Entrepreneuriat

Soirée des jeunes entrepreneurs

L’ambassade des Pays-Bas au Burundi a organisé pour la deuxième fois une soirée des jeunes entrepreneurs. Cet événement offre aux jeunes un cadre d’échange et d’expression sur les enjeux de l’entrepreneuriat. Les entrepreneurs, les opérateurs économiques, les institutions d’incubation des jeunes … avaient répondu massivement au rendez-vous pour découvrir les secrets de l’entrepreneuriat

La 2ème édition de la soirée des jeunes entrepreneurs s’est tenue mercredi le 10 avril 2019 à la résidence de l’ambassadeur des Pays-Bas au Burundi. Elle s’est articulée autour le thème central: « Se présenter et présenter son business ». 

D’après Caecilia Wijgers, ambassadeur des Pays-Bas au Burundi, il n’est jamais trop tard de présenter ou de redéfinir l’entrepreneur dont on veut être. Elle rappelle que la maîtrise de la langue est primordiale. Dans le domaine des affaires, le choix des mots est indispensable. Il faut utiliser des mots qu’il faut quitte à convaincre ses clients, ses partenaires, laisse entendre Mme Wijgers. 

Mme Caecilia Wijgers, ambassadeur des Pays-Bas au Burundi : «L’objectif de la soirée des jeunes entrepreneurs est d’établir des connexions entre les jeunes entrepreneurs».

Pourquoi cet événement? 

L’objectif de la soirée des jeunes entrepreneurs est d’établir des connexions entre les jeunes entrepreneurs. Au cours de cette soirée, les jeunes apprennent les enjeux de l’entrepreneuriat, comment créer sa propre entreprise. « L’évènement nous permet d’identifier les besoins afin de prendre des initiatives pour soutenir les jeunes entrepreneurs », explique Mme Wijgers. 

La première édition était une prise de contact avec les jeunes entrepreneurs. Cette deuxième édition est axée sur la présentation des activités des jeunes entrepreneurs. Le temps étant limité, l’entrepreneur doit se concentrer sur l’essentiel. Juste les activités ou les services offerts et les perspectives du marché. 

Les Pays-Bas aux côtés des jeunes 

L’ambassade des Pays-Bas au Burundi à l’ambition de soutenir les jeunes entrepreneurs de manière durable en incluant tous les jeunes actifs dans le monde des affaires, annonce Mme Wijgers. Les jeunes font partie intégrante des programmes des Pays-Bas, surtout dans le secteur agricole à travers l’approche dénommée Plan Intégré Paysan (PIP). Ce plan vise l’autopromotion des paysans à travers l’augmentation de la productivité mais aussi n’exclut pas les aspects sociaux incluant les femmes et les enfants. 

L’ambassadeur des pays bas au Burundi invite les jeunes entrepreneurs à poursuivre leurs rêves parce que rien n’est impossible. C’est pourquoi les jeunes doivent confectionner des plans d’affaires réalistes et établir des liens professionnels sans faille. 

Des projets innovants avec des millions de FBu à la clé 

Les jeunes entrepreneurs disposent au moins de quatre minutes chacun pour présenter leur business, leurs exploits ainsi que leurs perspectives. Ainsi 8 jeunes entrepreneurs issus de divers secteurs ont été au podium pour partager leurs expériences. Ferdinand Ninteretse est diplômé de l’université du Burundi en langue et littérature française. Après avoir constaté la persistance du phénomène de chômage surtout chez les jeunes, il a démissionné de son poste chez Econet-Leo là où il a presté pendant 5 ans. Il a investi dans l’économie numérique en créant la société Bright Business for Development spécialisée dans le transfert d’argent par téléphone mobile. L’entreprise compte dans ses rangs 60 employés dont 20 temporaires en 2,6 mois d’existence. Au jour d’aujourd’hui l’entreprise dispose de 7 agences en mairie de Bujumbura qui offrent des services du mobile Banking. L’entreprise travaille avec plus de 2 500 clients partenaires qui reçoivent des commissions de 250 000 FBu chacun par mois en moyenne.  Dans ses perspectives Ninteretse veut quadrupler le nombre de clients partenaires d’ici deux ans pour faciliter l’accès universel aux services financiers numériques. 

Mlle Rosette Nshimirimana est native de la province de Gitega en commune Makebuko. Cette vétérinaire autodidacte, car elle n’a que le niveau de 6ème année primaire commercialise les produits vétérinaires. Elle soigne également les animaux domestiques de la basse et la haute cour confondue. Elle a été motivée par le fait que dans sa localité il n’y avait qu’un seul vétérinaire très sollicité. Elle a débuté avec 10 000 FBu mais, actuellement, le chiffre d’affaires frôle 13 millions de FBu en 4 ans seulement. Dans sa vision, elle rêve d’acheter une motocyclette pour faire des courses à la campagne et avoir une longueur d’avance sur les autres vétérinaires de sa région.  Nshimirimana ambitionne également investir dans le sport afin d’occuper les jeunes en situation de chômage.

La citadine Evelyne Tatiana Ndayishimiye a décidé d’en finir avec l’utilisation des produits chimiques (DTT et autres) dans la conservation des produits agricoles. Elle est coordinatrice et chargée de marketing chez Smart Land Company, une société qui a mis au point une technique de fabrication de la fumure à partir de la roche.  La poudre de cette dernière dénommée « Agaciro Stone » sert protéger les graines contre les charançons et d’autres insectes. Elle est également utilisée pour conserver les tomates pendant plus de 20 jours. Elle fabrique aussi des ciboires à base de cette pierre, jadis importées exclusivement de la Chine ou de l’Italie. 

« Entreprendre c’est générer des profits »

Stephan Doukhopernikoff, consultant en entrepreneuriat, fait savoir qu’il est temps d’ouvrir les esprits en tenant compte des circonstances du passé.  En ce qui concerne la présentation de son entreprise, la base d’une bonne présentation est de se connaître soi-même. Et Stephan d’ajouter que ce qui est important dans les affaires c’est d’avoir toujours à l’esprit que chacun a ses propres talents et compétences. Le réseautage permet donc de découvrir les talents des autres et d’échanger des expériences. Personne ne veut dépendre de l’aide dans sa vie, mais en réalité nous sommes tous interdépendants les uns des autres. Pour lui entreprendre c’est générer des profits pour maintenir son affaire soutenable, conclut-il. 

A propos de l'auteur

Benjamin Kuriyo.

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