Transport

Accords commerciaux entre le Burundi et la RDC : Le Corridor Central s’implique dans leur consolidation

Dans le cadre du suivi de la mise en œuvre des résolutions prises par les chefs d’Etat Burundais et Congolais en juillet 2021 dans le domaine commercial, le Secrétaire Exécutif du Corridor Central constate des actions urgentes à mener, notamment le dragage des ports installés le long du lac Tanganyika, la construction des axes routiers et la prolongation des heures de service aux frontières. Cela a été déclaré lors d’une visite effectuée au port de Kalundu en République Démocratique du Congo (RDC) jeudi le 17 février 2022    

La rencontre bilatérale entre Evariste Ndayishimiye, Président de la République du Burundi et Félix Tshisekedi, Président de la République Démocratique du Congo (RDC) au mois de juillet 2021 à Kinshasa a occasionné la signature de 4 mémorandums d’entente entre les ministres sectoriels des deux pays.

Parmi les engagements des deux figuraient la facilitation des échanges commerciaux et la construction du chemin de fer à écartement standard Gitega-Bujumbura- Uvira-Kindu.

« Notre visite au port de Kalundu s’inscrit dans le suivi de la mise en œuvre des décisions prises par les chefs d’Etat Burundais et Congolais au mois de juillet dernier en rapport avec les échanges commerciaux entre les deux pays. Le Secrétariat Exécutif du Corridor Central s’interroge sur la contribution qu’il peut apporter dans la mise en œuvre de ces résolutions », déclare Capitaine Dieudonné Dukundane, Secrétaire Exécutif du Corridor Central.

Il informe que le passage au port de Kalundu à l’Est de la RDC pousse à réfléchir sur les solutions pérennes à apporter pour rentabiliser les ports installés le long du lac Tanganyika, aménager les voies d’accès et augmenter les heures de service aux frontières.

Les ports installés le long du lac Tanganyika sont menacés par l’ensablement des quais. Ce qui ne facilite pas l’accostage de gros bateaux.

Besoin du dragage du bassin du port de Kalundu

Selon Capitaine Dukundane, le port de kalundu est menacé par l’ensablement du quai. Ce qui ne facilite pas l’accostage des bateaux d’un tonnage important.

Le Secrétariat Exécutif du Corridor Central et TradeMark East Africa avait entamé un processus de plaidoyer pour venir au chevet de ce port il y a de cela 3 à 4 mois comme le signale Capitaine Dukundane.

« Auparavant, le bassin du port de Kalundu avait une profondeur de 7 mètres. Actuellement, deux mètres sont déjà perdus. Dans l’avenir, nous allons nous retrouver avec 1 mètre de profondeur », déplore-t-il.

Cela est affirmé par Amani Muganzi, commissaire lacustre au port de Kalundu. Il indique que les rivières qui jouxtent le port de Kalundu charrient beaucoup de gravions pendant la saison des pluies. Lorsqu’il y a un courant marin, les gravions cherchent un endroit où se stabiliser. Celui-ci se trouve à l’entrée du port. A cause de ces gravions, celui-ci se rétrécit et devient exiguë.

Capitaine Dukundane, Secrétaire Exécutif du Corridor Central : « Les ports sont rentables. Quand vous avez un port, vous avez automatiquement de l’argent. Quelle vie mèneraient les usagers du port sans cette infrastructure ? ».

Les ports installés le long du lac Tanganyika connaissent les mêmes problèmes

La situation des autres ports installés le long du lac Tanganyika, à savoir :  le port de Bujumbura, le port de Kalemie, le port de Kigoma et le port de Mpulungu est sembable à celle du port de Kalundu comme le constate Capitaine Dukundane.

Et de renchérir : « Pour pérenniser leurs services, les usagers de ces ports doivent conjuguer les efforts pour trouver un opérateur économique capable de draguer ces ports de façon régulière ».

Il estime gênant de recourir toujours aux bienfaiteurs pour des opérations qui ne nécessitent pas plus de 500 mille USD. Cela si le dragage est fait de façon régulière.

« Les ports sont rentables. Quand vous avez un port, vous avez automatiquement de l’argent. Quelle vie mèneraient les usagers du port sans cette infrastructure ? Ils vont payer plus cher que s’il contribuait au dragage du port. Une petite contribution peut être payé tous les 6 mois afin d’accomplir un service bénéfique à eux », signale-t-il avant d’annoncer que le Secrétariat Exécutif du Corridor Central est en train de penser à un budget à affecter chaque année aux services de dragage

L’aménagement des voies d’accès et le prolongement des heures de service dans le viseur

Le Secrétaire Exécutif du Corridor Central déplore le délabrement de la route Uvira-Bukavu long d’environ 130 kilomètres.

Les gens mettent 5 ou 6 heures pour effectuer ce trajet. Cela sans parler des pannes de véhicules et de grosses consommations de carburant.

« Si les usagers contribuaient à l’entretien de cette voie d’accès, ils mettraient entre 1 heure ou 2 heures pour effectuer ce trajet. Cela au lieu de 6 heures avec un gain de consommation en carburant estimé à 30% », fait remarquer Capitaine Dukundane.

Il souligne que le système de payage est le mieux indiqué pour aménager les voies. C’est le même système qui a été utilisé par les pays développés pour construire les infrastructures routières.

La RDC figure parmi les principaux partenaires commerciaux du pays. Au cours du second trimestre 2021, le bulletin trimestriel des statistiques de l’Office Burundais des Recettes (OBR) informe que trente-trois pays constituent le marché d’écoulement des produits domestiques burundais dont 13 sont classés comme principaux.

Plus de 38% de la valeur des exportations du Burundi sont acheminées vers la RDC. Le marché d’écoulement des produits burundais est à 38,3% constitué de ventes vers la RDC, suivi du Pakistan (10,5%), du Soudan (8,7%) et du sultanat d’Oman (8,6%).

A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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