Sport

Chronique CAN 2019 : L’Algérie au sommet du football africain

La 32ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations de 2019 (CAN 2019) est terminée. Les Fenecs d’Algérie ont usé de toute leur malice pour esquiver les griffes des Lions de la Teranga du Sénégal. Burundi Eco revient sur les faits marquants de cette compétition qui vient de tirer les rideaux

Conservant le but chanceux qui a été obtenu grâce quand même à la fougue de leur attaquant Baghdad Bounedjah, les Algériens donnaient l’impression d’attirer les Sénégalais dans les petits espaces pour mieux les contrôler

Après une disette de plus de 29 ans, les Fenecs d’Algérie remportent haut la main la CAN 2019. Le 1er et dernier sacre des Fenecs en CAN remontait à 1990. Malgré une domination stérile et presqu’ininterrompue  des Sénégalais, les Algériens ont maintenu la tête hors de l’eau. Ils ont contenu tant bien que mal les assauts répétés des Lions de la Teranga. C’est vrai que le moral de ces derniers a pris un coup quand ils ont encaissé un but ubuesque et prématuré à la 2ème minute de jeu. Cueillis à froid, ils ont mis longtemps à réagir et quand ils  ont décidé de mettre les bouchées doubles, les Fenecs se sont vite repliés dans leur moitié de terrain et y ont érigé un mur défensif sur lequel les Lions du Sénégal se sont cassé les dents et les griffes. 

A défaut de bien jouer, les Fenecs ont cadenassé le match

Plus coriaces et robustes en défense, les Fenecs ont tout verrouillé sur le terrain. Laissant l’initiative de jeu à l’adversaire, ils se sont employés à faire déjouer les Sénégalais pour mieux les contrer ensuite. Ils les ont laissé dépenser l’énergie en quadrillant le terrain pour les repousser au dernier moment. Conservant le but chanceux qui a été obtenu grâce quand même à la fougue de leur attaquant Baghdad Bounedjah, les Algériens donnaient l’impression d’attirer les Sénégalais dans les petits espaces pour mieux les contrôler. Ces derniers continueront à y croire  jusqu’au bout, même après le penalty accordé puis retiré par l’arbitre aux Lions de la Teranga après consultation de la VAR. Les changements opérés par Aliou Cissé, le coach sénégalais n’y changeront rien.    Le mur défensif algérien restera infranchissable jusqu’à la fin du match. 

Une compétition qui avait bien commencé

C’est l’Egypte, le pays organisateur qui avait ouvert le bal en battant le Zimbabwe sur un score de 1 but à 0. Cette courte victoire étriquée de l’Egypte, considérée alors comme l’ultra favori, avait laissé perplexe les amateurs du ballon rond qui avaient peut-être surestimé le niveau des Pharaons, l’équipe nationale égyptienne. La suite est que l’Egypte finira par se faire éliminer en 8èmes de finale par la modeste équipe d’Afrique du Sud, les Bafana Bafana, laissant tout un peuple en désarroi. 

Comme sous l’effet domino, les cadors continentaux continueront à tomber

L’Egypte n’a pas été le seul favori à tomber à l’aurore de la CAN 2019. D’autres cadors du football africain se sont effondrés comme un château de cartes. Tour à tour, la RDC, la Côte d’Ivoire, le Malin, etc. seront boutés dehors. On ne passera pas sous silence le cas du tenant du titre, en l’occurrence le Cameroun qui n’est même pas arrivé en quarts de finale. Lui au moins a eu le mérite d’être  éliminé par un autre géant du  football africain, à savoir : le Nigéria. A son actif on notera également le fait d’avoir tout essayé pour dompter les Super Eagles dans un match fou et plein de rebondissements. Il finira tout de même par s’incliner sur un score de  2 buts à 3 pour le Nigéria.

