Actualité Régionale

Actualité régionale : Nouvelle hausse des prix du carburant en Tanzanie

Les prix du carburant en Tanzanie ont augmenté pour le quatrième mois consécutif. Au Kenya, l’État interdit l’importation du maïs et du blé pour protéger le marché local alors que le Burundi doit mobiliser des efforts d’assainissement budgétaire axés sur la croissance. Le lauréat du prix Nobel de la paix, Dr Denis Mukwege vient d’annoncer sa candidature à l’élection présidentielle en République démocratique du Congo.

L’augmentation des prix du carburant a été aggravée par des facteurs mondiaux, les prix mondiaux du carburant ayant grimpé en flèche de 4,21%.

 

L’Autorité de régulation de l’énergie et des services d’eau de la Tanzanie (Ewura) a annoncé le 3 octobre 2023 les nouveaux prix du carburant. À Dar-es-Salaam, un litre d’essence coûte désormais 3 281 shillings. Les prix du kérosène ont également augmenté, le litre coûtant maintenant 2 943 shillings.

Ewura attribue cette hausse des prix à un certain nombre de facteurs, notamment la hausse des prix mondiaux du carburant, l’augmentation des frais d’exportation, la réduction de la production du pétrole des pays de l’OPEP + ainsi que les sanctions économiques imposées à la Russie par les pays occidentaux.

« L’augmentation des prix du carburant a été aggravée par des facteurs mondiaux, les prix mondiaux du carburant ayant grimpé en flèche de 4,21%, mettant ainsi à rude épreuve les frais d’exportation qui ont augmenté de 17% pour l’essence, de 62% pour le diesel et de 4% pour le kérosène », a déclaré Ewura dans un communiqué.

L’augmentation du prix du carburant est une mauvaise nouvelle pour les automobilistes tanzaniens, qui ont déjà du mal à faire face au coût élevé de la vie. Il est également probable que cela entraînera une hausse des prix des biens et des services, car les entreprises répercuteront l’augmentation des coûts de transport sur les consommateurs, prédit The EastAfrican.  

Burundi : un assainissement budgétaire pour sortir du marasme économique

Selon le Fonds monétaire international (FMI), les efforts d’assainissement budgétaire axés sur la croissance aideront le Burundi à surmonter les difficultés économiques actuelles.  Les dépenses courantes de l’Etat sont en nette augmentation  tirées par les salaires et les subventions. Le pays devrait mobiliser des efforts pour réduire son déficit budgétaire tout en renforçant la collecte des recettes pour générer une croissance plus forte cette année.

Dans un communiqué publié après un examen de la performance du Burundi dans le cadre de l’accord de facilité élargie de crédit (FEC) de 271 millions de dollars sur 38 mois approuvé en juillet, le prêteur a déclaré que les dépenses budgétaires contrôlées et d’autres réformes macroéconomiques contribueraient à accélérer sa croissance malgré de multiples défis.

« La croissance économique devrait s’accélérer légèrement en 2023, tirée par les secteurs secondaire et tertiaire, alors que l’économie burundaise continue de se redresser », a déclaré le chef de mission du FMI au Burundi, Mme Astou Diouf.

De multiples défis font actuellement dérailler la reprise économique au Burundi et le coût de la vie continue à être relativement élevé par rapport à la plupart des économies du monde, qui ont commencé à rebondir après les chocs occasionnés par la guerre en Ukraine et les crises pandémiques, lit-on dans The Daily Nation.

Le retard des précipitations vers la fin de l’année dernière a accéléré l’inflation alimentaire dans le pays, qui a été exacerbée par les problèmes structurels de la chaîne d’approvisionnement dus aux pénuries de carburant cette année en raison de devises étrangères limitées, a déclaré le FMI.  Les réformes visant à réduire les dépenses budgétaires et à accroître les recettes ainsi que le resserrement monétaire de la Banque de la République du Burundi (BRB) comme recommandé dans le cadre du mécanisme FEC devraient freiner l’inflation et stimuler l’activité économique. « La gouvernance et les réformes structurelles garantiront un environnement des affaires propice à une croissance inclusive et dirigé par le secteur privé », a déclaré Mme Diouf.

Le Kenya impose des restrictions aux importations des céréales

Le président William Ruto a suspendu la délivrance de nouveaux permis pour importer les céréales, notant que son administration ne reviendrait sur sa décision que si le pays faisait face à une pénurie. Le chef de l’Etat a déclaré que le gouvernement a déjà prévu un montant de  4 milliards de shillings pour acheter du maïs aux agriculteurs au cours de cette saison, car la plupart d’entre eux commencent à récolter avant les pluies attendues d’El Niño.

