse vu que le coin est connu pour sa spécialité de la viande du porc « Akabenz » pour les connaisseurs. Selon Ahmad, un gérant du bar, ces derniers temps le bar enregistre une sensible diminution de ses « fidèles ». Il y a aussi la carence de l’Amstel bock. «Beaucoup de clients en consommaient auparavant mais, actuellement, certains ne viennent plus, d’autres prennent la Bechou (la petite Amstel), tout en se lamentant. La qualité n’est pas comparable, disent-ils». Le gérant du bar est défait en expliquant, ce qui lui arrive. Même son de cloche pour Jackson, un de ses fidèles clients. «Le bar est tout près de la maison. Je ne veux pas aller ailleurs. Maintenant, je prends l’Amstel Royal juste pour être avec les amis. Je n’en consomme pas beaucoup. En plus d’être chère, ce n’est vraiment pas mon goût », renchérit-il.

Partout c’est le même scénario. Adieu Coca cola et Amstel Bock

Le même constat est observé au bar « Chez Fidèle » à Gasenyi. Selon Emmanuel, gérant du bar, les clients en demandent tous les jours sans relâche: « Ils attendent sagement le retour incertain de cette bière. Notre clientèle a sensiblement baissé, et c’est une grande perte. Avant, on pouvait facilement écouler 60 caisses de bières par jour. Mais, actuellement, il est difficile d’en vendre 40. A côté du manque de l’Amstel bock, il y a également l’irrégularité dans la distribution du petit primus Bajou, alors qu’elle constitue, avec l’Amstel 65cl, le produit plus le demandé  par nos clients », indique-t-il.

Cap sur « Safi Beach », près du port de Bujumbura, on n’y sert que des limonades et plusieurs personnes viennnent y prendre de l’air surtout pendant les heures de l’après-midi. Depuis peu, les choix des centaines de clients de la sainte mousse au quotidien ne sont plus multiples qu’auparavant : « Il y a une remarquable irrégularité au niveau de la distribution. Des fois nous ne recevons que trois types de limonades, alors que nous étions habitués à en avoir plus de cinq. Cela perturbe notre business, car nous perdons la crédibilité auprès de notre clientèle».

En cause: le manque de limonades préférée, Coca Cola. « On n’a plus de réponses à donner. Il y a quelques semaines on pouvait facilement servir nos clients selon leur choix. Maintenant, ni le Coca Cola original n’est plus dans nos stocks », fait savoir une marchande de limonades sur cette plage. Pour elle, ces boissons dont la production n’a été lancée que très récemment, commençaient à entrer dans les habitudes de consommation du public. Et de s’interroger: «Quel est donc l’intérêt de mettre sur le marché des produits qui ne vont pas durer même une année? »

La situation est telle alors que la Brarudi affirme que tous les produits sont disponibles sur le marché arguant que la rupture de stock est due à une forte demande surtout pendant cette période estivale. Une réponse qui semble ne pas convaincre les consommateurs qui attendent le retour de leurs boissons préférées.

A propos de l'auteur

Bonaparte Sengabo.

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éditorial

« Amstel Bright » inonde le marché

« Amstel Bright » inonde le marché

Après l’Amstel Beer disponible en formats 65 cl et 50 cl, voici le nouveau venu : l’Amstel Bright, présenté dans une même bouteille d’emballage, qui désaltère les gorges sèches des amateurs de la sainte mousse. Du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est du pays, dans une carence ennuyeuse de la première saveur (Amstel Beer), la deuxième saveur (Amstel Bright) n’arrive pas toujours à consoler les âmes assoiffées, selon certains consommateurs conservateurs.

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