Spéciale femme

Estella Simbandumwe, une jeune étudiante qui excelle en mécanique

L’étudiante Estella Simbandumwe indique que le métier de mécanicien lui permet de se payer le minerval. Et son ambition est de se doter de son propre garage. Dans cette société, elle compte engager beaucoup de filles /femmes pour briser les stéréotypes qui disent que la mécanique est un métier réservé aux hommes    

Nous sommes  mardi le 1er mars 2022 au quartier Jabe de la zone Bwiza dans la commune Mukaza en mairie de Bujumbura  là où est implanté le garage qui a embauché l’étudiante Estella Simbandumwe comme mécanicienne. Selon les propos recueillis sur place, elle habite à la 13ème avenue du quartier Mirango dans la zone de Kamenge. Elle est une étudiante  en 1ère année  dans la faculté des Sciences Economiques et de Gestion à l’Institut  Universitaire la Centrale d’Afrique.  Auparavant, elle était secrétaire dans ce garage. Juste après, elle s’est décidée à apprendre le métier de mécanicien pour ne pas opérer dans un secteur qu’elle ne maîtrise pas. Elle est seule à exercer ce métier dans cette société  avec une dizaine d’hommes. Elle fait savoir que ce métier est un peu fatigant. Nonobstant, elle persévère pour gagner sa vie.  Avec ses collègues, elle fait remarquer qu’elle  rencontre  très peu de difficultés dans l’accomplissement des tâches lui dévolues.   

Estella Simbandumwe, mécanicienne : « J’invite toutes les filles / femmes à aimer le travail, car ce dernier ennoblit l’homme ».

Quand la mécanique lui permet de se payer le minerval

Et avec  le salaire mensuel qu’elle gagne, elle parvient à se payer le minerval estimé à 400 000 FBu par an. De plus, elle arrive à se prendre en charge et contribue à l’éducation de ses frères et sœurs.  Pour  certaines jeunes filles de son âge qui  disent qu’elles ne peuvent pas exercer des métiers pareils,  elle laisse entendre que c’est leur affaire.  L’important est de gagner un peu d’argent pour préparer son avenir. Elle invite toutes les filles /femmes à aimer le travail, car ce dernier ennoblit  l’homme.  Et d’ajouter qu’elles sont capables.  Dans ce garage, elle se charge de la réparation des plaquettes, des amortisseurs, du système de freinage, etc.  Et puisqu’elle exerce bien le métier,  elle fait remarquer que les clients ont confiance en elle.  Ils me disent aussi  que je suis honnête, ajoute- t- elle.

Se doter de  son propre garage, son ultime ambition

Et de renchérir que son ambition est de se doter de son propre garage. Le gros de son personnel sera constitué par les femmes pour briser les stéréotypes qui disent que le métier de mécanicien est réservé uniquement aux hommes. Pour elle, il n’y a pas de métiers réservés aux hommes et d’autres réservés aux femmes.   

Thaddée Misago, mécanicien à ce même garage se réjouit de la bravoure de Simbandumwe.  «Elle est laborieuse», martèle-t-il.  Et de demander à toutes les filles de sortir des gîtes de leurs parents pour travailler et gagner de l’argent comme Simbandumwe.

Notons que Misago déplore le fait qu’il y a des filles/femmes qui  veulent rester sous la dépendance des hommes. Ce qui est à l’origine de la prostitution.  Selon lui, les filles /femmes doivent chercher à être autonomes à tout prix. C’est dans ce sens que les violences basées sur le genre seront maîtrisées.

A propos de l'auteur

Jean Marie Vianney Niyongabo.

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