Depuis quelques semaines, un nouveau système de délestage se remarque dans les quartiers proches du centre-ville, entre autres Rohero II, Bwiza, Buyenzi et Nyakabiga. Les utilisateurs de l’électricité émanant des secteurs tant formel qu’informel déplorent qu’ils subissent d’énormes pertes dues à ces coupures intempestives d’électricité. Toutefois, le ministère de l’Hydraulique, de l’Energie et des Mines tranquillise que la situation lui est connu et que la solution figure parmi ses préoccupations
Ça va faire bientôt près d’un mois qu’il se remarque des coupures intempestives du courant électrique dans les quartiers proches du centre-ville, entre autres Rohero II, Bwiza, Buyenzi et Nyakabiga. Ces coupures se produisent le plus souvent pendant la journée. Les habitants de ces quartiers commencent à s’habituer à ce nouveau système de délestage qui commence fréquemment à partir de 10 heures.
Parfois, ces coupures durent une heure, deux heures ou presque toute une journée. Ce phénomène constitue une épine dans le pied des entrepreneurs, surtout que la plupart des activités commerciales sont concentrées dans ces quartiers.

La disponibilité permanente de l’énergie contribue efficacement à la création des conditions favorables à l’investissement.
Des conséquences évidentes
Les conditions de vie des travailleurs émanant du secteur informel tels que les agents des secrétariats publics, des salons de coiffure, des cafeterias, pour ne citer que ceux-là deviennent de plus en plus précaire. « Ce mois par exemple, nous pouvons compter sur les doigts de la main les jours où nous avons eu l’électricité toute la journée. Mais cela n’empêche qu’en plus de subvenir aux besoins de nos familles, nous devons payer le loyer à la fin du mois », se lamente un coiffeur.
« Avec ces coupures, nous perdons non seulement de l’argent, mais aussi de la confiance envers nos clients. Lorsqu’ils viennent deux fois de suite et trouvent que nous n’avons pas d’électricité, ils migrent ailleurs où on utilise des groupes électrogènes », déplore Emile Nzeyimana qui travaille dans un secrétariat public.
Les pertes n’épargnent pas les soudeurs rencontrés dans le quartier de Bwiza en Mairie de Bujumbura. « Nous perdons facilement plus de 600000FBu par jour lorsqu’il y a coupure intempestive du courant électrique. Ces coupures nous mettent en conflits avec nos clients, car nous n’arrivons pas à respecter les délais convenus », fait savoir Bosco, un soudeur.
Les groupes électrogènes, un refuge incertain
Ces coupures intempestives du courant électrique handicapent non seulement les petits métiers exercés dans ces quartiers, mais aussi les grandes entreprises œuvrant dans ces localités. Elles sont obligées de trouver une alternative pour continuer leurs activités. « Nous sommes obligés de faire recours aux groupes électrogènes. Sinon, nous perdrions en terme de millions de FBupar jour », fait savoir un imprimeur.
Les consommations des groupes électrogènes remplaçant le courant électrique de la REGIDESO coûtent énormément cher. « Notre groupe électrogène consomme approximativement 15 litres de gasoil par heure, c’est-à-dire que nous subissons une perte de plus de 37500 FBu par heure. Imaginez si les coupures de courant persistent pendant cinq ou six heures ou toute une journée et cela d’une manière répétitive. Vous comprenez que nous subissons de grosses pertes par semaine, car ça va faire bientôt un mois que ces coupures se reproduisent », ajoute-il. Il déplore également que ces coupures intempestives du courant électrique endommagent leurs appareils électroménagers.
Des coupures de courant qui handicapent le développement national
Comme le souligne la Vision Burundi 2025, le développement du secteur énergétique constitue, au Burundi comme partout ailleurs, le moteur et un des catalyseurs pour atteindre un développement durable. Il est également considéré comme l’un des tremplins majeurs pour une réduction rapide et durable de la pauvreté.
La disponibilité permanente de l’énergie contribue efficacement à la création des conditions favorables à l’investissement. Elle favorise également la création des emplois et d’autres activités génératrices de revenus ainsi que l’amélioration des conditions de vie de la population.
Le porte-parole du ministère de l’Hydraulique, de l’Energie et des Mines M. Léonidas Sindayigaya précise que ces coupures sont dues à l’amortissement des engins de la Regideso alimentant ces localités. Il précise cependant que la situation est connue et qu’ils essaient de lui trouver une solution durable.
Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur.
La rédaction se réserve le droit de ne pas publier les commentaires enfreignant ces règles et les règles de bonne conduite.