Les habitants rencontrés au chef‐lieu de la province Mwaro alertent du fait que le coût de la vie devient de plus en cher. Cela est illustré par les prix des produits de première nécessité qui augmentent du jour au jour. Ils invitent le gouvernement à prendre des mesures conséquentes pour inverser la tendance. Sinon, leur avenir est incertain

Les prix exorbitants compliquent les conditions de vie des habitants du chef-lieu de la province Mwaro.
Le coût de la vie devient de plus en plus cher à Mwaro, alertent les habitants rencontrés au chef-lieu de la province Mwaro mercredi le 13 novembre 2024.
Selon ces derniers, cela est occasionné par la hausse des prix des produits de première nécessité. Comme l’a constaté Burundi Eco, un kg de riz s’achète à 4500 FBu, celui du haricot de type kirundo à 3300 FBu, celui de la farine de maïs à 2800 FBu, celui de la farine de manioc à 1500 FBu, celui des grains de maïs à 2500 FBu, celui de oignons rouges ou blancs à 2500 FBU.
Une bouteille de Kinju pleine d’huile de palme se vend à 10 000 FBu. Un kg de pommes de terre se vend entre 2000 FBu et 2200 FBu.
Ces prix exorbitants compliquent alors les conditions de vie des habitants du chef-lieu de la province Mwaro. «Nous sommes à huit dans ma famille. Pour les nourrir, je dois toujours dépenser un montant de 20 000 FBu par jour», explique un enseignant habitant au quartier Kagoma de la province de Mwaro. Actuellement, un billet de 10 000 FBu ne vaut rien, déplore-t-il.
Que le gouvernement prenne des mesures conséquentes pour stabiliser les prix
Ce quinquagénaire et fonctionnaire de l’Etat appelle le gouvernement à prendre des mesures urgentes pour stabiliser les prix sur le marché.
Sinon, il fait savoir que l’avenir de la population devient de plus en plus incertain. Selon lui, il se crée un grand déséquilibre entre les revenus des ménages et les prix des produits, car les salaires n’augmentent pas au même rythme que les prix des produits de première nécessité.
Que disent les commerçants ?
Les commerçants rencontrés au marché de Mwaro font savoir que la hausse des prix des produits est causée par le coût des devises qui ne cesse d’augmenter. Plus le USD grimpe, plus la monnaie locale perd de la valeur.
Selon ces derniers, cela est exacerbé par la production qui ne peut pas satisfaire la demande qui devient de plus en plus élevée. Tout le monde veut compter sur la production des paysans constitués en grande partie par les parents.
Ce sont eux qui sont restés à la maison. Il est rare de trouver des jeunes qui se lancent activement dans l’agriculture. Cette tâche a été confiée aux parents qui n’ont ni la force ni les moyens suffisants pour produire de grandes quantités de denrées alimentaires et satisfaire les consommateurs.
Il y a un grand déséquilibre entre l’offre et la demande
Le gouverneur de la province de Mwaro Gaspard Gasanzwe explique que c’est le déséquilibre entre l’offre et la demande qui est à l’origine de la cherté des prix des produits de première nécessité.
Les commerçants viennent en grande pompe au marché de Mwaro tous les mercredis, les vendredis et les dimanches pour s’approvisionner et acheminer les produits dans la capitale économique Bujumbura. Les véhicules de type Probox sont toujours surchargés des produits tels que les patates douces, les pommes de terre, les maniocs, les maïs, les haricots, les avocats, etc pour ensuite être acheminés vers Bujumbura‐ Mairie. Selon lui, cela aggrave alors la cherté des produits à Mwaro.
Sinon, il conclut que la population vaque à ses activités quotidiennes pour produire et trouver de quoi manger et de l’argent.
Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur.
La rédaction se réserve le droit de ne pas publier les commentaires enfreignant ces règles et les règles de bonne conduite.