Sécurité routière

Voirie urbaine : Des routes en état de délabrement

Malgré quelques avancées dans la réhabilitation de certaines routes secondaires, le plus grand nombre reste en piteux état. La voirie urbaine est globalement dans un état de délabrement compliquant ainsi la circulation des véhicules et des piétons. Les habitants plaident pour leur réfection

Il faut circuler à ces endroits pour bien comprendre la réalité de l’état des routes. De larges nids de poule creux, d’autres endroits transformés en petits lacs, des caniveaux obstrués ou presqu’inexistants, des crevasses, etc., tel est le théâtre qui s’offre à la vue de tout passant sur certaines routes urbaines.

Au Nord de la Capitale, sur l’avenue Lt-GnL Nshimirimana Adolphe (juste après la permanence nationale du CNDD-FDD), la route qui traverse les quartiers Mutakura et Cibitoke de la commune Ntahangwa en est l’exemple. Les piétons qui l’empruntent doivent supporter les éclaboussures des véhicules qui roulent en zigzaguant. Les automobilistes sont obligés de faire des contours. Les véhicules sont souvent endommages. Les conducteurs rencontrés sur place affirment dépenser beaucoup d’argent pour l’entretien de leurs véhicules.

La route de Mutakura-Cibitoke pleine de nids de poule

Même cas de figure au marché « Bujumbura City Market » communément appelé Chez Siyoni situé au quartier Buyenzi.  Au niveau de l’hygiène, la situation est surtout inquiétante. La route passant devant ce marché est en mauvais état. Les caniveaux érigés tout près de là sont bouchés à cause des déchets solides et liquides provenant du marché ou des restaurants aux alentours qui y sont déversés.  La circulation des véhicules et de la population y est très intense. Des accidents y sont devenus fréquents. « Traverser cette route est devenue un casse-tête. Je me rends juste là-devant à l’agence de la KCB Bank, mais je viens de passer presque 20 min essayant de passer mais en vain », se lamente une dame tenant un enfant dans ses bras.

Au sud de la capitale, le constat est déplorable. Le long de la 7ème avenue de la zone urbaine de Kanyosha, commune Muha, les caniveaux sont en piteux état. Les bords de l’avenue sont détruits, les eaux ne coulent pas. En plus, c’est une zone très peuplée avec beaucoup de ménages. La population s’est organisée pour installer des planches et de grosses pierres qui servent de ponts pour faciliter la traversée. Pendant ce temps, le reste des caniveaux est envahi par des mauvaises herbes.

Toujours dans la même commune, sur la route secondaire reliant le quartier Kinanira et la zone Kanyosha demeure dans un état d’impraticabilité totale. La population de cette partie de la ville rencontre d’énormes difficultés pour circuler, surtout pendant et après la pluie.

Un autre axe oublié est le quartier Buterere sur presque toutes les avenues. Le trafic intense qui s’y mène fait davantage dégrader la situation. En plus, à cause de l’insalubrité qui y règne, il y a risque élevé de propagation des maladies infectieuses. Les égouts à ciel ouvert se multiplient de plus en plus. D’après les habitants de cette localité, la nuit, ces avenues deviennent le théâtre d’une symphonie de croassement d’une multitude de crapauds qui occupent ces eaux troubles et polluées. Perdus souvent dans les embouteillages, les automobilistes et autres usagers de la route ne savent pas à quel saint se vouer, car ces voies se dégradent au jour le jour.

Au centre-ville également, des cas pareils s’observent. Citons entre autres l’avenue de l’Italie, l’avenue de France et l’avenue de Luxembourg. La circulation est devenue un casse-tête pour les usagers de ces routes. La raison de cette situation n’est autre que l’état de délabrement très avancé dans lequel se trouvent les routes actuellement. A plusieurs endroits, elles sont entrecoupées par des fossés, des trous béats et, à certains endroits, elles se transforment en lacs quand il pleut abondamment.  D’après les témoignages recueillis sur place, cette situation rend difficile la circulation, non seulement pour les véhicules, mais aussi pour les piétons. « Nos véhicules circulent  très difficilement pendant et après la pluie à cause de ce flac d’eau qui stagne », a expliqué un conducteur. Selon eux, il est très gênant de rouler dans ces rues, car les véhiculent s’abîment rapidement. Ils  souhaitent leur réhabilitation et interpellent les autorités de la Mairie ainsi que le gouvernement à penser à ces voiries.   

Freddy Mbonimpa, maire de la ville de Bujumbura indique que la réhabilitation, et l’entretien de certaines routes exigent des sommes colossales dont la marie ne dispose pas. Néanmoins, il ajoute que les travaux de réhabilitation de base se font pendant les travaux communautaires.

Egide Nijimbere, secrétaire permanent au ministère en charge des travaux publics indique que la route de Mutakura fait partie des voies connexes au port de Bujumbura qui seront réhabilitées en même temps que ce dernier. M. Nijimbere précise que le début les travaux de réparation des nids de poule dans ces routes est pour bientôt. « Le budget de bouchage est déjà prévu. L’Agence Routière du Burundi est là pour programmer ces travaux. On n’attend que l’approbation du conseil d’administration». Signalons que les services habilités au niveau de l’Office des Routes ont promis de s’exprimer dans nos éditions ultérieures.

A propos de l'auteur

Chanelle Irabaruta.

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur.
La rédaction se réserve le droit de ne pas publier les commentaires enfreignant ces règles et les règles de bonne conduite.

éditorial

« Amstel Bright » inonde le marché

« Amstel Bright » inonde le marché

Après l’Amstel Beer disponible en formats 65 cl et 50 cl, voici le nouveau venu : l’Amstel Bright, présenté dans une même bouteille d’emballage, qui désaltère les gorges sèches des amateurs de la sainte mousse. Du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est du pays, dans une carence ennuyeuse de la première saveur (Amstel Beer), la deuxième saveur (Amstel Bright) n’arrive pas toujours à consoler les âmes assoiffées, selon certains consommateurs conservateurs.

    Abonnez-vous à notre bulletin

    Journal n° 654

    Dossiers Pédagogiques

    Facebook

  • éditorial

    « Amstel Bright » inonde le marché

    « Amstel Bright » inonde le marché

    Après l’Amstel Beer disponible en formats 65 cl et 50 cl, voici le nouveau venu : l’Amstel Bright, présenté dans une même bouteille d’emballage, qui désaltère les gorges sèches des amateurs de la sainte mousse. Du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est du pays, dans une carence ennuyeuse de la première saveur (Amstel Beer), la deuxième saveur (Amstel Bright) n’arrive pas toujours à consoler les âmes assoiffées, selon certains consommateurs conservateurs.
  • Journal n° 654

  • Dossiers Pédagogiques