Santé

Pandémie de Coronavirus : Une campagne de dépistage massif salutaire

Deux semaines après la campagne de dépistage massif du Coronavirus lancée par le gouvernement, trois centres ont été ouverts à Bujumbura. Les hôpitaux de l’intérieur du pays sont aussi capables de diagnostiquer le virus. Une initiative saluée par la population, mais qui nécessite encore plus de suivi

Actuellement, avec le lancement de la campagne « Ndakira, sinandura kandi sinanduza abandi », les gens se sont ruées vers les centres de dépistage pour connaître leur état de santé. Dr Thaddée Ndikumana, ministre de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida salue le courage de la population pour la participation massive au dépistage. « Cela fait deux semaines qu’on a commencé avec sa campagne. Nous sommes très satisfaits parce que la population a répondu massivement à cet appel. Depuis le mois de mars, suite au traitement qu’on administre à base d’azithromicyn, de la chloroquine et du zinc, les gens guérissent vite. Par rapport à ce que nous avions fait avant la campagne, on avait appliqué la méthode de dépister, traiter et isoler ainsi que rechercher les contacts. Ce qui nous a permis de stopper la propagation du virus », indique-t-il.

Dr Thaddée Ndikumana ministre de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida : « Nous sommes très satisfaits parce que la population a répondu massivement à cet appel ».

Avec la décentralisation du dépistage, toutes les provinces sanitaires peuvent prendre en charge les personnes qui veulent se faire dépister. Des appareils ont été mis à leur disposition ainsi que des réactifs. Même sur les frontières, ce genre de dépistage est possible avec des tests rapides. « Plus de 205 rapatriés de Gisuru ont été dépistés et les tests montrent qu’on n’a pas de cas positifs. Des étudiants et élèves en provenance de l’Ouganda ont aussi bénéficié du dépistage avant d’entrer sur le territoire national », ajoute Dr Ndikumana.

Des campagnes de sensibilisation sont également prévues

Le ministère de la Santé Publique a prévu des séances de sensibilisation dans toutes les provinces jusqu’aux sous-collines. « Plus de 12.000 agents de santé communautaires ont été formés à cet effet. Donc un agent de santé par sous-colline. Même des chefs collinaires ont bénéficié de cette formation pour accompagner cette sensibilisation. Des dépliants en Kirundi sont mis à la disposition de tous ces agents pour que l’information arrive à toute la population », affirme Dr Ndikumana.

Le dépistage massif oui, mais des mesures d’accompagnement sont indispensables

« La campagne en soi est une bonne chose parce qu’elle permet à tout le monde de se sentir ouvert au dépistage. Mais le défi reste dans le suivi des personnes testées positifs au coronavirus parce que leur entourage n’est pas aussi suivi avec rigueur. Ce qui fait craindre une autre forme de contamination», indique un professeur épidémiologiste. Pour lui, avec les 14 jours d’incubation du virus, il y a lieu de refaire le dépistage pour s’assurer que même les personnes dépistées soient sûres de leur état de santé.

L’epidémiologiste reste sceptique : « On sait que les virus reviennent souvent sous une autre forme parce que le coronavirus est nouveau dans le monde. Nous ne savons pas si les gens guéris du covid-19 peuvent encore être contaminés. Les services sanitaires devraient aussi suivre de près les personnes guéries pour s’assurer que l’état virologique ne reste pas ou ne se manifeste pas encore », renchérit-il. Toutefois, les mesures barrières doivent être suivies à la lettre. « Avec le relâchement dans le lavage des mains, il y a lieu de s’inquiéter. Il faudra toujours rappeler, conscientiser et faire le suivi. Sinon il nous sera difficile de combattre le coronavirus », s’inquiète-t-il.

Malgré cela, ajoute-t-il, il y a une lueur d’espoir. La contamination n’est pas aussi virulente comme cela s’observe dans les autres pays occidentaux. Même si les chiffres ne sont pas exhaustifs, la propagation du virus reste faible. « Normalement, la contamination touche les grandes agglomérations. Le taux le plus élevé s’observe à Bujumbura. Il faut que la campagne lancée par le gouvernement touche beaucoup plus les grands centres urbains sans pour autant oublier les coins reculés du pays, car c’est là où le virus, une fois arrivé, peut faire des dégâts énormes sans que les services sanitaires soient aptes à intervenir aussi vite », rappelle-t-il.

Depuis que la pandémie de la Covid-19 s’est déclarée au Burundi, 11.332 cas ont été prélevés, 345 parmi ceux-là ont été confirmés positifs au coronavirus, 270 cas ont guéri et 74 restent encore hospitalisés et un seul cas de décès a été jusqu’ici enregistré.

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Bonaparte Sengabo.

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