TIC

Réouverture du réseau Smart : Un montant d’à peu près 30 milliards de FBu à débloquer

Les arriérés couplés aux pénalités que doit la société de télécommunication Lacell S.U à l’Etat arrivent à 9,9 milliards de FBu. A ces arriérés s’ajoutent le renouvellement de la licence qui revient à 10 millions USD. Ce sont ces désagréments qui font que le réseau Smart reste inaccessible

La société de télécommunication Lacell S.U connu sous la marque commerciale Smart n’a pas été suspendue comme le commun  des mortels le pense, a indiqué  Emmanuel Misago, porte-parole de l’Agence de Régulation et de Contrôle des Télécommunications (ARCT) lors de l’émission publique des portes- paroles des institutions publiques organisée vendredi le 30 septembre 2022.  «Ce qui est suspendu est son réseau.  Elle peut même demander l’autorsation d’exercer d’autres activités», précise- t- il. 

Selon Misago, l’origine de cette suspension  est l’expiration de sa licence d’exploitation. Elle a expiré le 27 juillet 2022. Jusqu’aujourd’hui,  l’ARCT fait savoir que Lacell S.U ne dispose plus d’une autre licence qui coûte un montant de 10 millions USD, soit autour de 20 milliards de FBu.

La société de télécommunication Lacell S.U doit à l’Office Burundais des Recettes (OBR) des arriérés de taxes et impôts couplés aux pénalités estimés à 9,9 milliards de FBu.

 

Smart doit à l’Etat un montant de 9,9 milliards de FBu

En plus de cela,  cette société de télécommunication doit à l’Office Burundais des Recettes (OBR) des arriérés de taxes et impôts couplés aux pénalités estimés à 9,9 milliards de FBu, a fait savoir le porte-parole de l’OBR Stany Ngendakumana.  Il éclaire que Lacell  S.U ne s’acquitte plus des taxes et impôts dus à l’Etat depuis le mois de  juin. Et d’ailleurs, l’ARCT fait remarquer que  cette attitude de ne pas payer régulièrement les taxes et les impôts dus à l’Etat s’observe depuis bientôt deux ans.      

Suite à tous ces désagréments, le réseau Smart est inaccessible. Et ses abonnés se lamentent du fait que leurs cartes de recharge ne sont pas fonctionnelles. Ils s’interrogent sur le sort des bouquets  internet, les unités achetées ou encore le sort des contrats avec d’autres sociétés pour fournir le service de flotte téléphonique indispensables pour la communication interne. 

A titre illustratif, Michel Ciza, habitant la zone Rohero, un des abonnés de Smart appréciait bien la qualité  du service offert par Lacell S.U. Il se demande alors comment il va migrer vers d’autres réseaux. Pour lui, divorcer avec Smart  est un coup dur. Ces abonnés souhaitent que cette société ait l’autorisation de rouvrir son réseau.  

Le personnel de Smart dans le désarroi

Le personnel de cette société s’inquiète aussi, car la majorité d’entre eux ont été automatiquement licenciées.  Un des employés de Lacell demande aux responsables de cette société d’être clairs. «On nous dit qu’elle est en train de chercher comment payer les arriérés dus à l’Etat pour continuer ses activités. Pourtant, vu le montant qu’elle doit payer, je ne vois pas où Lacell S.U va tirer toute cette cagnotte. Le pire encore est qu’elle a aussi d’autres dettes. A titre illustratif, il doit payer son personnel qu’il estime à 50 ou 70, car tout le personnel qui ne dispose pas d’un contrat indéterminé a été déjà chassé depuis une certaine période », confie cet employé. Ce dernier ajoute aussi que Lacell S.U doit un certain montant d’argent au personnel qui a été licencié abusivement.                 

Quand Smart s’explique

Dans une correspondance adressée au patron de l’ARCT, la direction générale de Lacell S.U affirme qu’elle s’est pliée aux directives du régulateur. Cependant, Smart se défend à propos des allégations selon lesquelles elle n’a pas payé ses dettes envers l’Etat. « Lacell S.U a payé tous ses arriérés d’impôts de 6,6 milliards de FBu au 30 mai 2022. Ces arriérés ont été reconnus et acquittés par l’OBR. Lacell S.U n’a pas d’arriérés comme allégué dans la lettre », fait savoir Antony Kanny, directeur général de Lacell S.U dans une correspondance du 19 août 2022. 

Par ailleurs, le patron de Smart reconnait que cet opérateur n’a pas encore réglé les factures émises au cours des deux derniers mois (juillet et août 2022) et informe que le montant des impayés s’élève à plus de 1,3 milliard de FBu. Malgré l’arrêt des activités, Lacell S.U va payer ce montant tout en espérant la réouverture de ses comptes et la restitution de ses engins roulants. La direction générale dénonce ce qu’elle qualifie de fermeture brutale qui impacte tout un secteur. « Cette fermeture brutale de nos services sur base d’arriérés impayés est injuste. De surcroît, elle a impacté nos clients, nos employés, nos distributeurs et tous les différents services au Burundi travaillant dans nos circuits de distribution », laisse entendre cette correspondance.  

 Notons que la société n’avait le droit de renouveler sa licence qu’après la liquidation préalable de la totalité de sa dette envers le gouvernement, peut-on lire dans le communiqué du 2 juin 2022 mettant en demeure  la société LACELL S.U pour régulariser  sa dette envers l’Etat.

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A propos de l'auteur

Jean Marie Vianney Niyongabo.

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