Entrepreneuriat

Kayanza-Industrie du cuir : Les chômeurs recrutés en 2015 tiennent debout malgré les défis

La coopérative « Turashoboye » de la colline Kirema, commune et province de Kayanza transforme le cuir et commercialise ses dérivés depuis bientôt 5 ans. Mise en place sous l’initiative de la Chambre Sectorielle d’Art et d’Artisanat (CHASAA) en 2016, celle-ci peine à s’approvisionner en cuir et à écouler localement ses produits   

Les produits de la coopérative « Turashoboye » ne sont pas valorisés localement. Les citoyens préfèrent acheter les produits fabriqués à l’étranger.

Selon Vincent Toyi, président de la coopérative « Turashoboye », avant de créer cette coopérative, la Chambre Sectorielle d’Art et d’Artisanat (CHASAA) leur  a formé en ce qui est de l’industrie du cuir en 2015. C’était sous financement du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

« Nous avons créé une coopérative en 2016. La chambre nous a accompagné jusqu’en 2018. Toutefois, elle nous a laissé une machine qui est utilisée dans la fabrication des chaussures. Elle nous a également appuyé en argent en nous donnant un capital de 5 millions de FBu », fait remarquer M.Toyi avant d’annoncer que cette coopérative dispose pour le moment 8 millions de FBu comme frais de fonctionnement.

« Nos produits sont variés. La coopérative produit entre autres les sandales, les ceintures, les portes-clés, les portes-monnaies, les sacoches, les chaussures fermées … », explique-t-il avant de rappeler que la coopérative fait aussi la transformation des peaux brutes.

M.Toyi informe que le prix des sandales est de 15 mille FBu une paire et plus. Celui des ceintures et des portes-monnaies est de 10 mille FBu la pièce et plus, celui d’une porte-clé est de 5 mille FBu tandis que celui d’une paire de chaussure fermée est de 80 mille FBu la pièce et plus.

Manque de marché d’approvisionnement et de marché d’écoulement

Le président de la coopérative «Turashoboye» regrette que leurs produits ne soient pas consommés localement. « Les citoyens préfèrent acheter les produits fabriqués à l’étranger. Pourtant, ceux-ci sont chers par rapport à nos produits », insiste-t-il.

Jeanne d’Arc Niyubahwe, une vingtenaire habitant à Bujumbura confirme qu’elle qualifie de bonne qualité par exemple les sandales importées du Kenya et de la Tanzanie.

M.Toyi tranquillise et confirme que la plupart des matières premières utilisées sont importées du Kenya et de l’Ouganda. «Nous avons un fournisseur de matières premières et nous le payons en BIF. Nous achetons par exemple un talon original 20 mille FBu. Un talon pirate s’achète entre 10 mille et 15 mille FBu. La peau semi-traitée (Wet Blue) s’achète entre 8 mille et 10 mille FBu», indique-t-il.

M.Toyi signale que la coopérative dont il est patron s’approvisionne quelquefois dans l’usine «African Tannery Company» (AFRITAN) tout en ignorant SINOBU Tannerie, une entreprise qui a investi dans le cuir depuis plus de huit ans.

Il s’inquiète également qu’à cause de la Covid-19, la coopérative ne participe plus dans les foires qui s’organisent à l’étranger comme au Maroc, au Kenya, en Ouganda, en Tanzanie. Ce qui contribuait à la promotion de la production de la coopérative.

Cependant, en date du 24 mai 2021, un tweet du ministère du Commerce montrait que parmi les grands chantiers qui attendaient ce ministère figurait la création d’un centre d’incubation du cuir.

A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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