Economie

Le secteur privé demeure le parent pauvre de l’économie

Un secteur privé dynamique est un puissant moteur de création d’emplois et l’un des fondements d’une croissance économique durable. Pourtant, L’analyse du secteur privé burundais permet également de constater qu’une grande majorité d’opérateurs œuvre dans le secteur informel

« L’économie burundaise repose essentiellement sur le secteur primaire », a indiqué Alexis Bizimungu, Professeur Associé à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FSEG) à l’Université du Burundi (UB) lors de l’ouverture des activités du Club d’Actualité Economique (CAE). Malheureusement, le secteur primaire est dominé par une agriculture vivrière d’une très faible productivité car utilisant encore des méthodes de culture archaïque.

Or, La Banque Mondiale souligne que le secteur privé est le principal moteur  de la création d’emplois et la source de 90% de tous les emplois créés dans  le monde en développement. Ce qui n’est pas le cas pour le Burundi.  Il devrait être la pierre angulaire et le point de départ de toutes les politiques de l’essor économique du Burundi, a indiqué  Pr Alexis Bizimungu.

Alexis Bizimungu, Professeur Associé à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion à l’Université du Burundi et directeur du Centre Universitaire de Recherche pour le Développement Economique et Social (CURDES) : « Des efforts doivent être consentis dans l’adoption des stratégies et dans la promotion des innovations dans les secteurs porteurs de croissance et créateurs d’emplois. »

En fait, le secteur privé dans chaque pays n’est autre que la communauté qui travaille; les entreprises, en tant que parties de cette communauté, saisissent leurs impacts mieux que jamais.  Leur influence sur le développement économique et social, sur le respect de l’environnement et sur la gestion efficiente et efficace des ressources représente une importante contribution au bien-être de leurs communautés.

Cependant, le secteur privé ne peut pas agir seul. Il a fait savoir que l’Etat a pris des initiatives  qui concernent entre autres  la promulgation d’un nouveau Code des investissements et la mise en  place de l’Agence de Promotion des Investissements (API) en 2008. Il faut également ajouter la création d’un guichet unique. Et cela a facilité les formalités administratives  relatives à la création des entreprises et aux procédures douanières et  fiscales.

L’entrepreneuriat est en effet l’une des principales voies de sortie de la pauvreté

Toutefois, le travail est encore long. Le secteur  primaire qui emploie pourtant la grande partie de la main-d’œuvre active du pays est le parent pauvre de l’entrepreneuriat. Or, l’entrepreneuriat est l’une des principales voies de sortie de la pauvreté et la création d’emplois continue à être l’une des grandes priorités du développement, mais aussi un défi capital. Et,pour que le secteur primaire profite aux plus pauvres, il faut qu’il soit formel. Cela implique  la création d’emplois plus nombreux et de meilleure qualité, a indiqué Alexis Bizimana.

D’après Alexis Bizimungu, le secteur  primaire reste sous développer, mais aussi d’autres secteurs.  Il  a fait savoir  que le secteur secondaire, quant à lui, est caractérisé par un tissu industriel très faible en raison de la vétusté et l’obsolescence des outils de production mais aussi de la technologie archaïque utilisée. Ce secteur présente également des produits très peu compétitifs en raison des coûts élevés des matières premières et du transport.

Il a ajouté également que le secteur des services, bien qu’en progression constante, n’occupe qu’environ un tiers du PIB. Le tertiaire est dominé par les activités informelles. Cette situation prouve à suffisance  la précarité des activités économiques, la concurrence déloyale et la pression fiscale sur les activités formelles. Cependant, la croissance économique  ne peut pas transformer les sociétés, intensifier la prospérité et favoriser l’épanouissement des populations.

Pour redorer le blason du secteur privé, Alexis Bizimungu Professeur, Associé à la F S E G à l’U B et directeur du Centre Universitaire de Recherche pour le Développement Economique et Social CURDES indique que  des efforts doivent être consentis dans l’adoption des stratégies et dans la promotion des innovations dans les secteurs porteurs de croissance et créateurs d’emplois comme le plan de modernisation de l’agriculture, du tourisme,  des mines ,mais aussi le secteur des services.

A propos de l'auteur

Ferdinand Mbonihankuye.

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