Energie

Des centrales hydroélectriques pour résorber le déficit énergétique

Le gouvernement du Burundi a entamé un programme ambitieux d’augmenter son offre d’électricité. En ce sens, des barrages hydroélectriques sont en cours de construction. Certains d’entre eux arrivent à un stade avancé. La bonne nouvelle est que l’augmentation de l’offre baisserait considérablement le tarif d’électricité

La production actuelle d’électricité oscille autour de 60 et 75 MW. Et c’est cette énergie que nous utilisons pour nos besoins quotidiens. En matière de production de l’énergie électrique, le pays est sur une bonne lancée, rassure Léonidas Sindayigaya, porte-parole du ministère de l’Hydraulique, de l’Energie et des Mines. Pour lui, il est difficile d’évaluer le déficit énergétique en ce moment au regard des besoins énergétiques.  Certaines activités ne sont pas réalisées du fait qu’on manque effectivement cette énergie. Sinon, pour les besoins quotidiens des ménages urbains, il faudrait une production de 120 MW rien que pour les ménages. Sinon, le déficit est là puisque certains secteurs sont énergétivores, notamment l’extraction des minerais qui n’est pas assurée jusqu’à ce jour. Dans la plupart des cas, on fait recours au fuel pour faire tourner les machines. A titre illustratif, la compagnie minière Tanganyika Gold Mining qui exploite industriellement de l’or consomme plus de 6 000 litres de carburant par jour, car elle n’est pas connectée au réseau électrique, déplore-t-il

La construction des barrages hydroélectriques en cours permettra de revoir les prix de l’électricité à la baisse

Des projets pour résorber le déficit ?

Une série de barrages hydroélectriques est en cours de construction entre autres le barrage hydroélectrique construit sur la rivière Ruzibazi avec une capacité de 15 MW et le barrage de Jiji et Mulembwe d’une capacité de 49,5 MW. Les travaux de construction des barrages vont bon train. Il y a aussi le barrage d’interconnexion régionale RUSUMO FALLS (26,6 MW) dont les travaux peuvent se terminer au plus tard 2021. Pour le barrage de Mpanda, il y a eu de petits soucis. Mais le projet est en avance, car le gouvernement a contribué à hauteur de 18,6 milliards de FBu pour l’exercice budgétaire 2019-2020. Des tractations sont en cours pour trouver des investisseurs qui souhaiteraient travailler sur ce projet dans le cadre du partenariat public-privé.

Pour le barrage de Kaburantwa, à Cibitoke, toutes les étapes de construction avancent concomitamment que ce soit pour les travaux de génie civil, la centrale en soi ou Power House abrite les turbines et les alternateurs ainsi que les lignes haute tension pour le transport de l’énergie. Pour ce type de barrage, il doit y avoir une conduite d’eau forcée. Pour le cas de KABU-16, un tunnel de 4 Km est en cours de construction avec un taux de réalisation de 60%. Ainsi l’eau qui va faire tourner ces turbines va transiter par ce dernier, explique M. Sindayigaya.

Un réseau vétuste en réhabilitation

La vétusté des réseaux demeure un grand défi. Mais la société nationale de distribution de l’eau et de l’électricité, en l’occurrence la Regideso est à pied d’œuvre pour réhabiliter le réseau. La Regideso s’y applique, confie le porte-parole du ministère en charge de l’énergie. Les travaux de réhabilitation sont en cours suivant un plan de réhabilitation du réseau, particulièrement à Bujumbura où le réseau est très vétuste.

La mise en marche de la première centrale hydroélectrique coïncidera avec la fin de la réhabilitation des lignes de transport et de distribution d’électricité. En termes de projection, s’il faut être réaliste, les barrages de Jiji-Mulembwe et Ruzibazi ne pourront donc se terminer que vers 2024. L’objectif chiffré est d’atteindre un taux d’électrification de 30 %, d’ici 2030. Effectivement, pour booster le taux d’électrification, le gouvernement mise sur la mise en place de centrales photovoltaïques. Il est prévu la construction d’une centrale photovoltaïque de 7,5 MW à Mubuga. Le ministre ayant l’énergie dans ses attributions a déjà paraphé un accord d’autorisation de bâtir. Les travaux proprement dits vont démarrer bientôt. D’ici trois ans, on est sûr et certain qu’on aura 20 MW de KABU-16, 26,6 MW de RUSUMO FALLS et 7,5 MW de Mubuga, projette-t-il.

Le porte-parole du ministère de l’Energie ne cache pas son optimisme quant à la réduction des tarifs une fois que ces barrages entreraient dans la phase de production. Si jamais ces barrages commencent à produire de l’électricité, il y a moyen de repenser l’accord signé entre le ministère de tutelle et la société Interpetrol. L’énergie des centrales thermiques coûte très cher, Car les tarifs sont dictés par les cours mondiaux de l’or noir. Donc la combinaison des différentes sources d’énergie fera chuter les prix de l’électricité. Pour la centrale photovoltaïque de Mubuga, le prix reviendra à moins de 15 USD par kWh. La mix-génération d’énergie diminuera les prix de façon significative.

Pour pallier aux coupures intempestives d’électricité et aux délestages, le gouvernement achète depuis 2017 l’électricité (autour de 15MW) à la Centrale thermique de la société Interpetrol. Par conséquent, le prix de l’électricité est passé du simple au double selon certains analystes.

A propos de l'auteur

Benjamin Kuriyo.

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