La vétusté des routes nationales menant vers l’intérieur du pays inquiète les usagers de la route. Cependant, des travaux sont en cours depuis quelques mois, mais tirent en longueur. Dans presque toutes ces routes, les travaux de réfection sont au point mort alors que les routes continuent à se détériorer. Burundi Eco a fait un tour sur certaines routes nationales. Reportage
En empruntant la RN 5 du centre-ville vers l’aéroport international Melchior Ndadaye, la route est dans un état critique. La route qui avait une double voie n’est plus praticable à certains endroits. Les automobilistes sont obligés de se céder mutuellement le passage vu que la voie est empruntée par les gros camions de Buceco ou de Sogea Satom. Les nids de poule y sont fréquents. Pourtant, les machines étaient à l’œuvre il y a quelques mois, mais les travaux se sont subitement arrêtés.

L’état déplorable de certaines routes oblige les automobilistes de se céder mutuellement le passage
La route qui mène vers Rumonge RN3 est aussi en piteux état. Depuis Nyaruhongoka, de grosses pierres ont envahi la route et la montagne a glissé vers la route. Les usagers de cet axe s’indignent du fait que leurs véhicules se détériorent vite. « Je suis obligé de faire la révision de ma voiture après chaque semaine. Nous demandons aux services habilités de tout faire pour réhabiliter cette route », fait savoir un de chauffeurs des bus sur le trajet Bujumbura-Rumonge. Cependant, cette route est très bénéfique pour le pays, car elle sert de trait d’union commercial entre les provinces du Sud du pays et Bujumbura, la capitale économique. Selon les chauffeurs rencontrés près de l’agence Buragane près du petit séminaire de Kanyosha, ils éprouvent d’énormes difficultés à acheminer les marchandises vers les marchés situés en mairie de Bujumbura. La route et certains ponts sont cassés. Ce qui leur coûte cher, car ils sont obligés de faire plus de trois heures de route alors qu’en temps normal, ils pourraient faire au maximum deux heures. C’est sans comptabiliser les coûts de réparation des véhicules qui sont obligés de visiter les garages à un rythme très régulier et rapproché.
Sur cette même route, si deux véhicules se croisent, l’un doit attendre le passage de l’autre car une partie de la route a été emportée par l’eau. Bien plus, les éboulements des montagnes qui surplombent l’endroit couvrent la RN 3. Les usagers de la RN3 demandent alors au gouvernement et aux bienfaiteurs de leur venir en aide pour que cette route d’une grande importance pour le pays puisse être réhabilitée.
La RN1 et la RN7 ne sont pas épargnées
A la sortie de la zone Musaga, il y a un affaissement de la route qui tend à finir sa course dans le ravin occasionné par les eaux de ruissellement. Pourtant, cette route a été réhabilitée il y a moins de cinq ans. Plus d’un se demandent comment on a pu réceptionner une route avec de telles failles de construction. Les usagers de cette route se disent indignés, car les échanges commerciaux risquent d’être paralysées si rien n’est fait dans l’immédiat. « Cette route est notre seul gagne-pain. Si l’Etat ne s’active pas pour la sauver, on craint le pire quant au ravitaillement de la ville de Bujumbura », témoigne un des chauffeurs qui empruntent la RN 7.
Sur la RN 1, des véhicules poids lourds roulent à tout instant en direction ou en provenance de Bujumbura. De longs ou de petits véhicules de transport en commun également. La circulation est intense. Mais arrivé au niveau d’une petite déviation au centre de Muberure (commune Isare), à environ 4 ou 5 km de la mairie de Bujumbura, il faut s’arrêter ou tout au moins ralentir.
Le ministère des Transports, des Travaux Publics, de l’Equipement et de l’Aménagement du Territoire tranquillise
Dans l’émission publique des porte-paroles des institutions publiques animée en date du 20 mars 2020, Jeanne Mukenguruka, porte-parole du ministère des Transports, des Travaux Publics, de l’Equipement et de l’Aménagement du Territoire a indiqué que la réhabilitation et le revêtement des différentes routes vont bientôt redémarrer. Pour l’axe Rumonge- Nyanza-Lac, les financements en provenance de la BADEA et de l’OFID sont déjà disponibles. Les termes de références sont déjà mis à la disposition des sociétés qui veulent prendre le marché. De même que pour le tronçon Rumonge-Gitaza, les fonds sont disponibles. « Dès le mois d’avril, les travaux pourront commencer après l’attribution du marché à celui qui aura rempli les conditions exigées », a-t-elle souligné. Pour le reste de la voirie en mauvais état, le ministère fait savoir qu’il attend d’autres financement pour que les travaux de réhabilitation puissent commencer.
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