Finance

La Banque centrale – Banque commerciale : Deux entités complémentaires

Dans les thèmes traîtés par Burundi Eco,  on retrouve certaines notions et certains concepts techniques couramment utilisés en économie qui méritent une explication approfondie. Parmi ceux-ci, il y a les notions de « banque centrale » et « banque commerciale ». Décryptage

La banque centrale  est une institution propre à un pays dont elle définit la politique monétaire en régulant le taux d’intérêt. Les banques commerciales, quant à elles regroupent l’ensemble des banques  au sens large qu’il s’agisse de banques de détail, de banques de dépôts, d’affaires ou encore de banques d’investissement. La banque centrale est la banque des banques commerciales. Elle leur fournit la même gamme de services que ce que font les banques commerciales auprès du grand public. Au fait, l’une ne peut pas exister sans l’autre.

La banque centrale, une banque régulatrice

La Banque centrale impose à toutes les banques commerciales de « déposer » sur leur compte un pourcentage des dépôts qu’elles collectent, un taux des réserves obligatoires. Plus ce taux est faible, plus les banques pourront accorder des crédits.  Ainsi, les banques qui doivent fournir des billets à leurs clients (soit aux guichets, soit aux distributeurs automatiques) viennent les chercher à la banque centrale qui en a le monopole d’émission. Celle-ci débite en conséquence leurs comptes courants.

La Banque centrale est la banque des banques commerciales. Elle leur fournit la même gamme de services que ce que font les banques commerciales auprès du grand public.

Les avoirs en compte auprès de la Banque centrale servent aussi au règlement des dettes entre les banques. La Banque centrale peut enfin imposer le maintien d’un niveau minimum d’avoirs en compte: les réserves monétaires.

Tous ces facteurs créent un besoin de liquidités qui conduit les banques à recourir au crédit de la Banque centrale. C’est en fixant les conditions de ces crédits que la Banque centrale influence les taux d’intérêt.

La Banque centrale, prêteur du premier ordre

Quand une banque a besoin de liquidités pour honorer les paiements effectués par ses clients (si ses clients retirent plus d’argent de leurs comptes qu’ils n’en déposent), elle les emprunte à une autre banque.

De l’autre côté, quand une banque a des liquidités disponibles (ses clients déposent plus d’argent sur leurs comptes qu’ils n’en retirent), elle les propose aux autres banques. C’est ce que l’on appelle le marché interbancaire.

Les banques se prêtent pour des durées très courtes, parfois seulement pour 24 heures, et jusqu’à un an. Les paiements entre banques se font exclusivement par l’intermédiaire des comptes qu’elles détiennent à la Banque centrale. C’est pourquoi on parle de « monnaie banque centrale ».

Mais quand une banque ne trouve pas le montant dont elle a besoin auprès des autres banques, elle peut s’adresser à la Banque centrale qui va lui prêter ces liquidités à un taux d’intérêt  appelé « taux des opérations principales de refinancement ». La banque doit pour cela apporter à la Banque centrale des garanties sous la forme de titres de créances de qualité qu’elle détient. On dit qu’elle se « refinance » auprès de la Banque centrale. C’est le mode principal d’intervention de la banque centrale.

La Banque centrale, garant du coût des crédits bancaires

Si la Banque centrale augmente le taux de ses opérations de refinancement, les banques vont répercuter cette hausse sur le coût des crédits qu’elles accordent. Les agents économiques (ménages, entreprises, Etats) vont être plus réticents à emprunter et vont alors réduire leur consommation et leurs investissements.

Inversement, si la Banque centrale diminue le taux de refinancement, les banques commerciales vont diminuer le taux d’intérêt. Les agents économiques vont être plus enclins à emprunter et vont alors augmenter leur consommation et leurs investissements.

En cas de tensions sur le marché interbancaire (les banques ne veulent plus se prêter), la Banque centrale peut aussi fournir des liquidités (octroi de prêts temporaires garantis par des titres par exemple). Ce qui a pour effet de faire baisser le taux du marché monétaire. En sens inverse, elle peut également intervenir pour retirer des liquidités (elle vend aux banques commerciales des titres de dette publique par exemple) et orienter le taux du marché monétaire à la hausse.

En général, l’un des rôles importants d’une Banque centrale est de permettre le bon fonctionnement du marché interbancaire, notamment en fournissant aux banques commerciales les liquidités dont elles ont besoin pour effectuer leurs paiements sur ce marché.

A propos de l'auteur

Dona Fabiola Ruzagiriza.

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