Santé

L’obésité, ce mal peu connu au Burundi

Au Burundi, l’obésité est une pathologie à ne pas prendre à la légère. Il est l’accumulation excessive de graisse corporelle qui augmente le risque d’être, le sucre étant le principal facteur qui cause cette pathologie. Danger

L’obésité résulte souvent d’une consommation de calories supérieure à celles dépensées en faisant de l’exercice ou dans des activités quotidiennes normales. Selon Sylvain Arsène Iradukunda, nutritionniste, c’est la cause des pathologies comme le diabète et l’hypertension. Il peut être causé entre autres par la consommation excessive du sucre blanc, l’excès des protéines et des grignotages ainsi que celui des lipides dans le corps. Ce dernier se mesure par l’indice de masse corporelle (IMC). Celui-ci est une mesure simple du poids par rapport à la taille couramment utilisée pour estimer le surpoids et l’obésité chez l’adulte. Il correspond au poids divisé par le carré de la taille, exprimé en kg/m2.

L’obésité résulte souvent d’une consommation de calories supérieure à celles dépensées en faisant de l’exercice ou dans des activités quotidiennes normales.

L’obésité désigne l’état d’une personne présentant un Indice de Masse Corporelle de 30 kg/m2 ou plus. Elle est évaluée au moyen de l’indice de masse corporelle (IMC), à partir duquel l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a défini des seuils de surcharge pondérale. Elle est dite « modérée » pour un IMC compris entre 30 et 34,9, « sévère » lorsque l’IMC est compris entre 35 et 39,9 et « massive » pour un IMC au-dessus de 40. Il tient à mettre une nuance entre le surpoids et l’obésité. La différence réside dans l’IMC. Le surpoids va de l’indice de 25 à 29,9 kg/m2 tandis que l’obésité est de 30 kg/m2 et plus.

La base du traitement consiste à changer de mode de vie

Cela se fait en modifiant son régime alimentaire et en exerçant une activité physique. Un régime strict est plus que recommandé : manger moins gras, moins salé, moins sucré, moins de grignotage, moins d’alcool et faire surtout plus de sport.

Selon ce nutritionniste, il faut manger beaucoup de légumes et de fruits, boire beaucoup d’eau. Il faut éviter également de trop manger le soir car le soir, explique-t-il, on ne dépense pas d’énergie pour absorber les calories qu’on a consommé. Le meilleur serait plutôt de prendre un petit déjeuner bien consistant le matin. « Par exemple si nous prenons du thé seulement le matin, cela nous amènera la personne à faire beaucoup de grignotage pendant la journée parce que nous dépensons plus d’énergie à ce moment de la journée ». Et de renchérir qu’il ne déconseille pas aux gens de manger gras ou sucré, mais il les exhorte à en consommer d’une façon équilibrée, car tout cela est bénéfique pour la santé.

Le sucre est-il aussi dangereux que certains le prétendent ?

D’après le site du Figaro, Dr Edouard Pélissier, chirurgien spécialisé en cancérologie dresse un état des lieux des risques. Il a étudié les effets néfastes du sucre en compilant notamment des centaines d’études et de recherches. S’il rappelle qu’on ne meurt pas d’overdose de sucre, en consommer en grosses quantités a des conséquences sur la durée de vie, favorise le diabète, ou encore la surcharge de graisse dans le foie. Nous disposons aujourd’hui de nombreuses études qui attestent que le sucre est dangereux. Il faut d’abord savoir que ce n’est pas un aliment dont on a besoin, contrairement à ce que beaucoup de gens pensent. Le sucre n’est véritablement devenu un ingrédient de cuisine qu’à partir du XVIIIème siècle. Nous avons en réalité un problème de terminologie un peu particulier dans notre langue française : nous qualifions souvent les glucides de sucres. Or, les sucres sont une famille des glucides et ils n’ont pas le même métabolisme que la majorité de ces derniers.

Cela ne veut pas dire qu’il est indispensable pour l’organisme. Le glucose est notre carburant, notre fuel indispensable, pas le sucre. Mais si le glucose est indispensable à notre métabolisme, il peut aussi être nocif pour nos cellules et l’excès de sucre dans le sang entraîne des dégâts. C’est notamment ce qui se passe avec le diabète.

Le magazine «Science et Avenir» fait savoir que même s’il est indispensable à l’organisme, le glucose provoque de graves maladies quand il est consommé en excès. Pire, la multiplication des « sucres cachés » dans les aliments transformés accentue son pouvoir addictif. Certains chercheurs le comparent même à une drogue. On le trouve partout, accommodé à toutes les sauces et souvent à notre insu. Or, son omniprésence dans notre alimentation doit nous rappeler une donnée essentielle : le sucre est associé à de nombreuses maladies allant du diabète aux cancers. Foie, pancréas, cœur, cerveau, peau…, tous nos organes sont malmenés par sa surconsommation. Et le problème est loin d’être résolu, tant l’accès à une nourriture de mauvaise qualité, mais peu chère progresse.

A propos de l'auteur

Chanelle Irabaruta.

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