Une amende qui varie entre 2000 de FBu et 100 millions de FBu ; telle est la sanction réprimant l’importation, la fabrication, la commercialisation et l’utilisation des sachets et autres emballages en plastique. Les commerçants demandent un délai de grâce pour écouler leurs stocks. Et les acheteurs, quant à eux, demandent la réduction du prix des produits de substitution
Lundi 10 h au marché Bujumbura City Market communément appelé chez Sion. Lors de notre passage à cet endroit le constat était qu’actuellement de nouveaux emballages biodégradables gagnent de plus en plus le terrain à Bujumbura. On en voit en grandes quantités ces derniers jours. La population a adopté cette nouvelle pratique d’utiliser les emballages biodégradables. Ils sont disponibles à presque tous les étalages de ce marché. On en voit partout en différentes couleurs.
« Que le prix des emballages de substitution soient abordables »

Actuellement, de nouveaux emballages biodégradables gagnent de plus en plus le terrain à Bujumbura. On en voit en grandes quantités ces derniers jours.
Selon les clients rencontrés à ce marché, ces emballages coûtent chers. Et, suite à cela, les commerçants ont du mal à emballer les marchandises achetées par leurs clients. « Ils nous obligent à acheter nos propres emballages alors qu’avant il y avait des petits sachets en plastique blancs qu’ils utilisaient pour emballer les produits achetés par kilos ou des petits sachets noires en plastique», se lamente un jeune homme rencontré à ce marché. Et d’ajouter qu’il trouve révoltant d’acheter un emballage biodégradable à 500 FBu alors qu’il vient d’acheter des tomates de 1000 FBu seulement. Néanmoins, même si les nouveaux emballages biodégradables disponibles sur le marché sont chers, ils durent plus longtemps et sont très solides. « Si ces derniers sont disponibles à un prix abordable, on va les utiliser sans problèmes ».
Quant aux commerçants, les sachets en plastiques disponibles ne sont que ceux qui sont encore dans les stocks. « On attend juste leur écoulement ». Ils demandent au gouvernement de réduire les prix des nouveaux sachets biodégradables. On avait l’habitude d’emballer les produits pour les clients, mais actuellement c’est devenu très difficile. « Si un client achète un kilo de riz, comment est-ce qu’il va le transporter ? C’est pour cela que lorsqu’ils se rendent compte que tu n’as pas d’emballage pour eux, certains clients préfèrent ne pas acheter », indique Goreth Kanziza, vendeuse de denrées alimentaires. Même situation au marché de Cotebu. Les acheteurs demandent au gouvernement de revoir à la baisse les prix des emballages de substitution. On demande qu’on fabrique d’autres emballages pouvant contenir de petites quantités comme les petits sachets en plastique qui pouvaient contenir par exemple un kg de haricot ou de riz.
Des sanctions contre les récalcitrants
Lors de l’ouverture d’un salon de l’emballage au Burundi organisé par l’Agence de Promotion des Investissements (API) en collaboration avec le ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage, le ministre Déo Guide Rurema convie la population à recourir aux produits de substitution qui sont biodégradables. Ce salon aura permis de vulgariser l’ordonnance ministérielle conjointe no 750/540/710/1510 du 12/10/2020 portant mise en application effective du Décret no 100/099 portant interdiction de la fabrication, de l’importation, de la commercialisation et de l’utilisation des sachets et autres emballages en plastique du 08/08/2018.
Pour assurer la mise en application effective de ce décret, les dispositions de ladite ordonnance prévoient entres autres des sanctions pour quiconque se rendra coupable de la violation dudit décret réglementant l’utilisation des emballages en plastique. Les montants des amandes infligées aux commerçants, importent, fabriquent, commercialisent ou utilisent des sachets en plastique varient respectivement de 25 à 50 millions de FBu, de 50 à 100 millions de FBu, de 12 à 25 millions FBu ou de 2 à 5 mille FBu.
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