Les petits poucets ont mordu la poussière

Certains novices qui faisaient leurs premiers pas à la CAN ont vite déchanté. Eux qui ont peut-être profité de l’élargissement de la CAN à 24 équipes (contre 16 équipes auparavent) n’ont pas pu passer le 1er tour. Il s’agit du Burundi qui a quitté la compétition  avec un décevant zéro but zéro point. On peut citer aussi  la Mauritanie qui n’a pas pu atteindre les 8èmes  de finale. 

L’odyssée d’une novice

S’il y a un fait ayant marqué la CAN 2019 qu’il faut retenir, c’est bel et bien le parcours exceptionnel des Barea de Madagascar. Cette équipe faisait partie des novices au même titre que le Burundi et la Mauritanie.   Pourtant, elle étonnera beaucoup les amateurs du ballon rond par son audace et sa pugnacité. Quand elle a fait match nul avec la Guinée, tout le monde pensait à un coup de chance. Elle battra successivement le Burundi puis le Nigéria pour se hisser à la tête de son groupe, synonyme de sa qualification pour les 8èmes de finale. Ensuite, à la grande surprise de tout le monde, il éliminera les Léopards de la RDC pour s’ouvrir les portes des quarts de finale. Ce sont les Aigles de Carthage de Tunisie qui mettront fin au rêve fou des Malgaches. Un parcours plus qu’honorable pour les Barea de Madagascar, patrie de Ahmad Ahmad, le président de la CAF.    

Les récompenses  collectives

Les rideaux sont tombés sur la CAN 2019. Si elle a été très intéressante sur l’aspect sportif, elle ne l’est pas moins sur son aspect financier. Un pactole plus ou moins consistant a été attribué à chaque équipe selon le niveau de la compétition qu’elle a atteint. L’Algérie, le vainqueur a eu 4 millions USD en plus de la coupe alors que le Sénégal, le malheureux finaliste est rentré avec 2 millions USD. Le Nigéria et la Tunisie, respectivement 3ème  et 4ème ont eu chacun 1,5 millions USD. Les équipes qui ont atteint les quarts de finale ont eu 800 mille USD chacune tandis que les celle qui sont arrivées en 8èmes de finale ont eu  chacune 700 mille USD. Les Intamba Murugamba du Burundi tout comme les autres équipes qui n’ont pas franchi le cap du premier tour ont eu chacune 500 mille USD

Les récompenses individuelles 

L’Algérien Ismael Bennacer a été nominé meilleur joueur de la CAN 2019 tandis son compatriote Rais M’Bholi a eu le trophée du meilleur gardien de but du tournoi.  Quant au Nigérian Odion Ighalo, il a été sacré meilleur buteur de la compétition avec 5 réalisations à son actif. 

A propos de l'auteur

Parfait Nzeyimana.

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur.
La rédaction se réserve le droit de ne pas publier les commentaires enfreignant ces règles et les règles de bonne conduite.

éditorial

« Amstel Bright » inonde le marché

« Amstel Bright » inonde le marché

Après l’Amstel Beer disponible en formats 65 cl et 50 cl, voici le nouveau venu : l’Amstel Bright, présenté dans une même bouteille d’emballage, qui désaltère les gorges sèches des amateurs de la sainte mousse. Du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est du pays, dans une carence ennuyeuse de la première saveur (Amstel Beer), la deuxième saveur (Amstel Bright) n’arrive pas toujours à consoler les âmes assoiffées, selon certains consommateurs conservateurs.

    Abonnez-vous à notre bulletin

    Journal n° 654

    Dossiers Pédagogiques

    Facebook

  • éditorial

    « Amstel Bright » inonde le marché

    « Amstel Bright » inonde le marché

    Après l’Amstel Beer disponible en formats 65 cl et 50 cl, voici le nouveau venu : l’Amstel Bright, présenté dans une même bouteille d’emballage, qui désaltère les gorges sèches des amateurs de la sainte mousse. Du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est du pays, dans une carence ennuyeuse de la première saveur (Amstel Beer), la deuxième saveur (Amstel Bright) n’arrive pas toujours à consoler les âmes assoiffées, selon certains consommateurs conservateurs.
  • Journal n° 654

  • Dossiers Pédagogiques