L’Etat d’avancement de l’opérationnalisation de la société burundaise de monétique « BI-SWITCH S.M. » est satisfaisant. Actuellement, la libération du capital totalise une souscription de 84%. D’ici fin février 2019, elle sera à hauteur de 92%
« Au moment où nous parlons, c’est-à-dire à cette date du 12 février 2019, sur un apport en numéraire de 1 300 000 000 BIF à libérer, 1 100 000 000 BIF l’ont été déjà. En termes de pourcentage, ces parts souscrites représentent environ 84 % », déclare Robert Nkurunziza, Directeur Général a.i de la société BI-SWITCH S.M.

Robert Nkurunziza, DG a.i de la société BI-STWICH S.M. : « En plus d’une somme d’ 1 milliard 100 millions BIF déjà libéréé par les 11 actionnaires, il est attendu une autre libération de 100 millions de FBu avant la fin du mois de février 2019. Dans ce cas, les souscriptions représentatives d’apports en numéraire au capital social de la Société, en pourcentage, seront de 92 % ».
Créée le 14 décembre 2018, la société BI-STWICH S.M. a pour rôle de promouvoir l’interbancarité et l’interopérabilité des systèmes monétiques des Banques, des Microfinances et des Etablissements de Paiement à travers l’opérationnalisation du Switch Monétique national.
De même, les Institutions n’offrant pas de services monétiques pour leurs clients pourront le faire à travers le Switch Monétique.
Par interbancarité des systèmes monétiques, il faut comprendre la coopération entre les acteurs monétiques permettant de garantir l’acceptabilité des moyens de paiement émis par l’ensemble des participants au Switch monétique national et leur échange dans les meilleures conditions de rapidité, de sécurité et de coût.
L’interopérabilité, quant à elle, concerne la mise en place d’un dispositif technique permettant aux systèmes d’information des acteurs monétiques d’échanger de manière transparente, les données relatives aux transactions électroniques qui transitent d’un système à l’autre. Au Burundi, l’interopérabilité DAB/GAB et TPE en vue d’opérer des transactions de retrait ou de paiement au niveau des Banques et des Etablissements de Paiement (Ecocash, Lumicash, etc) via le téléphone mobile sera assurée, dans un premier temps, au niveau national via le Switch monétique national géré par la Société BI-SWITCH S.M et dans une seconde phase, elle s’étendra au niveau régional et international.
L’opérationnalisation du Switch monétique national étant projetée au courant du mois de mai prochain.
Pour M. Nkurunziza, les Statuts de BI-SWITCH S.M. prévoient un capital social minimum de Quatre (04) milliards de francs Burundi, représentatif d’apport en nature et en numéraire et réparti entre quatorze (14) actionnaires. L’apport en nature concerne la participation de la Banque de la République du Burundi (BRB), c’est à dire la plateforme (Solution et Equipements) du Switch monétique national ainsi que les Terminaux de Paiements Electroniques (TPE), soit l’équivalent estimé à 2 milliards 700 millions de BIF », explique-t-il.
Le second apport est en numéraire, selon toujours M.Nkurunziza et il va être souscrit par 13 actionnaires dont dix (10) banques commerciales, deux (2) Etablissements Financiers et la Régie Nationale des Postes (RNP) à raison de 100 millions de BIF pour chacune de ces institutions.
Quant à la fourniture des TPE qui rentre dans la participation de la BRB, M. Nkurunziza tranquillise. « Le marché est en cours de passation et suit le cours normal avec un processus d’acquisition accéléré», précise-t-il.
Les centres sans courant électrique en considération
Les TPE vont fonctionner grâce au courant électrique et à la batterie rechargeable. « Nous avons songé à faire des commandes de deux catégories de TPE, dont la première catégorie concerne le TPE fixe fonctionnant via le courant électrique et la deuxième catégorie porte sur le TPE mobile fonctionnant via une batterie rechargeable», indique M.Nkurunziza. Cette dernière catégorie sera plus privilégiée pour les centres sans courant électrique.
La gestion des risques tenue en considération
Cependant, M. Nkurunziza souligne que dans tout projet, les risques ne manquent pas. Il les classe en quatre catégories, à savoir : les risques liés à la technologie, les risques liés aux ressources humaines, les risques liés au financement et les risques liés au temps (planning).
Tous ces risques doivent être gérés avec anticipation pour la bonne marche de l’opérationnalisation du Switch Monétique national.
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