Sécurité routière

Voirie urbaine de Kanyosha : Des routes en état de délabrement, un trafic constamment perturbé

Des caniveaux obstrués, de larges nids de poule et des bouchons interminables… s’offrent à la vue de tout passant sur la voirie de la zone Kanyosha, commune Muha, au sud de la Mairie de Bujumbura. Une situation quotidienne qui met à mal la circulation des biens et des personnes. Burundi Eco a effectué une descente sur terrain pour constater les faits. Une réalité qui inquiète les usagers de cette voirie

Par peur de tomber dans les nids de poule involontairement creusés, des lignes de voitures privées, des bus, des tricycles et bicyclettes se disputent durant des minutes un passage encore intact. A la 5ème avenue, on y trouve de larges nids de poule. Et à la 2ème avenue, appelée communément Kuri Abiri, la situation est déplorable. Les automobilistes empruntent désormais sa partie droite plus ou moins praticable, tandis que l’autre est réservée aux piétons et aux bicyclistes. Les ruelles ne sont pas épargnées. De là, c’est la galère des automobilistes qui se retrouvent coincés entre les bus qui cherchent tant bien que mal à aller plus vite. Les manœuvres dangereuses des conducteurs de motos qui passent entre les voitures créent l’engorgement. Les klaxons et les lamentations des chauffeurs animent le lot quotidien. « Des cas d’accidents sont monnaie courante ici. A force de vouloir se frayer un passage, ils finissent par se bousculer et c’est le chaos total », indique un commerçant qui exerce tout près de cette route.

Les véhicules qui empruntent la RN3 ont du mal à garder la ligne suite aux nids de poule, mais aussi à l’étroitesse de cette route. Ce qui crée des embouteillages interminables.

Au niveau du pont Muha sur la route Bujumbura-Rumonge, tout près de la salle des fêtes dite Magnificat, des indications rappellent à l’ordre les conducteurs. Il n’est pas aisé de répertorier toutes ces routes, la réalité étant que la ville de Bujumbura continue à s’agrandir. Les principales routes ne suivent pas le rythme. Une fois impraticables, leur réhabilitation, semble-t-il, vient de loin. Parfois, les initiatives des individus pour boucher ces nids de poule, sont effectuées, mais c’est éphémère, inhabituel dans la ville de Bujumbura.

Selon les habitants du quartier de Kanyosha, les embouteillages sur cette voirie continuent même jusque tard dans la nuit. Pour ceux qui se déplacent la nuit, il leur est difficile de trouver un taxi. «Certains taximen refusent d’emprunter nos routes ou ils augmentent le prix», se lamente une jeune femme rencontrée à la 2ème avenue.

Une situation préoccupante selon les usagers

Alexis est chauffeur de bus sur la ligne Bujumbura-Kanyosha depuis plus de cinq ans. Il affirme que c’est pour lui difficile de traverser cette route surtout pendant la journée. « Avant, je pouvais faire le trajet centre-ville-Ruziba en moins de 20 minutes, mais maintenant ça me prend presque une heure. C’est d’autant plus compliqué la matinée quand on doit déplacer les élèves et les fonctionnaires qui arrivent presque toujours en retard », témoigne-t-il.

Un autre habitant fait savoir qu’en cas de maladie pendant la nuit, il est quasiment impossible de trouver un moyen de déplacement. « Il n’y a pas de parkings de taxis à l’intérieur des quartiers. Ils stationnent près du petit séminaire de Kanyosha à cause du mauvais état de nos avenues ».

La Mairie de Bujumbura indique qu’elle s’occupe des rues à l’intérieur des quartiers et que la réhabilitation des routes principales est du ressort de la direction des routes. A qui revient la responsabilité ? Dans nos éditions ultérieures, nous reviendrons sur la part du ministère des travaux publics dans la réhabilitation de la RN3 qui pourra désengorger la circulation sur la grande partie de la zone Kanyosha en général et les transports en commun vers les provinces du Sud du pays en particulier.

A propos de l'auteur

Bonaparte Sengabo.

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