Les feux de signalisations indiquent aux automobilistes et aux piétons comment se comporter aux différents carrefours et le long des routes de la municipalité de Bujumbura. Ils disent aux usagers de la route quand arrêter leurs véhicules et repartir, quand et comment tourner à gauche ou à droite et quand redoubler de prudence. Pourtant, 18 feux tricolores ont été installés aux différents carrefours de la ville de Bujumbura, mais 6 parmi eux ne fonctionnent plus. Peut-on parler de dysfonctionnement ou de manque d’électricité alors que ces feux tricolores sont alimentés à la fois par le courant électrique de la REDIGESO et celui des panneaux solaires ?
Nous voici dans la capitale économique Bujumbura où 18 carrefours ont été équipés de feux tricolores, depuis bientôt 3 ans. Certaines sont fonctionnelles, d’autres restent dysfonctionnelle. Les dysfonctionnements des feux tricolores s’observent sur l’avenue de la RDC et du boulevard de l’Uprona. Les feux tricolores du rond-point situé devant le bâtiment de la microfinance Kazoza et le carrefour situé en face du lieu-dit Kwandadaye tantôt fonctionnent, tantôt ne fonctionnent pas.

Les feux tricolores qui ne clignotent pas nécessitent d’être remplacés pour éviter les accidents de circulation.
Ceux qui restent fonctionnels se comptent sur les bouts des doigts. Les piétons et les automobilistes guidés par ces infrastructures que la rédaction de Burundi Eco a rencontrées sur ces rond-points ne décolèrent pas. Ils disent qu’ils manquent comment traverser ces différents rondpoints. Jacqueline Sibomana qui était habitué aux feux tricolores se dit déboussolée, car il est difficile pour elle de distinguer qui des piétons ou des voitures a la priorité de passage.
Feux rouges clignotants, manque d’électricité ou panne ?
Les feux tricolores sont pour le moment sources de danger quand ils ne clignotent pas, car il est avéré que les conducteurs de véhicules sont moins attentifs aux piétons, aux autres automobilistes quand les feux ne balisent plus leur trajet, explique Jimmy Bizimana, chauffeur de taxi à Bujumbura. Les difficultés de circulation n’incombent pas à Jimmy Bizimana seulement, mais aussi aux autres chauffeurs. Ils indiquent également qu’ils ne savent pas que c’est à cause du manque d’électricité que ces feux tricolores ne sont pas fonctionnels ou que c’est tout simplement le dysfonctionnement de ces infrastructures.
Si c’est le cas, leur réhabilitation est à demander aux autorités de l’Office Burundais de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la construction (OBUHA) en sigle d’agir le plus tôt possible pour remplacer les feux tricolores qui ne fonctionnent pas. Ils ne décolèrent pas et expliquent l’avantage des feux tricolores. Pour eux, les feux tricolores montrent que vous devez vous arrêter complètement à un feu rouge clignotant. Vous pouvez repartir uniquement si vous pouvez le faire sans danger. Mais s’ils ne fonctionnent pas alors que nous sommes habitués à être guidés par ces derniers, cela rend dangereuse la circulation dans le centre-ville non seulement pour nous les conducteurs, mais aussi pour tous les usagers de ces carrefours. Les piétons devraient regarder le petit bonhomme en vert qui leur indique qu’il est temps de traverser la route.
Les feux tricolores en panne sont à remplacer
Les feux tricolores alimentent le débat sur la sécurité routière dans certains carrefours de la ville. En effet, les chauffeurs demandent que si le ministère de la sécurité routière n’est pas capable de les faire fonctionner à chaque instant, il puisse opter pour leur remplacement par des ronds-points.
Selon Juma Hassan, chauffeur de taxi rencontré sur le parking du Palais des Arts faute des feux tricolores qui fonctionnent en tout temps et en tout lieu, la discipline collective et les comportements adaptés laissent devraient caractériser tout un chacun. Le mauvais fonctionnement des feux tricolores handicape la circulation dans la ville. Pour lui, tous les efforts doivent converger vers une priorité unique partagée, à savoir diminuer le nombre d’accidents sur nos routes. Plus les feux tricolores fonctionnent normalement, plus la sécurité routière en ville, est garantie, martèle-t-il.
Remplacer les feux tricolores en panne est censé fluidifier le trafic et prendre mieux en compte les exigences environnementales des usagers de la route. Plus nous acceptons d’être guidés par les feux tricolores, plus les accidents diminuent. D’après Juma Hassan, les chauffeurs demandent au ministère ayant la sécurité routière dans ses attributions de remplacer les feux tricolores qui ne fonctionnent pas pour garantir la sécurité routière.
Rappelons que les travaux d’installation des feux tricolores dans les carrefours de la ville de Bujumbura ont été exécutés par l’entreprise chinoise Sinohydro Tianjin. Ce sont les premières installations de feux tricolores au centre-ville de la capitale économique du Burundi après plusieurs années d’absence. Le lancement officiel de leur utilisation dans la mairie de Bujumbura a eu lieu le 26 octobre 2017.
Que symbolisent les signaux lumineux de circulation ?
L’article 243 du code de la route distingue deux systèmes de signalisation, à savoir le système tricolore et le système bicolore.
1° Dans le système tricolore : Le feu rouge signifie qu’il est interdiction de franchir le signal tandis que le feu vert autorise le conducteur à franchir le signal. Le feu jaune n’est employé qu’après le feu vert. Le feu rouge restant allumé dans l’autre direction interdit le chauffeur de franchir le signal à moins qu’au moment où il s’allume, celui-ci ne s’en trouve si près qu’il ne puisse plus s’arrêter dans des conditions de sécurité suffisante.
2° Dans le système bicolore : les feux rouge et vert ont la même signification que dans le système tricolore. Par contre, le feu clignotant a pour objet d’attirer l’attention des conducteurs sur un point particulièrement dangereux. Il signifie que le conducteur peut passer, mais avec une prudence renforcée et à une allure modérée. Lorsque la signalisation lumineuse ne fonctionne pas, la règle de priorité de droite est d’application.
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