L’utilisation des bouteilles de récupération a des conséquences néfastes sur la santé humaine et sur l’environnement. C’est dans ce sens que le Bureau Burundais de Normalisation et de contrôle de la qualité (BBN) a décidé de rafler ces bouteilles contenant des produits divers sur le marché. Les usagers de ces dernières ont peur de se retrouver dans une misère sans nom

L’utilisation des bouteilles de récupération a des conséquences néfastes sur la santé humaine et sur l’environnement.
Dans une descente effectuée ce mercredi 21 juin 2023 en Mairie de Bujumbura et dans certains points de vente des communes Isale et Rugazi par les inspecteurs du Bureau Burundais de Normalisation et de contrôle de la qualité (BBN), des bouteilles de récupération remplies d’huile de palme, de boissons non certifiées, etc. ont été enlevées sur le marché. Les usagers de ces bouteilles de récupération, surtout celles contenant l’huile de palme se lamentent et demandent au gouvernement de disponibiliser les nouvelles bouteilles, car elles ne sont pas nombreuses sur le marché.
La cherté des nouvelles bouteilles(emballages), un grand défi
Les usagers des bouteilles de récupération dans la zone Benga de la commune Isale disent que les nouvelles bouteilles coûtent très cher. Ils indiquent qu’ils ne savent même pas les impacts de ces bouteilles de récupération. « Les nouvelles bouteilles sont cher par rapport aux bouteilles de récupération. Nous les vendons à 800 FBu chacune au moment où ces dernières se vendaient à 250 FBu la pièce et nous ne sommes pas au courant des conséquences causées par ces bouteilles.
Les commerçantes de l’huile de palme sur le marché de Musenyi en commune Rugazi disent que la rafle effectuée par les inspecteurs du BBN constitue une grande perte pour elles parce qu’elles ne possèdent pas les nouvelles bouteilles. « Nous avons demandé des crédits dans les coopératives pour s’autonomiser, mais ils viennent de nous bloquer. Les nouvelles bouteilles sont rares. Comment allons-nous sortir de la pauvreté ? »
Malgré tous ces défis, le directeur général du BBN a annoncé qu’ils vont renforcer la collaboration avec les administratifs à la base pour la sensibilisation des propriétaires des usines de fabrication des nouvelles bouteilles pour savoir si le prix de ces nouvelles bouteilles peut être changé.
Des amendes vont être imposées.
Le directeur général du BBN a fait savoir que malgré de nombreuses sensibilisations, les gens font sourde oreille et continuent à utiliser les bouteilles de récupération. Il indiqué qu’ils ne sont pas découragés par ces gens mais plutôt qu’ils vont les sanctionner. « Ceux que nous allons prochainement trouver en train de vendre des produits emballés dans des bouteilles de récupération seront infligés une amende de 1000FBu par bouteille vide et une amende de 2000FBu par bouteille remplie de produit ».
Puisque les produits emballés dans les bouteilles de récupération sont visibles sur le marché, le directeur général du BBN a indiqué qu’ils vont sensibiliser les unités de transformation pour qu’elles puissent participer à l’éradication de ces bouteilles. « Nous allons changer de stratégie. Nous allons visiter des usines de transformation pour qu’elles puissent participer activement à l’éradication de leur usage en récupérant les bouteilles vides sur le marché »
Il a ajouté que les unités de transformation qui continuent à emballer leurs produits dans les anciennes bouteilles seront sanctionnées par la non certification.
Rappelons à toutes fins utiles que l’interdiction de l’utilisation des bouteilles de récupération a été annoncée depuis le 26 février 2023.
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