A l’occasion du lancement de la saison culturale A, la direction de la Brarudi, à travers la Solidarité des Femmes de la Brarudi (Sofebra), a rendu visite ce vendredi 20 novembre 2020 aux femmes membres de la coopérative « Koratwunguke » de la commune de Gihanga en province de Bubanza. Une occasion de leur témoigner leur reconnaissance et leur soutien
Ces derniers jours, dans pas mal d’endroits du pays, il pleut par intermittence. Dans la région naturelle de l’Imbo, les agriculteurs se sont déjà mis à cultiver. Et les femmes réunies au sein de la coopérative «Koratwunguke» rencontrées dans leurs champs dans la commune de Gihanga sur la TR-5 en train de cultiver le sorgho blanc ont pris le devant dans cette activité. Cette dernière compte 20 femmes.
Une visite riche en activités
Sous un soleil de plomb, au moment où elles étaient en pleine action dans leur champ en entonnant des chansons pour se donner le moral, les femmes de la Sofebra sont arrivées pour les soutenir et les accompagner dans cette activité. Dès leur arrivée, les hommes, femmes et les enfants habitants les alentours se sont précipités pour constater et, tout d’un coup, de petits attroupements ont commencé à se former autour de ce champ à perte de vue.

Une visite qui s’inscrivait dans le cadre de la consolidation des relations de partenariat entre la Brarudi et les coopératives impliquées dans le développement de la Chaîne de Valeur Sorgho dans l’esprit de son positionnement «TWIYUNGE MW’ITERAMBERE».
Les femmes de la Sofebra ont débuté les activités de cette journée par la remise d’un don à leurs consœurs de la coopérative « Koratwunguke ». Ce dernier était composé de pagnes aux couleurs et aux logos de la société Brarudi et de T-Shirts de marque de la boisson Nyongera. Une boisson fabriquée à base de sorgho blanc. Ensuite, a suivi une série d’activités relatives à la plantation du sorgho blanc, entre autres le traçage des poquets et la semence des graines de sorgho étant donné que dans cette région de l’Imbo, exactement dans les provinces de Cibitoke et de Bubanza, cette plante prolifère à profusion.
Un partenariat gagnant-gagnant
Catherine Bucumi, chef du département des matières premières à la Brarudi a indiqué que cette visite s’inscrivait dans le cadre de la consolidation des relations de partenariat entre la Brarudi et les coopératives impliquées dans le développement de la Chaîne de Valeur Sorgho dans l’esprit de son positionnement « TWIYUNGE MW’ITERAMBERE ». Cette céréale sert de matière première à la Brarudi pour la fabrication de deux marques, à savoir : Nyongera et Viva Malt.
Selon elle, l’objectif principal de cette visite est de soutenir et d’encourager les femmes cultivatrices de sorgho blanc dans leurs activités quotidiennes. Ainsi donc, fait-elle savoir, le choix de rendre visite à cette coopérative n’est pas le fruit du hasard. La raison est qu’elle est située tout près de Bujumbura et que c’est une coopérative à la tête de laquelle se trouve une femme. « Cette dernière a de l’expérience dans la culture du sorgho, car elle vient de passer 6 ans à la présidence de la coopérative « Koratwunguke » ». En plus, cette coopérative est un partenaire fidèle de la Brarudi car, explique-t-elle, pendant ces 6 années, elle a livré du sorgho blanc à la Brarudi. Mme Bucumi soutient que cette relation va continuer, car ces femmes contribuent à l’existence et au développement de la Brarudi en cultivant la matière première utilisée dans la production de leurs boissons préférées. « Des champs à la consommation de la bière, ces cultivatrices sont des partenaires de la Brarudi pour tout ce qui concerne l’approvisionnement en matières premières et contribuent au fonctionnement et au développement du pays ».
D’après la responsable du département des matières premières locales à la Brarudi, des activités similaires ont déjà été menées dans d‘autres provinces. Au mois de septembre, la Sofebra a été dans la province de Cankuzo pour donner des cahiers aux enfants des agriculteurs du sorgho utilisés comme matière première par la Brarudi dans le but de les soutenir dans leur scolarité. En plus, en 2019, cette même activité s’est déroulée à Cibitoke.
Ce même jour, la société Brarudi a annoncé officiellement le nouveau prix fixé pour un kilo de sorgho blanc. Désormais, ce prix passe de 700 à 800 de FBu. Selon Mme Bucumi, pour fixer le prix du sorgho, la Brarudi tient compte de plusieurs paramètres, notamment le prix des autres denrées alimentaires et en fonction de la façon dont le prix du sorgho a évolué durant les années antérieures. Une nouvelle qui a enchanté ces cultivatrices car, maintenant, elles vont fournir beaucoup d’efforts en sachant que leur client va leur donner un prix alléchant.
Grande joie chez les bénéficiaires
Les femmes réunies dans la coopérative « Koratwunguke » se disent satisfaites. Procédant au semis du sorgho blanc, Pascasie Manirakiza, présidente de la coopérative nous a confié que les femmes de sa coopérative sont très contentes d’ être visitées par des femmes travaillant à la Brarudi. «Cette visite est un signe des bonnes relations que la coopérative «Koratwunguke» entretient avec la Brarudi étant donné que cette dernière nous appuie dans nos activités quotidiennes », se réjouit-elle. Et d’ajouter qu’outre le fait de les suivre de près dans leurs activités champêtres, c’est cette même société qui, après la récolte, devient leur client. « C’est une grande satisfaction chez nous et cette visite est très significative et prometteuse. Auparavant, on travaillait seules mais, aujourd’hui, nos consœurs sont venues nous aider et nous espérons qu’elles reviendront de temps en temps nous rendre visite jusqu’à la prochaine récolte ». Pascasie Manirakiza relaie ses proposen insistant sur le fait que le travail d’entretenir les champs est très exigeant. « Ce soutien que la Sofebra vient de nous témoigner n’est pas anodin. Cela nous montre qu’elle tient à cœur notre travail et qu’elle le valorise ».
Que des éloges !
La même satisfaction s’observe chez Pélagie Girukwishaka, une des membres de la coopérative « Koratwunguke ». « C’est très encourageant de voir les femmes de la Brarudi venir nous donner un coup de main », estime cette mère de 4 enfants qui confie qu’actuellement elle a plus d’estime grâce à ce projet. Les conditions de vie de sa famille se sont améliorées depuis que la coopérative dont elle est membre est partenaire de la Brarudi. Elle nourrit sa famille et peut acheter le matériel scolaire de ses enfants grâce à l’argent qu’elle gagne à la coopérative. En plus de cela, la Brarudi leur offre des formations pour renforcer leurs capacités. Ce qui est très bénéfique pour le développement de leur coopérative. Cette visite a été bénéfique « je suis très reconnaissante d’avoir reçu des cadeaux. Je vais mettre le pagne de la Brarudi et le T-Shirt à l’effigie de Nyongera qu’on nous a offert et comme ça tout le monde sur ma colline saura que je suis partenaire de la grande société Brarudi », dit-elle en riant.
Signalons que cette visite s’est clôturée en beauté par le partage d’un verre de Fanta avec l’harmonie des chants et des danses des femmes membres de la coopérative « Koratwunguke ».
Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur.
La rédaction se réserve le droit de ne pas publier les commentaires enfreignant ces règles et les règles de bonne conduite.