Sécurité routière

Stationnement dans les stations-services, à quand le respect de la loi ?

Il y a deux mois qu’une mesure d’interdiction de stationnement de tout véhicule dans et autour des stations-services est suspendu. C’était une décision du ministère de l’Hydraulique, de l’Energie et des Mines après qu’une station-service ait pris feu dans le quartier Gasenyi où huit véhicules ont été calcinés par le feu. Depuis que la mesure est en vigueur, il n’y a pas eu de changement sur certaines stations. Reportage

Il est 10h devant la station Kobil de Kigobe. Trois camions citernes sont garés depuis deux jours à cette même station. Les mécaniciens sur cette station nous indiquent que tous ces camions sont vides, mais que c’est rare qu’il n’y ait pas d’essence dans les citernes. Non loin de là, une autre station y est érigée. Un veilleur sous couvert d’anonymat témoigne que plus d’une vingtaine de voitures passent la nuit dans les enceintes de cette station-service. Sur la question de la mesure du ministère, ce quadragénaire témoigne que depuis que l’incident s’est déclaré sur une des stations et que le ministère a pris une telle mesure, il y a eu juste quelques jours sans voir aucun véhicule passer la nuit sur la station, mais que leur présence s’est de nouveau manifestée. «Je croyais que la mesure avait été levé», s’étonne-t-il. De là, on peut y voir des camions garés en permanence.

Le stationnement dans les stations-services est toujours en vigueur malgré son interdiction

Au niveau du boulevard Mwezi Gisabo tout près de la RN1, une autre station abrite une agence des bus de transport Memento. Des bus y passent presque toute la journée. Les taxis voitures sont aussi nombreux pendant la nuit. Rien de plus alarmant, nous dira un des employés de cette agence de voyage. En face de celle-ci, la station Kobil essaie de suivre la mesure, malgré la présence des camions aux alentours. « Nous faisons tout pour éloigner les voitures et les camions ici. Après avoir vu ce qui est arrivé à l’une de nos stations, on n’a plus le droit de négliger », fait savoir le gérant de cette station.

A quelques dizaines de mètres, la station a été victime d’un incendie il y a deux mois. Paradoxalement, à côté des carcasses et épaves des voitures carbonisées, d’autres véhicules restent stationnés là-bas. Certes, leur nombre a sensiblement diminué après l’incident, mais la mesure d’éloigner ces engins roulants est passé sous silence. « On croyait que l’accident a servi de leçon. Le danger reste avec ces stationnements près des pompes de carburants », s’indigne Pascal, un habitant de Kamenge. En continuant sur la RN1, la station-service appelée « Top7 » n’est pas en reste. Des camions passent la nuit sur place, mais aussi des tricycles et des voitures des particuliers. Quand nous approchons le gérant d’un supermarché à cette station, il nous informe qu’il n’est pas au courant de la mesure du ministère d’interdire les parkings dans les stations et ajoute que des véhicules garent depuis longtemps à cette station.

Une mesure non suivie, mais un danger imminent

Le facteur risque de ces installations n’est en outre pas à négliger, que ce soit en termes de sécurité, et leur présence est presque toujours synonyme de décote pour les habitations situées près de ces stations-services. Au-delà d’un grand risque d’explosion ou d’incendie, ces dernières sont nuisibles à la santé humaine et à la pollution. Quand les propriétaires de ces installations font sourde oreille à la mesure du ministère de tutelle, c’est la vie de la population qui est en jeu.

A quand la rigueur dans la mise en application des mesures visant à la sécurité des biens et des personnes ? Qui devrait faire respecter la loi ? En tout état de cause, le danger est là.

A propos de l'auteur

Bonaparte Sengabo.

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