Culture

Kiyo Fashion Collective pour booster le « Made in Burundi »

Le collectif Kiyo a organisé samedi le 25 juillet 2020 la deuxième édition de Kiyo Fashion Collective. Cette exposition-vente qui se déroule chaque mois à l’Arena Club est un espace d’expression offert aux jeunes artistes designers pour faire connaître leurs produits et encourager les Burundais à apprécier et consommer la mode « Made in Burundi »

Des tableaux, des colliers, des bracelets, des paniers, des vêtements de mode, des meubles pour le designer de l’intérieur, etc.  La qualité et la diversité c’est ce qui caractérisait chacun de ces objets de mode.  Arielle Manirakiza, créatrice de mode sous la marque « Rugori » et en même temps chargée de la communication au collectif Kiyo indique que chaque dernier samedi du mois, cette exposition-vente se fait à l’Arena Club et réunit les collections des créateurs membres du collectif, mais également d’autres créateurs de mode qui ne font pas partie du collectif. L’idée c’est de rassembler les designers et promouvoir le « Made in Burundi ». En outre, cette plateforme permet à ces jeunes designers de vendre leurs produits fabriqués localement.

Cette exposition-vente permet aux designers de vendre leurs produits.

Un bilan apprécié par les concernés

Cette fondatrice de la marque « Rugori » reconnait que la mode n’est pas reconnue comme un métier au Burundi et qu’elle n’est pas prise au sérieux.  « Les artistes devraient s’investir pour valoriser la mode au Burundi ». Ainsi donc, avec cette plateforme, le collectif Kiyo espère attirer plus de monde pour venir apprécier ce que les jeunes designers font. « Que les gens se rendent compte que nous sommes capables de fabriquer des vêtements et autres accessoires de qualité et qu’ils commencent à porter du « Made in Burundi ».

En tant que designer, Arielle Manirakiza précise que le lancement de Kiyo Fashion Collective en juin dernier fut un moment spécifique marquant la visibilité de sa marque « Rugori ». Le mois suivant Manirakiza a eu des commandes additionnelles par rapport à ce qu’elle avait l’habitude d’avoir. Pour le collectif Kiyo, la première édition a eu un grand impact.  Par conséquent, beaucoup de designers ont voulu participer à la deuxième édition. Elle rassure également que le collectif Kiyo est en train de penser à mettre en place une boutique en ligne pour apporter plus de visibilité et vendre ses produits à un plus grand nombre.

Plus d’expositions, plus de visibilité

Kelly Grâce Nahigombeye, créatrice de Greenchic, des accessoires de la mode fabriqués à base de sachets salue cet évènement. Ayant participé à la première édition de Kiyo Fashion Collective, elle reconnait qu’elle a eu plus de visibilité et de nouveaux clients après l’exposition-vente de la première édition. « Le manque d’expositions et de soutien fait que nous restons très peu connus du public. C’est pourquoi de telles expositions nous permettent de vendre nos créations et d’ouvrir les portes de la mode burundaise au grand public ».

Arnaud Ndayishimiye de la marque « Reynold Fashion Designer » quant à lui révèle que la première édition de Kiyo Fashion Collective a été un grand pas et a eu un impact dans le domaine de la mode.  Après cette exposition-vente, il s’attend à ce que la mode soit plus connue et qu’il y ait plus d’évènement de ce genre.

Ce rendez-vous désormais mensuel est le fruit de 7 designers dont 5 créateurs de mode et 2 qui fabriquent les accessoires. Il s’agit de Durant Ndayishimiye de « Kokoye Cut » avec son style clean et class, de Michael Nkindi et sa « Mith Company ». En plus, il y a « Idibell services » de Digne Ininahazwe, Kelly Nahigombeye et son « GreenChic » matérialisé par ses bracelets et colliers fabriqués à base de sachets recyclés. « Kami Collection » de Deborah Musanintore présente des colliers ayant des couleurs vives. Arielle Manirakiza avec sa marque « Rugori » créé du vêtement prêt-à-porter à diverses occasions. La « Vera Couture » de Vera Raïssa Irakiza propose un style particulier par des tenues qui dégagent la féminité.

A propos de l'auteur

Chanelle Irabaruta.

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