« Aucun permis ne sera délivré aux meuniers pour importer le blé ou le maïs. Il s’agit de protéger nos agriculteurs contre les fluctuations des prix sur le marché », a déclaré le Dr Ruto à State House, à Nairobi, lorsqu’il a rencontré une délégation des comtés de Narok et de Samburu.

Le gouvernement est déterminé à mobiliser les produits à des prix compétitifs. Il a révélé que le gouvernement fournira des séchoirs et supprimera les frais de séchage pour réduire les pertes après la récolte. « Les installations de séchage permettront aux agriculteurs qui ne sont pas prêts à vendre leurs produits à l’Office national des céréales de sécher et de stocker les produits », a expliqué Dr Ruto.

Selon le Bureau national des statistiques du Kenya, le Kenya a importé en moyenne 295 092 tonnes de maïs par an au cours des cinq dernières années. Les besoins annuels du pays en maïs sont de 52 millions de sacs – pour la consommation humaine, la production d’aliments pour animaux, la multiplication des semences et la fabrication d’autres produits.

RDC : Denis Mukwege, candidat à la présidentielle
Le lauréat du prix Nobel de la paix 2018, Dr Denis Mukwege a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle en République démocratique du Congo, lors d’une conférence de presse à Kinshasa lundi.

Le docteur Mukwege, gynécologue célèbre pour son engagement en faveur des femmes congolaises victimes de violences sexuelles est une voix critique du régime.

Le docteur Mukwege, gynécologue célèbre pour son engagement en faveur des femmes congolaises victimes de violences sexuelles, est une voix critique du régime du président Tshisekedi depuis plusieurs années.

Il avait toutefois refusé de se présenter aux élections présidentielles de 2018. « J’accepte donc d’être votre candidat à la présidence de la République démocratique du Congo et je vous remercie », a déclaré le Docteur.

Son programme serait organisé autour de 12 piliers, dont les deux principaux sont d’une part la paix, la sécurité et la défense en luttant contre la balkanisation du pays, et d’autre part la justice et l’État de droit. Un programme assez cohérent par rapport aux combats et prises de position, de celui que l’on surnomme « L’homme qui répare les femmes ». Cela fait des années qu’il demande la fin de l’impunité.

Le président Félix-Antoine Tshisekedi briguera un second mandat au côté d’une vingtaine d’autres candidats dont Martin Fayulu lors de ce scrutin qui sera couplé aux élections législatives, provinciales et municipales, décryptent nos confrères d’Africanews.

Ouganda : vers la valorisation du métier d’enseignant  

Le président Ougandais Yoweli Museveni  demande au ministère de l’Éducation d’élaborer un nouveau programme de promotion des enseignants dans tout le pays, afin de les motiver. Le président a déclaré que cela rendrait la profession enseignante plus attrayante.

La directive répondait aux préoccupations soulevées par les enseignants, qui fustigeaient le gouvernement pour ne pas les avoir promus malgré leur éducation améliorée et leur expérience accumulée. Lors de la célébration de la Journée nationale des enseignants, le président Museveni a instruit à son ministre de l’Education de créer un programme de services bien défini décrivant le processus de promotion des enseignants.

Actuellement, il n’existe pas de méthode transparente pour promouvoir les enseignants au sein du ministère de l’Éducation. Par exemple, un enseignant qui entre dans le service après avoir terminé ses études a des chances limitées d’être promu malgré son perfectionnement, à moins d’être nommé directeur ou directeur adjoint. M. Museveni a jugé ce système injuste.

Pour illustrer son propos, M. Museveni a fait référence au ministère des Affaires étrangères où les employés sont censés passer du grade six au grade un, quelle que soit leur affectation. Il a exhorté le ministère de l’Education à formuler des mécanismes permettant de promouvoir un enseignant tout en continuant d’enseigner. Il a dit que cela pourrait être réalisé par des examens de promotion, la prise en compte de l’expérience accumulée ou l’obtention de qualifications académiques supérieures. Une fois qu’un enseignant est promu d’un poste junior à un poste supérieur ou principal, son salaire devrait augmenter.

Les enseignants ont également présenté plusieurs revendications, qu’ils estiment que le gouvernement devrait satisfaire, compte tenu de leur rôle crucial dans le développement du pays. Ces exigences comprenaient des améliorations des conditions de travail telles que des ressources adéquates en classe, des logements pour le personnel, des environnements sûrs et des charges de travail gérables, qui sont tous essentiels au bien-être des éducateurs et des apprenants, conclut The Monitor.  

Revue de la presse régionale réalisée par Benjamin Kuriyo

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Benjamin Kuriyo.

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