En construction depuis 2019 par une entreprise chinoise, la centrale hydroélectrique de Ruzibazi pourra être fonctionnelle d’ici peu. Sa mise en service est prévue pour avril 2022, a indiqué le responsable de l’entreprise chinoise qui s’en occupe lors de la visite du site par les cadres du ministère en charge de l’énergie et le directeur général de la Regideso en ce début du mois de février
Pour faire face à son déficit énergétique, le Burundi a entamé des projets de construction de centrales hydroélectriques. Actuellement, environ quatre centrales sont en construction. Parmi celles-ci figure la centrale hydroélectrique de Ruzibazi (15 MW) située en commune et province de Rumonge. Son achèvement est pour bientôt.
Le 03 février 2022, lors de la visite des cadres du ministère en charge de l’énergie et du général de la Regideso sur le lieu, il a été constaté que les travaux vont bon train. « A la centrale proprement dite, les travaux avancent comme prévu », lit-on sur le compte Twitter de la Regideso. La centrale hydroélectrique de Ruzibazi va être opérationnelle dès le mois d’avril prochain.

La mise en service de la centrale hydroélectrique de Ruzibazi est prévue pour le mois d’avril 2022.
S’agissant de la construction des lignes de transport d’énergie, celle de Ruzibazi-Kabezi est déjà prête. Les travaux de construction sont déjà terminés. Il reste à compléter la partie Kabezi au centre de dispatching RN1 et la construction du poste. Les autorités du ministère ont été rassurées que ces travaux seront effectués le 15 avril 2022, ajoute la Regideso.
Selon toujours la Regideso, au centre de dispatching situé à Ngagara dans la commune de Ntahangwa en Mairie de Bujumbura, rien d’inquiétant. Les infrastructures sont suffisamment adaptées pour pouvoir accueillir l’énergie en passe d’être produite à Ruzibazi.
Quid des autres barrages ?
Les autres barrages en construction sont en avance. La centrale hydroélectrique régionale Rusumo Falls qui est en construction sur la rivière Kagera est à 80% d’achèvement, a précisé le 06 janvier Ir Ibrahim Uwizeye, ministre en charge de l’hydraulique lors de la présentation des réalisations du 1er semestre 2021-2022 dudit ministère. Cette centrale en construction sur la rivière Akagera (80 MW) desservira trois pays dont le Burundi, le Rwanda et la Tanzanie. Le Burundi 26,5 MW. L’énergie produite à cette centrale sera stockée à Zege dans la province de Gitega. Néanmoins, le 7 janvier 2022, lors de la visite du directeur général de la Regideso sur le poste d’arrivée, il a été constaté que des imperfections flagrantes dans l’aménagement des bâtisses s’observent. Ir Manigomba a signalé que tout cela doit impérativement être corrigé. « Sinon, les ouvrages ne seront pas réceptionnés ».
La construction des barrages de Jiji et Mulembwe (49,5 MW) est à 39 %. Pourtant, lors de ses descentes sur terrain, le directeur de la Regideso déplore toujours que la construction des routes d’accès est loin d’être satisfaisante. Et de demander à l’entreprise de respecter et de prendre en compte les remarques et consignes de l’Ingénieur-Conseil.
Le taux de la construction de la centrale Kabu 16 (20 MW) sur la rivière Kaburantwa en commune Murwi dans la province de Cibitoke est à 71%, selon le ministre de l’hydraulique.
La production actuelle d’électricité oscille autour de 90 MW. Cela au moment où le Plan National de Développement 2018-2027 prévoit que le Burundi aura besoin d’au moins 400 MW pour son industrialisation et 412 MW pour le secteur des mines en 2027. La puissance totale installée sera au moins de 287,141 MW en 2027, selon les prévisions de la stratégie sectorielle de mise en œuvre du PND au ministère de l’Hydraulique, de l’Energie et des Mines. Donc, le déficit énergétique sera évalué à plus de 500 MW.
L’électricité circule depuis l’endroit où elle est produite jusqu’à l’endroit où elle est consommée. Le transport de l’électricité se fait grâce à un réseau de grand transport et d’interconnexion et à un réseau de distribution. Le réseau de grand transport achemine l’électricité produite à la sortie des centrales sur de longues distances grâce à des lignes à très haute tension (entre 225 000 et 400 000 volts).
L’électricité transformée à moyenne tension est ensuite acheminée sur le réseau de distribution et peut être à son tour transformée en basse tension (entre 230 et 400 volts) grâce aux postes de transformation dits « postes de distribution » présents sur le réseau national.
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