Environnement

COMIFAC : Les moyens financiers lui font défaut

L’insuffisance des moyens financiers  fait partie des défis majeurs auxquels la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC) est confrontée pour accomplir sa mission   

Le COMIFAC est actuellement présidé par le Burundi via le ministère en charge de l’environnement

La COMIFAC est confrontée à certains couacs dans l’accomplissement de sa mission, a précisé jules DORET NDONGO, ministre des Forêts et de la Faune au Cameroun et président sortant de la COMIFAC. C’était vendredi le 17 mars 2023 lors de la 11ème session ordinaire du conseil des ministres de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC). Parmi ces couacs figurent entre autres la pandémie de Covid-19 et l’insuffisance des moyens financiers.

Sanctus Niragira, ministre de l’Environnement, de l’agriculture et de l’Elevage n’y est pas allé  par quatre chemins.  «La COMIFAC fait face aux défis de mise en œuvre du plan de convergence», argue- t- il.

Pour le ministre Niragira, la COMIFAC devrait être une organisation forte, soutenue et capable d’apporter des solutions  à ses défis.

De surcroît, Niragira indique qu’elle doit être renforcée pour disposer des structures lui permettant de mobiliser les financements internationaux et de la rendre ainsi plus efficace quant à la mise en œuvre de ses actions en faveur de la gestion durable des forêts.

Les pays membres  doivent aussi honorer leurs engagements et l’équité dans le partage des retombées. Ce qui doit être une pierre angulaire dans l’architecture de la COMIFAC.

Malgré ces défis, Gervais Ndirakobuca, Premier ministre de la République du Burundi a fait savoir que la COMIFAC est à l’œuvre dans le renforcement de la visibilité de ses actions en ce qui concerne la conservation de la biodiversité et la lutte contre les changements climatiques. «Pas mal de réunions ont été organisées. Certains textes régissant cette organisation ont été mis en place pour la bonne marche des activités», souligne-t- il.

Quid des actions réalisées par le Burundi pour préserver l’environnement ?

Pour le cas du Burundi, le programme national de reboisement Ewe Burundi Urambaye a été mis en place.  Il ajoute aussi la politique sur les changements climatiques et sa stratégie de mise en œuvre ainsi que le plan national pour le développement du Burundi 2018-2027 avec un axe centré sur la préservation et la restauration de l’écosystème terrestre.

De plus, le pays s’est fixé comme objectif de reboiser plus de 54 000 ha sur 10 ans.  Et d’ajouter le développement de la filière bambou  en plantant 250 ha par an pour protéger les berges des rivières.

Le pays compte aussi réhabiliter 36 000 ha des milieux dégradés dans le bassin du Congo et le Bugesera. «Nous sommes aussi de promouvoir et de vulgariser l’utilisation des foyers améliorés pour réduire les quantités de bois de chauffage et de charbon de bois utilisées par les ménages», confie- t- il. La protection des bassins versants est en cours, laisse entendre Ndirakobuca.

 Pourquoi la COMIFAC ?

Ndirakobuca a signalé que la COMIFAC est née de la ferme volonté des Etats d’Afrique Centrale pour préserver et protéger leurs forêts. C’était dans une réunion tenue à Yaoundé au mois de mars 1999. L’objectif était de promouvoir la gestion durable des écosystèmes du Bassin du Congo qui absorbe par environ 1,1 milliard de tonnes de gaz carbonique dans l’atmosphère, soit environ 4% des émissions mondiales. Ce qui fait que l’Afrique centrale reste l’une des régions qui absorbe plus de carbone.

Notons que la COMIFAC est actuellement présidée par le Burundi via le ministère en charge de l’environnement.

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A propos de l'auteur

Jean Marie Vianney Niyongabo.

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