Dans le cadre de « Gender Equality and Empowerment Program » (GEWEP), un programme d’appui aux femmes et jeunes pour leur auto-développement, Parc des Jeunes Entrepreneurs (PARJE) en partenariat avec Care Burundi a animé ce vendredi 22 novembre 2019 à Gitega une conférence «Business to Business» (B2B). Ladite conférence visait à échanger les expériences et à créer des connections entre les femmes entrepreneures émergentes formées par PARJE et les autres femmes désireuses d’embrasser l’entrepreneuriat
« PARJE est une organisation non gouvernementale locale qui a pour mission principale de promouvoir l’entrepreneuriat en milieu des jeunes et de contribuer à la professionnalisation et la rentabilisation des métiers pour l’amélioration de la vie socio-économique de la population en général et l’autonomisation des jeunes et des femmes en particulier », a tenu à préciser M. Emile Uwezowamungu dans son mot de bienvenue. Une centaine de femmes venues de huit provinces couvertes par PARJE ont participé à la conférence B2B.

Les femmes bénéficiaires du projet GEWEP ont émis le souhait d’être soutenues par l’Etat dans la certification de leurs produits
Selon Uwezowamungu, PARJE a commencé ses activités en 2013 après avoir constaté qu’il était difficile d’obtenir un emploi pour les jeunes à la fin de leurs études, y compris les femmes et les filles pour acquérir les compétences nécessaires pour être des entrepreneurs.
PARJE et CARE International ont prévu dans leurs plans de développement pour 2025 de travailler avec différentes ONGs, le gouvernement et les autorités locales afin d’aider les jeunes et les femmes à obtenir un espace pour se développer eux-mêmes.
Pour Josée Ntabahungu, représentante de GEWEP, l’objectif du projet est de contribuer au développement des femmes et des filles qui se lancent dans l’entrepreneuriat dans différentes provinces où le projet est en cours d’exécution. «GEWEP aide les femmes et les filles à s’interconnecter afin de créer un réseau et de travailler ensemble pour leur propre développement. Nous lançons un appel aux administrateurs de toutes les communes pour qu’ils accordent une place aux femmes et facilitent la mise en œuvre des tâches qui leur incombent pour leur développement», a indiqué Mme Ntabahungu tout en encourageant les femmes à devenir des entrepreneurs plutôt que des commerçantes dans le but de parvenir à un développement durable.
Des témoignages positifs pour les bénéficiaires du GEWEP
Amida Uwingabire, une femme divorcée de la commune Gasorwe dans la province de Muyinga, couvre d’éloges le projet pour l’autonomisation de la femme. «PARJE et CARE Burundi ont été comme mes parents après que j’eusse été malmenée au foyer. Ma vie allait toucher le fond du gouffre n’eut été les formations nous dispensées par les deux organismes», narre-t-elle. Par après, elle s’est lancée dans le petit commerce des tomates, des aubergines et des amarantes avec un capital initial de 15 000 FBu. Petit à petit, elle a évolué jusqu’à louer un kiosque servant de boutique. « Mon frère a bousillé mon capital par mauvaise gestion. Je me suis encore retrouvée dans l’incapacité de continuer mon business », affirme Uwingabire.
Avec courage et abnégation, la jeune femme a contracté via un intermédiaire de son ami qui travaille à la Coopec, un prêt de 500 000 FBu comme capital initial d’un commerce qu’elle allait entreprendre en Ouganda. Après une année, elle était déjà à un capital de 300 USD. « J’ai maintenant ma propre parcelle. J’ai pu construire une maison et acheter deux voitures et un téléviseur », se félicite-t-elle.
D’autres femmes ont évolué dans la production et la transformation agroalimentaire, mais sont actuellement confrontées à la non certification de leurs produits. Ce qui constitue un handicap majeur pour l’accès au marché. Cependant, ces femmes demandent aux autres femmes de rejoindre les associations et surtout les coopératives SANGWE dispersées sur toutes les collines pour se développer.
La conférence a suscité une discussion poussée sur les nouvelles opportunités d’affaires, l’échange d’expériences et d’informations, la création de cadres de discussion, des débats sur les marchés d’écoulement des marchandises et l’aboutissement à des visions plus élargies. PARJE incite les autres intervenants à organiser d’autres cadres de rencontres pour les femmes entrepreneurs et promouvoir l’esprit de collaboration entre les femmes dans leurs affaires.
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