Cooperation

Coopération entre le Burundi et la RDC : Un nouvel accord pour booster les échanges commerciaux ?

Les représentants du peuple doutent de la mise en œuvre effective de l’accord de coopération entre la République Démocratique du Congo (RDC) et le Burundi et de l’élargissement des domaines de coopération qui date de 1980. L’Ambassadeur Albert Shingiro, ministre des Affaires Etrangères  et de la Coopération au Développement les tranquillise.

Dans une plénière  qui a eu lieu le 23 avril 2022 sur la mise à jour de l’accord de coopération entre la République Démocratique du Congo (RDC) et le Burundi et l’élargissement des domaines de coopération qui date de 1980, les représentants du peuple doutent de la mise  en œuvre effective des accords signés entre la République Démocratique du Congo et le Burundi.  Selon ces derniers, la sécurité en RDC n’est pas bonne.  De plus, la mobilité des Congolais qui entrent au Burundi n’est pas bonne, car ils paient beaucoup d’argent à l’entrée. On précise que le flux des hommes d’affaires en provenance de la RDC est de nos jours au ralenti. Certes, ils entrent au Burundi en possession des dollars mais, à leur retour, ils doivent montrer une pièce attestant le bureau de change qui a converti les devises en monnaie locale. Et  de s’inquiéter que cette contrainte les aurait poussés à se tourner vers le Rwanda. 

Les représentants du peuple doutent de la mise en œuvre effective des accords signés entre la République Démocratique du Congo et le Burundi.

Les députés s’inquiètent aussi que le pont qui relie le Sud Kivu et la province de Cibitoke a été détruit. Ce qui perturbe l’activité économique entre les ressortissants de ces deux pays.  Les habitants de Cibitoke doivent passer par la frontière de Gatumba.  De plus, il y a trop de spéculations à la frontière de Gatumba. Les Burundais empruntent des voies illégales pour faire entrer leurs produits. Et de déplorer que le pays en pâtit, car ils ne paient pas les impôts. De surcroît, on doute de la protection des investisseurs Burundais en RDC. Ce qui risque de ralentir les bonnes relations entre les investisseurs de ces deux pays.    

Le ministre tranquillise

L’ambassadeur Albert Shingiro, ministre des Affaires Etrangères  et de Coopération au Développement tranquillise les représentants du peuple.  Selon lui, les bonnes relations entre la RDC et le Burundi vont s’améliorer, car la RDC est aussi membre de l’EAC. Cela va faire que la mobilité des biens et des personnes soit bonne.  La sécurité va aussi s’améliorer. Le pas est déjà franchi, car on a insisté sur ce volet dans une réunion entre les chefs d’Etat  dans l’EAC qui a eu lieu au Kenya ces derniers jours.  Dans un communiqué issu de cette réunion, il est ressorti que les groupes rebelles seront combattus avec énergie et en synergie.  Selon toujours lui, le port qui relie la RDC (Sud Kivu) et le Burundi (Cibitoke) va être réhabilité pour faciliter les échanges commerciaux entre les deux pays.  Selon lui, ce port a été détruit, car il y avait des différends entre les deux pays.  «Nous savons que  les habitants de Cibitoke sont contraints de passer par Gatumba pour se rendre en RDC.  Donc, la réhabilitation  de ce pont est dans le cahier des charges des projets du gouvernement pour amorcer le choc», martèle-t- il.  

Le Burundi promet aussi de construire un port sec qui relie la RDC et le Burundi pour permettre aux opérateurs économiques de trouver où déposer leurs produits comme on l’a fait en Tanzanie. De plus, avec l’entrée de la RDC dans l’EAC, la fraude qui s’observe sur la frontière de Gatumba sera maîtrisée, car la mobilité des biens et des personnes est mise en avant.  Et d’ajouter qu’on s’active aussi pour construire le chemin de fer qui relie la Tanzanie, la RDC et le Burundi pour  faciliter beaucoup plus les échanges commerciaux. Avec ce chemin de fer, les produits pourront transiter par l’Océan Indien pour arriver à l’Océan atlantique.  Selon Shingiro, même le secteur de la pêche va s’améliorer. Les cas de vol des bateaux de pêche ou de tueries qui s’observent sur le Lac Tanganyika pourront être combattus.   Pour ceux qui pensent que cet accord sera noyé avec l’entrée de la RDC dans la Communauté Est-Africaine, le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération au Développement y voit plutôt un atout.       

Notons que les domaines qui seront renforcés dans cet accord entre le Burundi et la RDC sont entre autres la sécurité,  l’agriculture, le commerce et le transport.

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A propos de l'auteur

Jean Marie Vianney Niyongabo.

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Un commentaire
  • Mbilizi NAWEZA MANDUNDU dit :

    Je suis content de vous donner Mon point de vue.
    En effet, nous Les congolais les burundais nous faitent payer 15$ au Cov19 à Lors que eux ne considèrent pas que le test Cov19 pas vable.
    Tout celà j’ai douté de cet accord qui n’est pas équilibré mais si vous entrez Au Rwanda avec le test Cov19 de la Rdcongo pas question de faire un autre au Rwanda.
    Sur ce je vous prierai de d’abolir ce nouvel accord et tout le monde reste chez eux car nous Les congolais nous souffrons. Svp Je vous prie de fermer la frontière entre nous et le Burundi jusqu’à ce que on va équilibré cette dernière.Qui est ami entre Celui qui vous taxe et cela qui ne vous demande rien ?
    Bonne compréhension

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