Sécurité routière

Auto-écoles, un passage obligé pour obtenir un permis de conduire

Pour prévenir les accidents routiers, tout conducteur est tenu à passer par une étape importante. Celle-ci consiste à bénéficier d’une formation d’apprentissage de la conduite dans une auto-école. Particulièrement privées, ces auto-écoles font face à beaucoup de défis dont le manque de moyens pour bien accomplir leur mission. Ceux qui les sollicitent se demandent pourquoi, ces institutions ne sont pas publiques

Elles sont à caractère commercial et les sommes exigées ne favorise pas l’accès de tout le monde à la formation. La partie théorique est facturée à raison de 30 mille FBu pour une séance de 2 heures par jour. Cela pendant 15 jours. Plus chère que la précédente, la formation pratique coûte environ 120 mille FBu à raison de 30 minutes par jour. Cela pendant 15 jours. Le coût des séances oscillent autour de 150 mille FBu, soit environ le salaire de base d’un enseignant qui a terminé l’université.

Ce qui peut ne pas être facile pour lui de se procurer un permis de conduire qui, à son tour, est payant. Toutefois, il peut changer de métier et avancer vers un autre métier où on lui exige un permis de conduire, surtout que les chauffeurs constituent aussi une charge pour les entreprises.

Prévention des accidents

Toute personne qui conduit un véhicule automoteur doit avoir sur elle son permis de conduire, lit-on dans le code de circulation routière du Burundi.

Toute personne qui conduit un véhicule automoteur doit avoir sur elle son permis de conduire. Or, on ne peut pas l’obtenir sans avoir fréquenté l’auto-école.

Parmi les documents exigés pour acquérir ce document important figure la photocopie du certificat de réussite délivré par un centre de formation théorique en conduite. Etant privé, Boniface Sengondo témoigne qu’il ne peut pas fréquenter ce centre qu’il estime cher.

Il indique plutôt qu’il préfère recourir aux autoécoles clandestines. « Quant à l’obtention du permis de conduire, je vais passer par la fraude », signale-t-il. Ce qui est déplorable pour les spécialistes de la sécurité routière.

Libère Nitereka, représentant légal de l’autoécole (centre de formation en conduite) « La fontaine », précise que ces centres ont été créés  pour question de diminuer les accidents de la route.  Il affirme que le certificat de réussite en conduite automobile est bénéficié par celui qui le mérite. Cela après avoir passé un test d’évaluation à la fin de la formation.

«Même celui qui échoue au test bénéficie des séances de rattrapage jusqu’à ce qu’il maîtrise la conduite automobile. Et cela gratuitement», signale M.Nitereka. Cet avis est partagé par Bonaventure Ndayizeye, directeur de l’autoécole « Sun Driving School ». Il rappelle que l’autoécole est un centre de formation et d’apprentissage du code de la circulation routière et en conduite automobile. Pour lui, beaucoup de conducteurs se mettent au volant, sans qu’ils aient fréquentés ces centres. Cela occasionne des accidents. Et de regretter : « Au Burundi, nous n’avons d’autoécoles pour les gros camions. Cela aussi est un défi en matière de la sécurité routière ».

Pas mal de défis

M.Ndayizeye déplore que les autoécoles ne soient pas subventionnées. Pourtant, continue-t-il, les véhicules que nous utilisons dans la formation pratique coûtent chers. « Il en est de même des pièces de rechange et du carburant que nous utilisons», martèle-t-il.

Le directeur de «Sun Driving School» annonce également que pendant les formations, les apprenants peuvent cogner d’autres véhicules. Le temps de les amener au garage pour réparation constitue aussi une perte. Tous ces défis n’équivalent pas avec l’argent que nous faisons payer, continue-t-il.

Gloria Nyeniteka est passé par l’autoécole. Elle certifie qu’elle y a appris beaucoup de choses. Le problème était que le temps de la formation coïncidait avec le temps de vaquer à ses activités quotidiennes. De plus, l’argent dépensé à l’autoécole correspondait à la ration mensuelle si on fait un stock de vivres à la maison.

D’où, conclut-elle, les autoécoles devraient avoir un caractère public.

A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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