Fiscalité

Canaliser toutes les recettes vers l’OBR

Le Président de la République du Burundi a déclaré que toutes les recettes devraient être collectées par l’Office Burundais des Recettes (OBR). Une déclaration qui va dans le sens de l’article 39 de la loi des finances 2021-2022, mais apparemment non appliquée à 100%. Cette dernière stipule que le recouvrement de tous les revenus issus du patrimoine de l’Etat est assuré par l’OBR   

« L’argent perçu par les communes, l’argent perçu par les hôpitaux…devraient apparaître dans les livres de l’OBR», a déclaré dans la langue locale, Evariste Ndayishimiye, Président de la République du Burundi, lors de la 6ème édition de la journée du contribuable. C’était ce mardi 21 décembre 2021. Il insiste que toutes les recettes devraient être canalisées vers l’OBR.

L’article 39 de la loi n°1/20 du 25 juin 2021 portant fixation du budget général de la République du Burundi pour l’exercice 2021-2022 dit que le recouvrement de tous les revenus issus du patrimoine de l’Etat est assuré par l’OBR.

Cela a été dit au moment où s’observe sur tout le territoire national des barrières non tarifaires sur les entrées et les sorties des collectivités territoriales en vue de collecter par exemple les taxes communales…Ce qui occasionne un enclavement interne et une hausse des prix sur certains produits. L’impôt foncier est toujours collecté par la mairie de Bujumbura.

Pourtant, il est écrit dans l’article 39 de la loi n°1/20 du 25 juin 2021 portant fixation du budget général de la République du Burundi pour l’exercice 2021-2022 que le recouvrement de tous les revenus issus du patrimoine de l’Etat est assuré par l’OBR.

Des sources diversifiées des recettes

Le Président de la République du Burundi a fait remarquer que le pays détient des sources diversifiées de recettes. Il cite, notamment les réserves minières repérées sur 89% du territoire national, une production agricole annuelle indépendante des saisons culturales…

Audace Ndayizeye, président de la Chambre Fédérale de Commerce et de l’Industrie du Burundi (CFCIB) abonde dans le même sens. Tout en reconnaissant les richesses minières du pays, il annonce que 20 milliards de FBu partent chaque année dans l’importation du matériel en fer. « Si cette production en fer se faisait localement, le pays aurait gagné les 20 milliards de FBu qui partent créer de l’emploi ailleurs », renchérit le président de la CFCIB.

M.  Ndayizeye déplore que pour être éligible aux avantages du code des investissements, le projet doit être d’au moins 500 000 USD pour les investisseurs étrangers, soit l’équivalent d’1 milliard de FBu. Cela au moment où en Ouganda, il est exigé une somme de 50 000 USD, soit dix fois moins qu’au Burundi. Et d’indiquer : « La situation est ainsi, alors que les contribuables qui ont un chiffre d’affaires de 700 millions de FBu avoisinent 600 ».

Les recettes collectées par l’OBR en 2019 étaient de l’ordre de 301,21 milliards de FBu. A la fin de l’exercice, c’est-à-dire de juillet 2020 à juin 2021, les recettes collectées étaient de 1 156,44 milliards de FBu, soit une performance de 383,94 %, selon l’OBR. De juillet à novembre 2021 (période de 5 mois), les recettes collectées sont de 530,35 milliards de FBu. Ce montant représente 44% des prévisions annuelles. Celles-ci s’élèvent à 1156,44 milliards de FBu. Au lendemain de sa création en 2010, l’OBR n’a collecté que 362 milliards de FBu.

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A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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