Les femmes sont déterminées à voler avec de propres ailes. C’est dans ce cadre que la coopérative Women In Business (WIB) a été lancée le 29 mars 2019. Elle rassemble les femmes avocates, entrepreneurs et médecins et a pour mission de valoriser les initiatives entrepreneuriales des femmes
« L’aventure a commencé en 2017. Le but est de valoriser les initiatives entrepreneuriales des femmes. La tendance est que, d’après les on-dit, les femmes n’osent pas entreprendre. Elles se cramponnent sur leur vie privée et manquent d’ambitions professionnelles », explique Alida Habonimana, présidente de la coopérative WIB.

Or, fait-elle remarquer, les femmes sont au cœur de l’économie en Afrique. C’est pourquoi la vision de WIB est de se battre contre ces stéréotypes, d’inspirer et d’outiller toutes celles qui veulent entreprendre et les opérateurs qui les accompagnent.
WIB souhaite décrypter, échanger, provoquer, impulser et booster la vision de l’entrepreneuriat au féminin.
La persévérance avant tout
« Dans le business, on a des idées, mais on peut manquer de l’argent pour les concrétiser », explique Jacqueline Ndayizeye, présidente de l’Association des Femmes Entrepreneurs du Burundi (AFAB).
Elle témoigne que les femmes entrepreneurs n’ont pas souvent des capitaux ou obtiennent difficilement des crédits pour entreprendre. Cette femme entrepreneur depuis vingt ans indique que les banques exigent des garanties. Ce qui bloque la motivation des femmes entrepreneurs.
Pour pallier à cela, elle affirme que la persévérance est une solution incontournable. Et d’ajouter que se regrouper en association apporterait de la valeur ajoutée aux produits des femmes entrepreneurs.
Les jeunes filles sont preneuses
Alice Habonimana, fondatrice et directrice générale d’Alice Tomate (Alitom) regrette que les jeunes burundaises sont moins présentes dans le monde entrepreneurial.
Agée de 22 ans, la jeune entrepreneur informe que son entreprise transforme les tomates. Elle produit également des jus d’ananas, de betterave, de maracuja. En plus de cela, Mme Habonimana vend le riz, les haricots, les maïs…
« J’encourage les jeunes filles comme moi à s’intéresser à l’entrepreneuriat. Pour le moment, mon business progresse. Je n’ai plus besoin d’être engagé par l’Etat. Je prévois plutôt créer des emplois », martèle-t-elle.
Surmonter les obstacles
Selon Laura Sheïlla Inangoma, actrice dans la troupe théâtrale « Les enfoirés de Sanolandante », la créativité des femmes est une richesse tellement vaste, mais à peine exploitée. Or, signale-t-elle, le grand défi chez les femmes entrepreneurs est d’avoir peur de l’échec.
Pourtant, rappelle Mme Inangoma, les grands hommes d’affaires disent que ce sont les échecs qui leur ont appris à faire différemment.
Pour l’actrice qui se cherche en art, échouer n’est pas une fatalité. C’est plutôt un moyen d’apprendre et de savoir apporter des solutions à l’échec.
En plus du travail en groupe, l’actrice encourage les femmes entrepreneurs en herbe à s’inspirer des autres femmes modèles qui ont réussi. Elle cite par exemple la patronne de l’entreprise « Fruito » Marie Müque Kigoma et d’autres.
Ouverture d’esprit
Entreprendre, fait comprendre Stephan Doukhopelnikoff, n’est pas synonyme d’être intelligent ou être un génie. C’est, d’après ce coach en développement personnel et business, l’exploitation de l’art, de la créativité. Cette dernière émane de l’imagination.
Il certifie qu’entreprendre est facile dans une société sans conflits. « Tout vient de la paix et de l’amour. Tout vient dans le silence. Si on parle de la créativité, c’est être libre de ce qu’on va faire », renchérit-il avant d’éclairer qu’il faut commencer par soi-même.
Et de conclure : «Il faut ouvrir l’esprit pour être créatif, savoir que les connaissances sont limitées. A chaque instant, il faut analyser où on veut aller et découvrir ses talents».
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