Les innovateurs burundais continuent à émerger malgré pas mal de défis. Jolis Nduwimana est un jeune entrepreneur et innovateur burundais. Il fait partie des 60 candidats à la finale de la compétition «Global Startup Awards» organisée par Global Innovation Initiative Group
Un jeune entrepreneur et innovateur burundais participe à la finale d’une compétition appelée «Global Startup Awards» organisée par Global Innovation Initiative Group. Il s’appelle Jolis Nduwimana. Il est natif de la commune Shombo en province de Karusi. Il est fondateur de Warrior Eco-Green Entreprise (WEGE), une entreprise sociale spécialisée dans la fabrication des emballages biodégradables à base des bananiers. Au départ, 7600 jeunes innovateurs en provenance de différents pays ont participé à cette compétition. Mais seuls 60 sont parvenus à arriver dans la finale. Il est le seul Burundais dans cette compétition.
Depuis la création de son entreprise au mois de mai 2021, ce jeune entrepreneur de 26 ans a participé à beaucoup de compétitions et a déjà décroché pas mal de prix. On citerait entre autres la compétition Shika award 8ème édition organisée par Burundi Business Incubator (BBIN) où Worrior Eco-Green Entreprise a occupé la deuxième place. Lors du concours « Innovation week », une compétition organisée par le PNUD et le Gouvernement du Burundi via les ministères en charge de la communication, de la jeunesse et du commerce à l’endroit des jeunes innovateurs Burundais, son entreprise a occupé la troisième place parmi 759 participants.

Warrior Eco-Green Entreprise (WEGE) est une entreprise sociale spécialisée dans la fabrication des emballages biodégradables à base de feuilles et de troncs de bananiers.
Comment en est-il arrivé là ?
Lorsqu’il a perdu son père en 2017, il s’est retrouvé dans l’obligation de prendre en charge ses quatre frères. Il venait de terminer les études secondaires, et il s’est retrouvé sans emploi. Ce n’est qu’en 2018 qu’il a pensé au projet de fabrication des emballages biodégradables, à base des bananiers avec pour but de contribuer à la protection de l’environnement. Selon lui, ce projet lui permettrait non seulement de subvenir à ses propres besoins et ceux de ses frères, mais aussi de créer son propre emploi et à celui des autres jeunes.
Son souhait le plus ardent était de trouver de l’argent pour acheter un smartphone pour pouvoir s’inspirer des autres entrepreneurs dans ce domaine. Un souhait qui n’a pas tardé à se concrétiser. Lorsque le Gouvernement du Burundi a pris la décision d’interdire l’usage des sacs en plastique, Nduwimana a pris cela comme une opportunité. Malheureusement, il n’avait pas d’argent pour importer la matière première nécessaire pour pouvoir fabriquer des emballages biodégradables.
A partir des recherches qu’il effectuées, il a pu trouvé comment produire des emballages biodégradables à partir de la matière première facilement trouvable ici au Burundi : le bananier.
Une entreprise partie de zéro
«J’ai pris la décision d’épargner un peu d’argent à chaque fois que je reçois de l’argent jusqu’à ce que je parvienne à avoir un petit capital pour démarrer mon projet», témoigne-t-il. C’est ainsi qu’il a pu collecter un capital de 200 mille FBu qui lui a permis de démarrer son projet au mois de mai 2021.A cette époque, il travaillait seul mais aujourd’hui, ils sont au nombre de 8. Huit mois après, cet entrepreneur est fier du pas franchi malgré pas mal de défis liés surtout au manque d’équipements pour produire une grande quantité d’emballages de bonne qualité.
Aux autres jeunes entrepreneurs burundais, il leur demande de se renseigner sur les problèmes sociaux, d’essayer de leur trouver une solution et d’en déduire une opportunité d’entreprendre. Un autre problème pour les jeunes Burundais selon Nduwimana est que la plupart attendent le moment opportun pour mettre en œuvre leurs projets alors que ce moment n’existe pas.
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