La circulation des biens et des personnes étant le fondement de toute économie, le réseau routier joue un rôle vital dans les échanges commerciaux. Au niveau interne, la quasi-totalité du commerce dépend tout aussi des routes. Dans la suite du dossier rédactionnel sur Gitega, la nouvelle capitale politique, Burundi Eco se penche sur les routes nationales qui la relient avec les autres provinces du pays
C’est en mars 2007 que le projet pour le transfert de la capitale politique vers Gitega s’annonce. Le grand avantage est que la position centrale de la ville en fait un endroit idéal pour mieux desservir la majorité de la population. Le 21 décembre 2018, le Conseil des ministres a adopté un projet de loi fixant la capitale politique du Burundi à Gitega, la capitale économique restant à Bujumbura.
En soi, le transfert de la capitale politique à Gitega est un projet à saluer. De par sa situation géographique (centre du pays), elle est facilement accessible depuis toutes les autres provinces, contrairement à la ville de Bujumbura. En effet, quelqu’un qui viendrait de Kirundo arriverait presque en même temps dans la capitale qu’un citoyen en provenance de Makamba si les deux quittaient les deux provinces au même moment.

Gitega, la nouvelle capitale politique, est desservie par cinq routes nationales.
Desservie par cinq routes nationales, la nouvelle capitale politique est le centre du pays par excellence. Elle est reliée à Bujumbura, capitale économique par la RN2 qui est, à son tour, une bifurcation de la RN1. La fréquence de la circulation fait que parfois il s’observe des embouteillages, mais aussi le mauvais état de la route occasionne des retards et souvent des accidents de roulage.
La RN12 relie Gitega aux provinces de Karusi et Muyinga. La route sert aussi de prolongement vers la Tanzanie par le biais de la RN6. Une aubaine pour le commerce transfrontalier. Pour se rendre à Rutana, il y a la RN8 qui peut continuer jusqu’à Makamba.
La nouvelle route nationale inaugurée il y a deux ans est la RN15. Elle relie la capitale politique à la province de Ngozi en passant par Karusi. Enfin, la RN 18 qui prend source sur la RN7, passe par Mwaro et arrive à Gitega.
Les routes nationales sont-elles suffisantes ?
Une capitale politique doit être accessible par tous les axes. Selon Ir Emile Ndayisaba, Directeur Général de l’Agence Routière Burundaise, avec cinq routes nationales, Gitega est un lieu en passe de devenir un carrefour d’échanges commerciaux. « Les études continuent pour que d’autres routes puissent être créées dans le but de désengorger la circulation de et vers Gitega », indique-t-il. Avec l’ouverture sur les autres provinces du pays, c’est facile par exemple de quitter Kirundo et arriver à Gitega sans encombre. De même que vers le Sud du pays, sachant que Makamba est très productif. Dans ce cas, il deviendrait facile d’échanger les marchandises.
Quid de l’état des routes qui mènent vers Gitega ?
A part la RN2 qui est impraticable à certains endroits, les autres sont nouvellement construites, d’autres encore sont en cours de construction. Selon toujours Ir Ndayisaba, la construction des routes nationales nécessite des études approfondies pour leur durabilité sachant que ces dernières sont la plupart des fois empruntées par de gros camions.
Une route, comme toute infrastructure linéaire répond à des objectifs et entraîne des coûts, ainsi que des conséquences environnementales que la loi demande d’évaluer, de diminuer ou de compenser. « L’Etat s’investit actuellement pour que le réseau routier soit durable. C’est pourquoi dans l’octroi des marchés, on doit minutieusement suivre l’exécution des travaux et même faire le suivi », fait-il savoir.
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