La filière café du Burundi a connu une réforme depuis les années 1990 avec la libéralisation du secteur et à partir de 2009 avec sa privatisation. Avec ce processus de réforme, l’objectif que le gouvernement mettait en avant était l’amélioration de la production et l’augmentation du revenu.

Le café contribue à la réduction de la pauvreté et à la stimulation de la croissance économique au Burundi.La filière café fournit autour de 80% des recettes en devises du Burundi. Néanmoins, le secteur café est confronté à de nombreux défis. Bien que la privatisation de la filière et une certaine libéralisation du marché ont réussi à attirer des investisseurs étrangers dans les opérations de transformation du café, cela n’a pas été accompagnée d’une augmentation conséquente de la production de café. Bien plus d’une amélioratin du prix au producteur.
L’écart entre le taux de change parallèle et le taux de change officiel appliqué par la Banque de la République du Burundi (BRB) pénalise tous les acteurs du secteur café. Cela balise la fixation des prix attrayants pour les cerises. En témoigne le prix du café cerise par kg au producteur. Ce prix ne doit pas être en dessous de 500 FBu, soit environ 0, 28 USD. Il dépend éroitement des cours internationaux.
Et pourtant, le café du Burundi est bel et bien le meilleur café du monde en ce qui concerne sa qualité. Ce qui signifie que le café pourrait bel et bien générer des revenus depuis le producteur jusqu’à l’exportateur et booster ainsi l’économie du pays. Ne serait –il pas mieux par exemple de disponibiliser des terrains pour cette culture comme c’est le cas pour la culture du thé ? Il faudrait encourager les opérateurs économiques à investir dans ce secteur. Pour cela, tous les intervenants publics et privés dans le secteur café doivent s’investir pour rentabiliser cette culture.
mais nous les cultivateurs devraient avoir au moins 0.4$ pour le kilo
« La filière café fournit autour de 80% des recettes en devises du Burundi »?????
Il serait bon d’actualiser vos sources. En 2017, le café représentait approx. 23% du total des exportations (contre 25% pour l’or).
https://wits.worldbank.org/countrysnapshot/en/BDI