L’Administrateur Directeur Gérant (ADG) d’Infinity Group Mme Irvine Floréale Murame explique qu’entreprendre est une bataille au quotidien. Celle-ci est émaillée de beaucoup des choses dont les réussites et les échecs. Elle rappelle enfin que tout le monde n’est pas fait pour entreprendre. Elle encourage les femmes à se méfier des cadeaux et à oser entreprendre, car rien ne s’acquiert sur un plateau d’or
« Je n’affirme pas que tout le monde doit être entrepreneur. Cela car cela nécessite un certain courage, un certain charisme », déclare Mme Irvine Floréale Murame, ADG d’Infinity Group. Agée de 29 ans et 7 mois, la jeune entrepreneure fait remarquer qu’elle s’est lancée dans l’entrepreneuriat à 24 ans. Elle est détentrice d’un diplôme de gestion et administration, option finance et comptabilité et d’un master professionnel en business analysis obtenu à l’université de Washingtion aux USA (cours en ligne).
« En 2015, je prestais dans une autre entreprise. J’étais ADG et je gérais une entreprise similaire à la mienne. Nous étions à trois et étions toutes des actionnaires. Le 1er août 2018, j’ai décidé de voler de mes propres ailes », précise l’ADG d’Infinty Group avant de signaler que lorsqu’on divorce avec un groupe, cela est souvent causé par le non partage des réflexions ou de la vision.

Irvine Floréale Murame, ADG d’Infinity Group : « Entreprendre suppose des nuits sans sommeil, de stress, tout un conglomérat d’obstacles qu’il faut surmonter. L’important est de garder le rythme et l’objectif en tête. C’est une bataille au quotidien. On peut la gagner »
La raison qui l’a poussée à quitter les deux coactionnaires est, selon toujours Mme Murame, la création des hubs à l’intérieur du pays. Cela parce qu’il y a tellement de jeunes à l’intérieur du pays qui souhaiteraient avoir de l’emploi ou qui souhaiteraient entreprendre, mais qui n’y parviennent pas.
Cette vision est de les aider à avoir des connaissances autres que celles qu’ils ont acquises à l’école, les préparant à une vie professionnelle future.
Ces formations apprennent aux jeunes ce qu’il faut faire et à quoi il faut s’attendre, les astuces avant de se présenter dans une interview ou avant demander de l’emploi ainsi que les préalables lorsqu’on est embauché quelque part.
Infinity Group est donc une entreprise qui recrute pour d’autres entreprises. Elle est préoccupée par les jeunes et les femmes.
« L’entreprise gère le personnel externalisé des autres entreprises. Elle collabore avec beaucoup de consultants pour offrir des formations dans le cadre du développement des ressources humaines. Elle offre des formations aux jeunes en quête d’emplois et de renforcement de capacités. Cela pour une bonne intégration de la jeunesse dans le monde professionnel », indique-t-elle.
Infinity Group est composée actuellement d’une équipe permanente de 10 personnes. « J’ai commencé seule et, au deuxième mois, j’ai engagé une unité et nous sommes devenues deux. Aujourd’hui, Infinity Group a plus de 250 personnes placées dans les entreprises de façon temporaire (les intérimaires) », informe l’ADG.
Le secret de la réussite
Le monde appartient à ceux qui se battent comme le témoigne Mme Murame. Pour elle, ce qui compte également c’est l’acharnement au travail.
«Entreprendre suppose des nuits sans sommeil, de stress, tout un conglomérat d’obstacles qu’il faut surmonter. L’important est de garder le rythme et l’objectif en tête. C’est une lutte et une bataille au quotidien. On peut la gagner. De ma part, je me lève tôt. Je travaille et j’apprends beaucoup. Les gens voient la partie supérieure qu’on appelle iceberg .Plus il est grand au-dessus de l’eau, plus on pense qu’on va réussir. La grosse partie se trouve en profondeur et c’est cela qui fait l’entrepreneur », précise-t-elle.
Le défi pour la jeune entrepreneure est de ne pas avoir de modèle. Elle se réjouit que pour le moment la femme n’est pas réduite aux activités ménagères. Il existe plusieurs modèles dans la politique, dans les associations et dans les entreprises.
« Les femmes qui m’inspirent sont Grâce Françoise Nibizi, fondatrice et directrice exécutive de l’Association pour la promotion de la Santé des Communautés pour le Développement (SACODE) et Marie Muque Kigoma, fondatrice de Fruito », annonce-t-elle.
Le deuxième défi est que les jeunes entrepreneurs sont en copétition avec des gens rodés en la matière et qui ont de gros moyens.
De plus, pour les femmes par exemple, il y a une loi qui leur donne accès à 30 % pour certains postes de prise de décisions.
« Tant que nos 30 % sont assurés, le combat est gagné. Mais là où l’homme a réussi, la femme peut aussi réussir. C’est mieux donc de ne pas attendre des facilités, mais travailler davantage pour chercher à avoir plus de pourcentage que les trente qu’on préconise », annonce Mme Murame.
Elle souligne enfin que le combat commence dès le bas âge et qu’on tend par après à chercher la perfection. Et de conclure : «Courage, on peut toujours réussir, rien n’est acquis sans la sueur au front».
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