Entrepreneuriat

KUGASARURIRO YOUTH MARKET : Un marché pour écouler les produits agricoles locaux

L’Agribusiness est le meilleur canal de création d’emplois pour jeunes dans un pays agricole comme le Burundi, dit-on souvent. Ainsi, beaucoup de jeunes se sont intéressés à produire, mais manquent où écouler leurs produits. Youth Agribusiness Incubator (YAIN) a tenté de trouver une solution

En octobre 2019, YAIN a initié un projet appelé KUGASARURIRO YOUTH MARKET. L’objectif de ce projet était de chercher où écouler des produits agricoles locaux. Projet doté d’un budget de 178 millions de FBu, KUGASARURIRO YOUTH MARKET a pour  objectif de connecter les produits des entreprises sur le marché local, régional et international et de  permettre aux producteurs ruraux de pouvoir commercialiser leurs produits.

Réponse à un besoin

Ces derniers jours, on a tendance à inviter les gens  à investir dans l’agrobusiness. Cependant, la plupart  ne font pas une étude du marché pour savoir s’il y a un marché d’écoulement de leurs produits ou pas.  Des produits comme les fruits et les légumes pourrissent surtout pendant les périodes de récoltes. Il fallait penser à l’écoulement des produits périssables.

Pour Youth Agribusness Incubator (YAIN), il ne faut seulement pas penser à produire. Il serait sage de penser à écouler ce qu’on a produit.

YAIN veut que ce milieu de dépôt soit un milieu de business qui génère de l’argent pour les jeunes entrepreneurs au lieu d’être un simple lieu de stockage de leurs produits. Le président de YAIN indique que c’est dans le but d’accroitre le nombre de clients pour les  produits des entreprises des jeunes.

Inciter les gens à consommer local

La population urbaine est beaucoup plus attirée à consommer étranger que local. Les produits étrangers seraient de bonne qualité. D’après Aristide Ihorimbere, président de YAIN, la population urbaine a besoin d’être éveillé afin de consommer les produits des entreprises locales. Il faut montrer que les agriculteurs burundais ont de meilleurs produits plus que certains ne le pensent.

Le projet a  déjà mis en contact les agriculteurs avec les grands hôtels et presque tous les supermarchés. La bonne nouvelle est que cette plateforme a commencé à connecter les agriculteurs sur le marché de la sous- région. Par exemple, on exporte des poussins et de la farine pour la bouillie, du miel, des œufs…, au Kenya. On y exporte essentiellement du miel et des fruits.

Via ce projet, 18 entreprises ont été connectées sur le marché, 5 ont déjà des contrats avec les hôtels et les alimentations de la ville de Bujumbura et 3 emplois permanents ont été créés.

Une occasion de produire la bonne qualité

L’industrie agro-alimentaire a une double mission de produire des aliments solubles et de bonne qualité. Les règlements officiels imposent également aux entreprises des conditions de production particulières d’une part et les entreprises se fixent elles-mêmes des standards afin de se démarquer de leurs concurrents, d’autres parts. Quand on veut de bons et fidèles clients, en retour on produit mieux et bien. Le marché exige de ne produire que la bonne qualité.

Le projet nécessite un appui

Le président de YAIN évoque des contraintes liées au manque de financement pour la mise en œuvre effective du projet. Celle-ci consistait à trouver une chambre frigorifique, le camion pour le transport des produits du lieu de récolte aux débouchés potentiels (les hôtels, les supermarchés,…) et faire la  distribution.  Mais jusqu’à présent, le projet en est dépourvu. Jusqu’aujourd’hui, seul le FIDA les soutient. Il leur a offert un point d’exhibition à Bubanza. L’agribusiness est un monde émergent et plus dynamique dans la région. La promotion du secteur est un processus de long terme, mais qui nécessite de gros investissements. Rappelons que l’agro-industrie contribue à hauteur de 39,6% au PIB et 84% à la création d’emploi, selon les statistiques de 2016. Selon les chiffres donnés par l’ISTEEBU, 90% des personnes au Burundi évoluent dans le secteur agricole, dont 58,3% de jeunes.

A propos de l'auteur

Dona Fabiola Ruzagiriza.

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