Société

Les décisions arbitraires comme vecteurs de messages de haine

Les décideurs sont parfois amenés à recourir aux décisions arbitraires sur fond d’un discours pour relever un défi quelconque. Mais, Jean Bosco Harerimana, expert en justice transitionnelle avertit. Ce genre de décisions arbitraires peut réveiller les vieux démons des crises du passé et Harerimana conseille les parties impliquées à s’armer de beaucoup plus de précautions.

Jean Bosco Harerimana, expert en justice transitionnelle:« Cela peut réveiller les vieux démons et renvoyer au passé, à des références à ce conflit violent et quelquefois même s’il y a escalade, animer un discours de haine contre une certaine catégorie ethnique, géographique, etc… ».

L’expert explique que la plupart des discours qui prônent la prise des décisions arbitraires dans une communauté proviennent d’un souci de résoudre un problème, surtout dans un contexte comme celui du Burundi qui a été secoué par une longue période de conflit violent. Et donc souvent, les uns et les autres interprètent cela comme une stratégie ou une tactique de résolution facile d’un différend ou d’un conflit. Ce qui débouche sur des pratiques qui sont contraires à la loi.

Cet expert fait savoir également que dans les pays post-conflit, ce genre de discours peut engendrer des conséquences négatives entre les membres de différents groupes.

« Cela peut réveiller les vieux démons et renvoyer au passé, à des références à ce conflit violent et quelquefois même s’il y a escalade, animer un discours de haine contre une catégorie ethnique, géographique, etc, quitte à perturber la quiétude et la paix sociale ».

L’utilisation de ce genre de discours et la prolifération des messages de haine ont un lien

Harerimana fait savoir que les discours arbitraires peuvent être à l’origine de la prolifération des messages de haine, surtout lorsque ce discours est prononcé ou utilisé par des personnes d’un niveau de leadership. « Si cela devient une pratique, quelque chose d’intériorisé dans les communautés, rien n’empêchera qu’il y ait usage des messages de haine sur base de contentieux historiques avec référence aux différents épisodes de crises et quelquefois avec une discrimination fondée sur les origines ethniques et autres qui peuvent avoir de graves conséquences sur la démarche de consolidation de la paix, sur la démarche de renforcement de la cohésion sociale dans une société post-conflit », martèle-t-il.

Pour cela, l’expert conseille aux auteurs de ces discours de surveiller la manière de prendre des décisions de façon à éviter les conséquences qu’ils puissent engendrer. « Les auteurs de ces discours arbitraires devraient savoir que ce genre discours est très mauvais. Même s’il apparait quelquefois comme une possibilité de se défaire d’un problème, il ne résout rien et cause par contre plus de mal que de bien », indique-t-il. Cela ne se vérifie non seulement pour les auteurs, mais aussi pour les récepteurs. Il dissuade :« Ceux-ci devraient savoir que ce genre de discours n’est pas normal. Ce qui l’est c’est plutôt un discours qui renforce la paix sociale, la cohésion sociale, la quiétude dans la société où l’on vit ».

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A propos de l'auteur

Dona Fabiola Ruzagiriza.

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