Economie

CPP entre le Burundi et la Banque Mondiale: Les chefs de projets accusés de mauvaise performance

Le ministère des Finances et le groupe de la Banque Mondiale ont procédé à l’évaluation des réalisations dans le cadre du Partenariat Pays (CPP) entre le Burundi et la banque Mondiale jeudi le 2 mars 2023. Audace Niyonzima, le ministre en charge des finances a fait part de son insatisfaction quant au rythme de réalisation des projets. Du côté de la représentation de la Banque Mondiale, l’appui pour le Burundi est toujours assuré.

Audace Niyonzima, ministre des Finances et de la planification : « Plus on réalise les projets avec lenteur, plus on fait reculer le développement »

La Banque Mondiale soutien la croissance économique du Burundi dans des domaines diversifiés. L’action de cette institution internationale et principal partenaire financier du Burundi porte sur de nombreux secteurs, à savoir: la santé, l’éducation, l’énergie et les mines ainsi que l’environnement et l’agriculture. Mme Hawa Cissé Wagué, représentante de la Banque Mondiale au Burundi a souligné que le manque de connaissances techniques constitue aussi un défi sérieux que la BM doit aider le pays à relever. D’autres secteurs importants de la croissance économique comme la bonne gouvernance et le transport sont également soutenus. Pour la représentante de la Banque mondiale au Burundi, il est important de se demander les résultats atteints sur une période de 3 ans. Elle a notamment insisté sur la nécessité de revisiter le portefeuille du plan d’action du CPP. « Pour nous, un indicateur qui n’est pas atteint est une occasion ratée pour impacter la vie des nécessiteux », a-t-il rappelé.

Les performances réalisées par les exécutants des divers projets ne sont malheureusement pas satisfaisantes. Sur les six projets prévus dans le partenariat, deux seulement ont été réalisés sur une période de 3,5 années de mise en œuvre. Il y a eu des progrès pour trois autres alors que le projet relatif à l’énergie n’a pas connu d’avancées notables.

Le ministre des Finances hausse le ton

Dans son mot d’ouverture, le ministre des Finances s’est montré non satisfait de l’état d’avancement des différents projets. « Nous sommes réunis ici en tant que principaux acteurs du développement du pays. Le top du capital humain du pays est ici. On doit d’abord renforcer le capital humain qui est ici parce que c’est nous qui devons remorquer le reste », a souligné Audace Niyonzima, ministre des Finances et de la Planification.  Il a également rappelé aux ministres et aux hauts responsables des projets financés par la Banque Mondiale que les projets financés par la BM appartiennent à l’Etat. Il est notamment revenu sur le projet (Soleil) qui a été le plus mal côté. Ce projet affiche une performance très faible avec seulement 3% de décaissement de fonds sur une période allant de juillet 2022 à février 2023. « Sachez que vous serez évalués annuellement », a lancé le ministre Niyonzima à l’endroit des chefs de projets.

Le ministre chargé des questions de finance et de planification a mentionné en passant certaines des raisons du retard enregistré dans la mise en œuvre des projets. Il soulignera notamment les défis liés à la lenteur observée au niveau du recrutement. Les chefs de projets doivent savoir que le recrutement ne doit plus retarder la mise en œuvre des projets. «Le recrutement ne doit plus se baser que sur les compétences et les performances et pas sur d’autres considérations ». Il a également indiqué que certains gestionnaires des projets ne savent pas que les projets du gouvernement sont exonérés par la loi et que de ce fait la demande d’exonération est une perte de temps. Niyonzima a appelé les ministres sectoriels à mettre un accent particulier sur l’exécution des projets.

Sur 188 millions USD alloués aux projets financés par la Banque Mondiale au Burundi de juillet 2022 à juillet 2023, seul le décaissement de 60 millions USD a été effectué jusqu’en février 2023. Ce qui revient à un taux d’exécution de 36,17%.

A propos de l'auteur

Jonathan Ndikumana.

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