Développement

Vers la redynamisation des marchés réhabilités

Il y a environ deux ans, la mairie de Bujumbura a procédé à la réouverture de cinq marchés sur les six réhabilités. Actuellement, certains commerçants opérant dans ces marchés, essaient tant bien que mal de faire florir leur commerce tandis que d’autres évoquent une descente aux enfers pour leur business

Lors de la réhabilitation de ces marchés, les commerçants ont été obligés de déménager vers d’autres marchés provisoires leur indiqués par la mairie ou vers différents points de vente en attendant la fin des travaux. D’autres commerçants ont jugé bon de déménager vers d’autres marchés plus dynamiques comme le marché Bujumbura City Market communément appelé chez Sion, le marché Cotebu ou le marché de Ruvumera. Les conséquences ont été catastrophiques dans une certaine mesure.

Certaines raisons expliquent ce faible rendement

Deux ans après son inauguration, les personnes exerçant le commerce au marché de Jabe affirment ne plus recevoir les clients comme auparavant. La partie Sud du marché est quasiment vide. Plusieurs stands restent fermés. Les mouvements se sont fortement restreints et les personnes vivant du commerce travailleraient en perdant. «On ne parvient même plus à gagner la ration journalière…», se lamente un commerçant rencontré sur les lieux.

Jimmy Hatungimana, maire de la ville de Bujumbura : «Il faut que les commerçants puissent avoir un lieu reconnu et aménagé. Comme ça même les taxes vont entrer dans les caisses de la Mairie»

Selon les explications d’Apollinaire Ngendanzi, porte-parole des commerçants opérant au marché de Jabe, la réhabilitation du marché est une bonne chose du point de vue de tout un chacun.  Pourtant, cet homme, la cinquantaine, lui-même commerçant affirme que les commerçants ne sont pas satisfaits de l’affluence des clients. Il n’y a pas d’engouement. « On dirait que c’est un trompe-l’œil parce qu’avant la réhabilitation de ce marché, le commerce allait bien plus qu’aujourd’hui », regrette le porte-parole des commerçants.

Selon ce responsable, le commerce des chaussures qui faisait vibrer ce marché ne cartonne plus. La faiblesse du commerce des chaussures qui faisait la spécialité de ce marché est la première cause de la faible activité commerciale. Les vendeurs dits « connaisseurs de chaussures » qui avaient déménagé provisoirement dans différents autres marchés de la Mairie ne sont pas revenus. Ils ont préféré rester là où leur commerce est de plus en plus lucratif. Le comité des commerçants a demandé aux autorités habilitées de faire revenir ces « connaisseurs de chaussures » afin de maintenir l’activité commerciale à un niveau acceptable. Malheureusement, leur requête n’a pas eu de suite.

Pour lui, le retour des commerçants des chaussures qui ont déménagé vers le marché chez Sion et le marché de Ruvumera est incontournable pour réanimer le commerce au marché de Jabe. Le porte-parole des commerçants affirme pourtant que les places de ceux qui ont déménagé sont toujours disponibles, mais vides. « Aussitôt qu’ils seraient de retour, le mouvement retournerait à la normale », espère Ngendanzi.

Quand les marchés ne fonctionnent pas comme il faut, les caisses de la mairie en pâtissent

« Il faut que ces marchés redeviennent dynamiques », promet Jimmy Hatungimana, nouveau maire de la ville de Bujumbura. Il reconnait que l’organisation dans l’occupation effective de ces marchés est tout un processus. Ceux qui étaient dans ces marchés avant la réhabilitation ont dû occuper des stands dans les marchés de chez Siyoni ou ailleurs. Nous allons tout faire pour que les anciens occupants reviennent dans ces nouveaux marchés. Pour le cas du marché de Kanyosha qui n’est pas encore fonctionnel alors que les travaux ont été achevés, M. Hatungimana prévoit la fermeture du marché de Gisyo pour que ceux qui y exerçaient le commerce viennent réoccuper le marché de Kanyosha. « Il faut que les commerçants puissent avoir un lieu reconnu et aménagé, comme ça même les taxes vont entrer dans les caisses de la Mairie », indique-t-il

Il se remarque aussi des vendeurs ambulants qui exposent des marchandises en dehors des différents marchés. Ils vendent des produits semblables à ceux qui sont à l’intérieur des marchés. Ce qui freine l’écoulement des marchandises pour les commerçants qui occupent les stands à l’intérieur. Une épine sous le pied de ces commerçants qui doivent payer des taxes alors qu’ils ont du mal à écouler leurs produits. « C’est en quelque sorte une concurrence déloyale. Ceux qui se trouvent en dehors du marché ont une facilité de vendre pendant que ceux qui sont à l’intérieur du marché peinent à vendre. Ces vendeurs doivent prendre place dans le marché comme tout le monde. Sinon, nous allons prendre des mesures draconiennes à leur égard », affirme M. Hatungimana. Il en va de soi avec la propreté des marchés, car ces vendeurs sont, selon le maire de la ville, à l’origine de l’insalubrité qui s’observe souvent derrière et à côté des marchés publics. « Les sanctions sont prévues à l’égard de ces vendeurs. La propreté est notre priorité et tout le monde doit participer », conclut-il.

A propos de l'auteur

Bonaparte Sengabo.

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