Le football, le sport le plus populaire du monde pratiqué depuis quelques siècles s’est organisé et structuré avec le temps. De la FIFA à la petite association communale, rien n’a été laissé au hasard. N’hésitant pas à heurter la volonté des dirigeants nationaux qui veulent s’immiscer dans l’organisation du football, la FIFA qui, soit-dite en passant est une organisation privée, a su se construire une réputation en matière de gouvernance malgré quelques esclandres qui ont marqué le monde du football

La FIFA a été fondée le 21 mai 1904 à Paris. Elle a pour vocation de gérer et de développer le football dans le monde. Au 13 mai 2016, elle comptait 211 associations nationales affiliées à travers le monde. Elle est subdivisée en 6 confédérations continentales (l’AFC pour l’Asie, l’UEFA pour l’Europe, la CAF pour l’Afrique, la CONMEBOL pour l’Amérique du Sud, l’OFC pour l’Océanie, la CONCACAF pour l’Amérique du Nord, l’Amérique Centrale et les Caraïbes) auxquelles les associations nationales doivent adhérer avant d’être affiliées à la FIFA. Mais il n’y a pas à proprement parler de hiérarchie, car les confédérations continentales et les fédérations nationales gardent une certaine souveraineté en ce qui concerne l’organisation interne du football.
Comment fonctionne l’organisation faîtière du football ?
Les décisions stratégiques sont prises par le Comité Exécutif de la FIFA chapeauté par son Président. Cet organe est composé des représentants de toutes les confédérations qui bénéficient ainsi d’une influence directe sur la procédure décisionnelle, conformément aux statuts de cette instance. L’exécutif se fonde à cet égard sur les conclusions des quelque 22 commissions permanentes spécialisées dont les membres représentent les différentes associations et confédérations. Ils expriment leurs points de vue et délibèrent en amont. La mise en application des décisions du Congrès de la FIFA (le parlement du football mondial en quelque sorte), du Comité Exécutif et des commissions permanentes revient à l’administration de la FIFA.
La FIFA intransigeante sur les règles de jeu
Si les confédérations continentales et les fédérations nationales gardent une certaine souveraineté en ce qui concerne l’organisation interne, la situation est en revanche toute autre à propos des règles du jeu. Ici, pas de discussions et le monde entier adopte le même jour les mêmes modifications du règlement. Sur ce point, la FIFA est inflexible. Les règles du football ne sont pas édictées par la seule FIFA, mais sont discutées et votées par une vieille institution britannique nommée International Football Association Board (IFAB). La FIFA y dispose de quatre voix tandis que les fédérations d’Angleterre, d’Ecosse, du pays de Galles et d’Irlande du Nord y comptent une voix chacune.
Une organisation mondiale qui brasse des milliards
La FIFA, on l’a dit plus haut, est une organisation internationale privée. Elle n’est donc pas soumise à l’autorité d’un pays quelconque même si elle est régie par le droit helvétique, car son siège se trouve à Zurich en Suisse. Elle brasse des milliards de dollars via les droits Télé et marketing qu’elle commercialise. Cette manne sert à organiser les grands événements sportifs comme la Coupe du Monde. La FIFA redistribue aussi une partie de ses revenus aux confédérations ou aux associations pour développer le football.
Sans doute à cause des sommes colossales que brasse cette institution et malgré cette image de bonne gestionnaire dont elle veut se doter, la FIFA a été éclaboussée par des affaires de corruption et de matchs truqués. En 2015, alors qu’il venait d’être réélu au poste de président de cette institution, Sepp Blatter a été obligé de démissionner et a été suspendu pour 8 ans par le comité d’éthique de la FIFA. Cette sentence a été ramenée à 6 ans en appel. Cela illustre les difficultés qu’a connues cette instance en matière de gouvernance.
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