Commerce

Manque de certains produits Brarudi, une pénurie en perspective ?

Ces derniers jours, certains produits de la Brarudi se font rares ou ont complètement disparu sur le marché. Après l’Amstel bock, c’est le tour de la petite Primus et de l’Amstel blonde. Du côté des consommateurs et des cabaretiers, c’est le mécontentement total. Burundi Eco a fait un tour dans les différents coins de Bujumbura pour s’enquérir de la situation

Presque toutes les buvettes du quartier Mirango sont unanimes sur le fait que certains produits Brarudi, plus particulièrement les petites Primus et l’Amstel blonde ne font pas partie des livraisons qu’ils reçoivent. Nous sommes samedi le 12 septembre, à la 13ème avenue du quartier Mirango, tout près de la RN1. Second Life est connu pour ses fréquentations, surtout les week-ends. La viande y est à gogo, mais la bière ne coulait pas à flot cet après-midi-là. Ceux qui font les commandes des petites Primus ne sont pas servis. « Cela fait plus de trois jours qu’on n’en a pas. Maintenant, l’Amstel aussi se fait rare. Nous sommes obligés de parcourir tous les SSD de Kamenge et Ngagara pour en chercher, mais aujourd’hui on est revenu bredouille », témoigne Richard Ndizeye, un gérant de ce bar. Ce phénomène survient alors que ça fait plus d’un mois que l’Amstel bock a aussi disparu. Les consommateurs se demandent le pourquoi de cette pénurie qui ne dit pas son nom. «Chaque fois qu’il y a le manque de l’un ou l’autre produit de la Brarudi, on ne trouve pas de réponse. Ce qui crée une certaine frustration entre nous et les cabaretiers», témoigne un consommateur rencontré sur les lieux.

Dans les dépôts de boissons de la Brarudi, les petites primus dites « Bajou » se font rares.

Nous nous rendons à Ngagara pour voir si la situation est la même. Cap sur un bar connu sous le nom de « Chez Marango ». Les clients, d’habitude tranquilles, se chamaillent par temps avec les serveurs. Ils leur demandent d’aller chercher ailleurs, pourvu qu’on leur trouve des Amstels. Ils révèlent que depuis le matin ils cherchent partout mais ne trouvent rien.

Dans les quartiers Sud de la capitale économique, même scénario a. De Kinindo à Musaga en passant par Kinamira, les tenanciers des bars se lamentent. « J’ai envoyé un de mes employés chercher les petites Primus à Kanyosha où on nous a signalé qu’il y a un dépôt qui est en train de distribuer ces boissons, mais il est revenu mains vides. On n’en connaît pas la cause, mais la pénurie est là », nous indique Liliane, une commerçante de Kinamira avant d’ajouter que son stock se vide aussi d’amstel blonde depuis deux jours.

Pour en trouver, c’est une autre affaire

Nous rencontrons Jean Pierre, un chauffeur de taxi avec plus de 5 caisses de petites Primus sur son vélo. Fatigué, il nous raconte qu’il vient de Ruziba où il y a un seul Mega SSD qui distribue encore les petites Primus. Là aussi, on doit laisser quelques sous au distributeur pour avoir la quantité voulue. « L’Amstel blonde et la petite Primus sont les plus sollicités. Si je n’en ai pas je ne vends presque rien. C’est pourquoi je dois courir pour en avoir. Mais je travaille à perte parce que je ne peux même pas ajouter 100 FBu sur le prix alors que j’ai dépensé pour le transport », s’indigne-t-il.

Sur les quelques SSD où nous sommes passés, les camions en attente d’être servis étaient en grand nombre. David Ndikuriyo, un des gérants du SSD de Ngagara nous révèle que cela fait plus d’une semaine qu’ils ne sont pas ravitaillés en certaines boissons de la Brarudi dont la petite Primus alors que la demande est de plus en plus accrue. « Des fois nous ne trouvons pas de réponses, puisque quand on nous donne les stocks de boissons, on remarque que tous les produits ne sont pas servis dans le lot. Le problème se trouve au niveau de la Brarudi », souligne-t-il.

Pourquoi cette pénurie rampante ?

Contactées à ce propos, les autorités de la Brarudi ne nient pas la carence de certains produits, mais sans plus de détails. « Nous sommes au courant que certaines boissons se font rares. Mais ce n’est pas une pénurie comme telle.  Parfois il y a aussi une forte demande et on n’arrive pas à la satisfaire », confirme le chargé de la communication de la Brarudi tout en promettant de s’exprimer prochainement pour plus de précisions.

En attendant la position du géant de la bière, les questions des consommateurs restent en suspens. Certaines sources proches de la Brarudi qui ont requis l’anonymat évoquent un manque criant de devises qui influe sur l’achat des matières premières. La situation risque-t-elle de dégénérer ? Wait and see !

A propos de l'auteur

Bonaparte Sengabo.

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« Amstel Bright » inonde le marché

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