Edition Spéciale Environnement

Catastrophes naturelles : Les dégâts sont alarmants

Le Burundi fait face à de nombreux risques de catastrophes qui sont entre autres  les conflits sociaux, les inondations, les vents violents, les glissements de terrain et les incendies. Les risques de catastrophes climatiques sont de quatre ordres. Ce sont notamment la sécheresse, les pluies diluviennes, les inondations et les chutes de grêle, les températures excessives, les éclairs, les tonnerres et les foudres. Malheureusement, la carte des risques de catastrophes n’est pas encore conçue. Et les dégâts causés par les catastrophes ne cessent de se faire sentir.

Antoine Ntemako, Directeur Général de la Protection Civile et président de la Plateforme Nationale de Prévention des Risques et de Gestion des Catastrophes: « les pluies torrentielles et diluviennes ont entrainé depuis le mois de janvier 2018 des inondations dont les effets se sont particulièrement ressentis dans la plaine de l’Imbo et dans les grands marais des dépressions de Kumoso et de Bugesera»

«Les risques majeurs de catastrophes auxquels le Burundi fait face sont les inondations, les vents violents, les glissements de terrain et les incendies», indique Vénérand Nzigamasabo, directeur des programmes à la Croix Rouge du Burundi. Selon lui, les risques de catastrophes climatiques sont de quatre ordres. C’est entre autres le déficit pluviométrique (sécheresse), l’excès pluviométrique (pluies diluviennes, les inondations et les chutes de grêle), les températures excessives,  les éclairs, les tonnerres et les foudres. Et Nzigamasabo d’ajouter les infections causées par les parasites (les phytopathologies et les zoopathologies). C’est entre autres la chenille légionnaire d’automne et la mosaïque de manioc.

Seulement 4 dollars sont investis dans la prévention

Malheureusement, Nzigamasabo s’inquiète que sur 100 dollars alloués à la réduction des risques de catastrophes, 4 dollars sont investis dans la prévention contre 96 investis dans la réponse.

Selon Antoine Ntemako, Directeur Général de la Protection Civile et président de la Plateforme Nationale de Prévention des Risques et de Gestion des Catastrophes, les pluies torrentielles et diluviennes  ont entrainé depuis le mois de janvier 2018 des inondations dont les effets se sont particulièrement ressentis dans la plaine de l’Imbo et dans les grands marais des dépressions de la Kumoso et de Bugesera.

Les dégâts enregistrés

Pas mal de dégâts ont été enregistrés. Ce sont entre autres 32 décès, 93 blessés, 12 317 ménages affectés, 2546 maisons d’habitations détruites, 13 488 ha de champs de cultures endommagés, 250 tombes détruites au cimetière de Mpanda ainsi qu’un nombre important d’infrastructures affectées. Par réduction des risques de catastrophes, on entend la réduction de l’intensité des catastrophes, l’apport d’une protection et la proposition d’une réponse aux facteurs  d’exposition des populations  aux catastrophes. C’est protéger les vies humaines et les biens des communautés.

Les défis rencontrés 

Selon Ntemako, on ne dispose pas de cartographie des risques de catastrophes et d’une base de données sur les catastrophes. De plus, il n’y a pas au Burundi une législation en matière de la réduction des risques de catastrophes. Tout ce qu’on fait n’a pas de référence quelconque au niveau de la loi.  Selon ce haut cadre de la Police Nationale du Burundi, ce secteur n’a même pas de son propre fonds propres pour  travailler avec efficacité. Il n’y a pas de camions anti- incendie à échelle suffisants pour mener des interventions efficaces lorsque les incendies surviennent. De surcroît, on a besoin de motopompes pour l’évacuation des eaux et d’engins spécialisés pour le déblayage en cas d’effondrement des maisons.   

Tableau récapitulatif des dégâts

Province

Catastrophes

Maisons détruites

Infrastructures détruites

Champs             endommagés

Décès

Blessés

Ménages affectés

Tombes détruites au cimetière de Mpanda

Bubanza

Pluies torrentielles

454

25

466 ha

8

84

250

Noyade

1

1

Bujumbura-Mairie

Pluies torrentielles et glissement de terrain

334

14

120

Noyade

1

1

Bujumbura

Pluies et vents          violents

1320

1

950 ha

1

1

3113

Glissements de Terrain

32

Bururi

Foudre

2

Noyade

1

1

Pluies torrentielles

4

8

3 ha

20

Cankuzo

Pluies et vents violents

21

3

297 ha

404

Cibitoke

Pluies torrentielles

37

1

50 ha

4

180

Gitega

Pluies torrentielles

53

2

5 ha

1

3

52

Kayanza

Foudre

3

4

3

Pluies torrentielles

5

66 ha

271

Kirundo

Pluies torrentielles

267 ha

1 024

Noyade

1

1

Makamba

Pluies torrentielles

2

Muramvya

Pluies torrentielles

4

1

1

15

Karusi

Pluies et vents violents

2

260 ha

2

Muyinga

Pluies torrentielles

117

1

2 ha

117

Mwaro

Pluies torrentielles

29

4

29

Ngozi

Pluies torrentielles

23

1

9861 ha

1

4 154

Noyade

2

2

Rumonge

Foudre

3

Pluies torrentielles

10

4

5 ha

10

Rutana

Pluies torrentielles

91

644 ha

6

1 893

Ruyigi

Pluies torrentielles et grêles

10

6

612 ha

572

Noyade

1

1

1

Total

2546

59

13 488

32

93

12.317

250

Ntemako indique que la réduction des risques de catastrophes s’applique sur tous les secteurs de la vie du pays : la sécurité alimentaire, la santé, l’eau, l’hygiène et l’assainissement ainsi que le logement.

Par rapport à tous ces secteurs, il  souligne que le gouvernement doit se préparer en conséquence en mettant en place des plans d’urgence pour la réponse.

Signalons à toutes fins utiles qu’il faut investir dans la réduction des risques de catastrophes, car cela nous épargne d’autres investissements très coûteux.

A propos de l'auteur

Jean Marie Vianney Niyongabo.

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