Santé

Le cancer du col de l’utérus, un tueur silencieux des femmes

Le cancer du col de l’utérus est l’un des cancers gynécologiques assez fréquents et dans plus de 70% des cas, il est lié à une infection virale sexuellement transmissible qui est très courante chez les femmes. L’Association Burundaise pour le Bien Etre Familial (ABUBEF) a pris l’initiative de faire plus de plaidoyers pour la prise en charge de ce type de cancer

Dans une conférence de presse animée mardi le 31 mars 2020, Donavine Uwimana, directrice exécutive de ce centre a annoncé les résultats du dépistage du cancer du col de l’utérus effectué en 2019 qui montrent que ce cancer est une réalité au Burundi. Sur 537 femmes dépistées en 2019, 25 présentaient des lésions précancéreuses, soit 4,65 %. Ces résultats proviennent d’un programme de dépistage du cancer du col de l’utérus initié par  l’ABUBEF  au niveau de toutes ses zones d’intervention depuis 2013.

L’infection virale sexuellement transmissible infecte le col de l’utérus de manière permanente et durable. Au fil des ans, elle provoque des lésions précancéreuses. La transformation des lésions précancéreuses en cancer prend plusieurs années (parfois plus de dix ans) ; d’où l’importance de réaliser un dépistage précoce. « Plus une anomalie est détectée tôt, mieux elle se soigne ».

Dr Donavine Uwimana, directrice de l’ABUBEF : « Si le cancer du col de l’utérus peut être évité par le dépistage, le cancer avéré est plus difficile à traiter et, dans la plupart des cas, finit par tuer la femme»

Lors d’une campagne de dépistage gratuit organisée par l’ABUBEF en date du 18 au 20 mars, sur 162 femmes dépistées, une avait des lésions précancéreuses qui ont été traitées et une autre avait des lésions suspectes du cancer du col de l’utérus. Cette campagne avait été organisée pour attirer l’attention du gouvernement et de ses partenaires sur la nécessité de renforcer les politiques et de mettre en place des programmes de santé de la reproduction inclusifs intégrant la prévention et la prise en charge des cancers gynécologiques.

Le dépistage, la meilleure riposte

La directrice de l’ABUBEF interpelle les femmes âgées de 25 à 50 ans à faire un dépistage régulier sans attendre qu’il y ait des signes avant-coureurs. Certaines femmes décident de consulter les agents de santé lorsqu’elles remarquent les premiers symptômes comme des saignements ou des douleurs lors de leurs relations sexuelles. « Pourtant le but du dépistage est de repérer les transformations anormales au niveau du col de l’utérus et de les traiter avant qu’elles ne deviennent cancéreuses. Cela permet de prévenir l’apparition d’un cancer ».

Et de renchérir que le dépistage des lésions est le meilleur moyen de lutter contre le cancer du col de l’utérus, surtout dans les pays comme le Burundi où la vaccination et les moyens de prise en charge sont limités. « Si le cancer du col de l’utérus peut être évité par le dépistage, le cancer avéré est plus difficile à traiter et, dans la plupart des cas, finit par tuer la femme».

Dr Uwimana appelle le gouvernement et ses partenaires à instaurer des politiques de prévention et de prise en charge de ce cancer afin que toutes les femmes puissent se faire dépister. Elle attire l’attention du gouvernement et de ses partenaires sur la nécessité de renforcer les politiques de santé intégrant la prévention et la prise en charge des cancers gynécologiques. « Le cancer du col de l’utérus est le cancer le plus évitable par un dépistage précoce des lésions précancéreuses. Toutes les femmes du Burundi devraient avoir accès à ce dépistage ».

A propos de l'auteur

Chanelle Irabaruta.

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